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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:24

ecole.jpg

 

 

Il faut d'abord que je te dise que l'école Française républicaine, laïque, publique, gratuite et obligatoire, je l'aime.


Je sais qu'elle est une chance inouïe que beaucoup n'ont pas.

Je l'aime tant que j'y travaille, d'ailleurs.

J'aime à me voir comme une héritière des "petits soldats de la République" même si mon dévouement ne doit pas approcher le millième du leur.

 

Je lis et j'entends beaucoup de critiques sur l'école.

Beaucoup lui reprochent d'imposer une "normalité", de définir des cases dans lesquelles nos enfants doivent renter sous peine de tomber dans la spirale de l'échec scolaire.

De négliger les spécificités de chacun.

De laisser de côté ceux qui ne peuvent pas suivre, ceux qui sont plus lents, ceux qui ont des difficultés de concentration, etc...

 

On lui reproche de stigmatiser ces enfants.

 

On lui reproche aussi de ne pas intégrer les principes éducatifs présentés comme miraculeux, de Freinet à Montessori, Steiner et autres merveilleux penseurs et  pédagogues.

 

Nombreux sont les parents qui, alors même que leur enfant n'est même pas encore scolarisé, ont peur de l'école publique pour ces raisons et pensent directement aux écoles privées faisant miroiter un plus grand épanouissement des enfants, une meilleure prise en charge des différences de progression de chacun, de la pédagogie adaptée à gogo.

 

Sans parler de ceux qui ont des enfants ayant déjà quelques difficultés à l'école.

Ceux-là voient ces nouvelles écoles basées sur des pédagogies dites alternatives comme le Saint Graal de l'éducation, la terre promise, la solution suprême.

 

Tu vas me maudire, parent concerné, vilipendeur de l'école publique. Mais au risque de te plonger dans une profonde dépression, je vais te dire ce que j'en pense: la solution suprême n'existe pas, pas plus que l'école parfaite.

 

Enseignante, fille d'enseignants, femme d'enseignant, amie d'enseignants, j'en ai vu passer, des gosses "peu adaptés" à notre système scolaire. Eh bien je te garantis qu'une grande majorité d'entre eux est inadapté à TOUT système scolaire. Parce que leur problème, ou leurs problèmes, dépasse de très loin le cadre scolaire. Leurs problèmes, ils les ont aussi en dehors: à la maison, dans la vie sociale, chez les grands-parents...

Je peux aussi te dire que des gamins biens dans leurs baskets ET en échec scolaire, j'en ai vu peu. Voire pas.

Conséquence, hurle la foule.

Et si c'était cause, plutôt?

Ou un peu des deux?

Je ne sais pas, hein, je m'interroge...

 

Ensuite, avant de hurler haro sur l'école comme cause de tous les malaises scolaires, il serait bon de vérifier, gens avisés.

Non, l'école publique ne rejette pas les pédagogies alternatives.

J'ai moi-même suivi un module Montessori pendant ma formation (j'ai d'ailleurs adoré, quelle bouffée d'oxygène!).

En maternelle notamment, beaucoup d'activités sont basées sur les même schémas pédagogiques. Parce que de toutes façons, ce serait tendu de faire du cours magistral à 3 ans, hein...

 

Ensuite, de plus en plus, les enseignants sont formés et incités à différencier la pédagogie pour toucher le plus grand nombre d'élèves possible.

Et ce n'est pas d'hier! Ma formation date d'il y a douze ans, et je devais lire "pédagogie différenciée" dans à peu près tous mes cours d'IUFM...

Biens sûr, c'est aussi au bon vouloir de chaque enseignant. Bien sûr, il y a des profs et des instits plus ou moins "bons", comme dans tous les corps de métier. Bien sûr, selon sur qui ton enfant tombera, il sera plus ou moins bien suivi personnellement.

Bien sûr!


Mais le plus grand nombre cherche a voir de bons cours, de bonnes activités, à avoir des classes calmes et au travail, à avoir des élèves en réussite. Ne serait-ce que d'un point de vue personnel.

Alors ils cherchent, essayent, expérimentent, se forment...et ne retiennent que ce qui est efficace. Le travail de groupe, l'éducation sensorielle, le développement de l'autonomie, l'auto-correction, l'entraide entre élèves....ne serait-ce pas des bases de la pédagogie Montessori, par exemple? Eh bien je te garantis que les mêmes concepts sont employés pour la formation des enseignants de l'école publique! Et si tu lis les circulaires de mission des profs, tu les retrouveras toutes les deux lignes.

 

Où est-ce que le bât peut blesser?

Dans les effectifs.

Oui, parce que faire de la pédagogie différenciée avec des classes hétérogènes à 30...

 

L'école publique est conçue pour accueillir le plus grand nombre. C'est sa beauté et sa faiblesse. Elle n'est pas parfaite. Aucune école ne l'est. Elle ne le sera jamais.

Mais on peut l'améliorer.

Et ça ne peut pas se faire en la fuyant pour mettre ses enfants dans le privé, aussi performant et coûteux soit-il, ou te promet-il d'être. Parce les écoles qui font miroiter l'épanouissement de TOUS les enfants sont des menteuses.

Parce que payer cher n'est pas un gage de qualité et encore moins de bonheur.

 

Parce que finalement, beaucoup d'enfant y sont bien, dans nos écoles. Parfois il y a des phases difficiles, des rendez vous manqués, mais souvent tout se règle avec un bon travail d'équipe, une communication et un maillage enseignants-parents. Et puis souvent, juste avec du temps...

 

Certains sont laissés pour compte à l'école, mis dans  des cases? Ne le seraient-ils pas ailleurs?

Les cases, loin d'être forcément nuisibles, permettent de mettre des mots sur les choses, et de trouver aussi des solutions.


Quand on est malade, on préfère en général trouver le diagnostic pour établir un traitement, n'est-ce pas? Et pourtant on n'accuse pas nos médecins de nous fourrer dans des cases réductrices?


Avant de se tourner vers des écoles alternatives privées, fort chères, il serait bon d'être VRAIMENT sûr que le problème de l'enfant vient de l'école publique et serait mieux pris en charge ailleurs...et ça, je te parie mes bottes que ce n'est pas gagné!

 

Ensuite, attention à ne pas jouer le jeu de certains partis qui voudraient, à l'instar de beaucoup d'autres pays, une école à deux vitesse: une école publique plus que médiocre pour les "pauvres", une école privée de qualité et avec des effectifs réduits pour ceux qui peuvent se l'offrir.

Ce serait jouer le clivage des classes sociales voulu par les élites, qui veulent rester "entre-soi" et rendre impossible l'incroyable fonction d'ascenseur social que peut être notre école publique.

 

Pour finir, je dirais aussi que ce n'est pas l'école qui met les enfants dans des cases en ne respectant pas leurs différences. C'est la vie en société en général. Crois-tu qu'un patron va s'embarrasser de ce genre de préoccupations pour faire tourner son entreprise?

 

"Attention, lui est un lève tard, je ne vais pas le pénaliser parce qu'il n'est pas productif le matin."


"Oh, elle n'est pas douée en orthographe, sans doute a t'elle des talents artistiques, je ne vais pas lui demander de taper mes rapports".


"Celui-ci a une concentration assez limitée. Je ne vais pas lui en vouloir de bailler aux corneilles au bout d'un quart d'heure de réunion avec les actionnaires."

 

Allons donc....

 

La norme, le moule...ce n'est pas que l'école qui te demande de rentrer dedans. C'est le monde du travail, et le monde tout court.


 

Plutôt que de la critiquer et de la fuir, notre école, on pourrait se bagarrer pour l'améliorer, non?

 

 

pavédanslamare

 

 

 

 

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commentaires

Piou 03/12/2013 10:16


Bon ok, j'arrive sur ce post comme un cheveu sur la soupe avec beaucoup de retard, mais je viens seulement de le découvrir et j'avais envi de réagir. J'espère que tu ne m'en veux pas ?


Alors je vais peut être te choquer, mais j'ai fait parti, pendant 3 ans, de ces parents qui pensent que l'école normalise nos enfants et les range dans des cases. Quand j'ai inscrit Prem's en
première année de maternelle, j'ai dû faire face aux sacrées "cases" et autres tableaux de statistiques : votre fille est née telle année, donc elle doit aller dans telle classe!! J'ai tenté de
leur expliquer qu'elle risquait de s'ennuyer mais non. Je comprends que l'école doit faire face à des parents qui surestiment leur enfant et que ces "cases" lui permettent d'imposer une
structure que les parents doivent respecter. Mais ce n'était pas mon cas. Effectivement, on parle souvent des enfants en difficulté, qu'il faut faire le maximum pour les aider.... mais
qu'est-ce-qui est fait pour ceux qui, au contraire, sont plus "doués"? Car pour ces enfants là aussi, il peut y avoir un risque d'échec scolaire! J'ai discuté, parlementé, argumenté pendant 3 ans
(appuyée par les médecins de la PMI et scolaire).... mais on ne m'a pas écouté. Et crois moi, nous avons traversé une période cauchemardesque : Prem's était mal dans sa peau (à 4 ans !!!), elle
était devenue méconnaissable (agressive, repliée sur elle-même, pas de dialogue possible....).


J'ai fini par consulté un psy qui m'a dit "votre fille ne trouve pas sa place, il y a un mal être. Il faut faire quelque chose, car malgré son potentiel elle risque de finir en échec scolaire!".
Ce genre de chose est très difficile à entendre et surtout à gérer car, justement, je ne suis pas la seule à intervenir, il y aussi l'école. Si moi je fais le nécessaire mais que l'école ne suit
pas....


Je t'avouerais même que j'ai pensé à la sortir du système scolaire, car, effectivement, l'école n'est pas obligatoire. Il a suffit d'une rencontre avec LA bonne personne,
notre déménagement qui a conduit Prem's dans une nouvelle école où le corps enseignant est génial, où ils ont su acceuillir et s'occuper de Prem's (malgré les effectifs). Elle se sent bien, elle
est épanouie et heureuse d'aller à l'école!!


Tout ça pour dire que l'école, je l'ai haïe, j'ai envisagé toutes les solutions (privé, école à la maison) parce que, justement, ma fille n'entrait dans aucune case!!


Aujourd'hui, je suis revenue sur ma position grâce à la directrice et à la maîtresse de Prem's. Elles ont su m'écouter et prendre en compte la "spécificité" de ma fille. Alors oui à l'école
publique, mais pas toutes, car comme tu l'as dit, c'est comme dans la vie, il y a des cons partout.


Excuse moi pour ce loooonnnng discours, mais quelque part, j'avais besoin de réagir, ça fait du bien de pouvoir en parler. Alors juste, merci.


 

PetitDiable 03/12/2013 14:58



Eh bien, tu vois, finalement, elle y rentre, dans les cases...tout est une question de personnes, c'est sûr!



vanessa 26/06/2013 23:16


ah soit fiere de moi (comme je suis fiére de toi ), non seulement j ai tout lu (et aimé )mais en plus je fais un commentaire ! que demander de plus

petitdiable 27/06/2013 07:57



Une semaine de vacances?



Mme E. 25/06/2013 22:16


Wow pitain si je t'avais sous le coude je t'embrasserais, tiens.


You rock.

petitdiable 26/06/2013 09:18



smack! 



Arwen 25/06/2013 18:49


que veux-tu que je dise de plus ???

petitdiable 27/06/2013 07:56







Delphine 25/06/2013 14:48


Quel excellent billet ! ce n'est pas si souvent qu'on lit quelque chose d'aussi bien écrit, profond, bien argumenté, sans haine ni volonté de polémique ou de faire de l'humour au détriment du
fond ! Bravo pour ton engagement, pour l'enthousiasme que tu ressens pour ton métier et ta capacité à le faire partager.


Je vis en Angleterre où l'enseignement est un peu différent et cela me fait réfléchir sur l'école française mais je ne pense pas que l'un soit supérieur à l'autre. Et en y réfléchissant j'ai
connu plus d'enseignants extraordinaires que de médiocres. Quant au privé, je comprends la tentation des parents mais soyons clairs, c'est juste une volonté de ségrégation sociale.

petitdiable 25/06/2013 15:48



oh oh, merci, je rougis!


Tiens tu pourrais nous faire un article sur les différences entre les deux types de scolarité?



Olivia 25/06/2013 14:02


Non mais franchement, il faut arrêter de croire que le privé est la panacée ! Il y a des tas d'excellentes écoles publiques et d'écoles privées nulle ! Rappelons que les enseignants du privé sont
souvent ceux qui n'ont pas pu réussir les concours du public... Ça part de l'idée que ce qui ne coûte rien ne vaut rien, que seul ce qu'on paie a de la valeur... pfff... primaire, ce
raisonnement, non ?

petitdiable 25/06/2013 15:48



C'est sûr...



krissdefoly 25/06/2013 13:01


J ai travaillé 10 ans ds le privé, des multinationnales, du commerce, bref, la vraie précarité.un enfant plus tard, je n ai plus peur. J ai vu les parents dont tu parles dans ces boites... Je
reprend mes etudes pour etre professeur des ecoles a la rentree.. Ca s est imposé a moi. Dns l attente de rejoindre cette nouvelle carriere, je suis heureuse d entendre quelqu un affirmer ce que
je pense de notre ecole. Merci de m avoir motivee encore plus a aider les enfants a s adapter a notre monde et en leur apprenant que c'est en connaissant le systeme et son fonctionnement que l on
s en libère ... Et je sais du coup de quoi je cause...

petitdiable 25/06/2013 15:47



Je te souhaite bonne chance dans cette nouvelle voie!



Ilse 25/06/2013 12:42


Petite parenthèse: l'école n'est pas obligatoire en France. L'instruction l'est!

petitdiable 25/06/2013 15:47



Très juste. Ne serais-tu pas instit?



Ilse 25/06/2013 12:40


Superbe billet, ça fait du bien de voir le vent souffler dans l'autre direction.
Je suis fille d'instit, ancienne instit. J'ai donné cours dans une école Montessori et j'ai mis ma fille pendant un an dans une école Montessori. Je kiffe Montessori, à fond! Mais je ne suis pas
sectaire. Montessori n'est pas adapté à tous les enfants. Je trouve ça assez ridicule de mettre les enfants à problèmes systématiquement chez Montessori. Je trouve ça ridicule de payer des sommes
exorbitantes pour mettre son enfant chez Montessori. Une école Montessori peut être une école pourrie et élitiste (tout à fait à l'encontre des débuts de Maria Montessori qui avait créé sa
pédagogie pour faire en sorte que les "pauvres" pouvaient profiter de cette pédagogie).

J'ai écrit un looooong billet sur "il n'y a pas que Montessori dans la vie". Il y a aussi Freinet, Steiner, Dalton, Iéna,... et chaqu'un de ces systèmes et aussi parfait qu'il n'est
imparfait.

Comme tu dit, le gros souci du système français et le manque d'effectif. Il est prouvé que la taille de la classe n'a pas d'impact sur la réussite scolaire. Mais à mon avis il est évident qu'un
prof pour 35 élèves dans un système qui prone une instruction généralisée & globale, ça ne sert à rien.

Je suis tout à fait de ton avis: l'école publique est une opportunité fabuleuse! Elle a des lacunes mais est-ce que mettre son enfant dans une école privée est la réelle solution pour résoudre
ces lacunes? Combien d'écoles privées n'utilisent pas la méthode globale ou ne consolident pas cet élitisme éducatif pour laquelle la France est tellement connue à l'internationale?!


Moi je fais partie de ces parents inquiets. Ma fille va entrer en CP et j'ai peur du traitement qu'elle va recevoir. Non pas parce que ses instits seraient incompétents mais parce que l'on ne
leur donne pas les moyens pour faire leur travail aussi bien qu'ils ne le pourraient. Je crois en l'école publique mais j'aimerai voir une révolution en profondeur. En utilisant des principes
révolutionnaires comme le dialogue parents/enfants/éducateurs/professeurs/politiciens (ouh la laaaaaaa!!! :p )

Voilà, tout ça pour dire que j'ai bien aimé ton billet! Des profs motivés, il n'y a que ça qui nous unira! 

petitdiable 25/06/2013 15:46



Motivés, motivés!



Babidji 25/06/2013 00:27


je t'avoue que je partage plutôt tes propos (très beau post au passage ... superbement bien étayé et argumenté) vu qu'en fin de seconde j'ai demandé à mes parents de quitter le privé pour
ré-intégrer le public. Sauf que ... parce que oui il ne faut pas se voiler la face ... j'ai intégré un putain de lycée public du quartier latin si tu vois ce que je veux dire (non pas H IV quand
même ;) ) ... tu as toi même refusé que ta fille fasse sport études l'an prochain parce que ça se passe dans un moins bon collège que celui de ta ville ... et perso je ne suis pas sure de vouloir
mettre mes filles dans le collège de Perpi auquel elles sont destinées ! Le problème c'est que le clivage existe aussi dans le public ... en gros si le collège est pblic et a bonne réputation on
les y met ... si il est mal "famé" on cherche une alternative (soit en trichant et en domiciliant son gosse sur la commune du collège qui nous intéresse ... soit en payant le prix fort et en
allant dans le privé). Par contre je partage entièrement ton avis sur la formation aux méthodes alternatives, l'implication des profs etc. et personnellement je privilégierai toujours le public
au privé mais si ça 'craint' je n'y mettrai pas mes filles ... 

petitdiable 25/06/2013 11:33



je suis 100% d'accord sur les questions de "réputation" et je suis la première à protéger mes enfants au détriment de mes principes, mais si je ne les mettrais pas dans une école publique d'un
quartier craignos du 93, je ne payerais pas Montessori parce que j'accuserais le public d'être rétrograde et d'utiliser des méthodes ineficaces "à l'ancienne".



lizathenes 24/06/2013 22:19


L"école publique est imparfaite - sans doute - mais la vie elle-même n'est pas qu'un chemin de roses alors autant l'accepter tout de suite et faie accepter cette idée par nos enfants, ensuite à
nous de nous faire entendre au travers des associations de parents d'élèves ou autres ... car l'école publique a aussi mis en place des stratégies qui permettent à chacun(e) de participer .

petitdiable 25/06/2013 11:31



exact!



Madame Moustick 24/06/2013 22:11


Je suis tout à fait d'accord : battons-nous pour notre école publique !

petitdiable 25/06/2013 11:30



aux armes, Madame Moustick !



tetedansetoiles 24/06/2013 21:36


Je te rejoins sur beaucoup de points.


Je pense que ce qui fait la différence tient pour beaucoup aux effectifs et s'il y a bien une chose qui me fait peur c'est ça.


Je me souviens encore de l'expérience d'une ancienne collègue dont l'enfant très intelligent s'ennuyait en cours. Son instit qui avait tous les autres à gérer a eu à son endroit des paroles
malheureuses parce qu'il avait du mal à tenir en place vu qu'il terminait ses exos très vite (en tout cas quand il daignait les faire). Ca l'a vraiment perturbé et il s'est mis à douter de lui et
à perdre toute confiance.


C'est plus ça qui me gêne. Des enseignants qui, surmenés, peuvent ne plus avoir la force d'avoir un comportement adapté dans des circonstances particulières...

petitdiable 25/06/2013 11:30



j'ai été un enfant doué qui s'ennuyait, je comprend tout à fait...



elodie g 24/06/2013 21:20


 ... que dire a part que je suis d accord avec toi que l ecole publique n est pas une bete noir a eradique


je connais pas les ecoles montessori et autres du meme genre


mais je dis et je le cris haut et fort (pour avoir travailler dans les deux) que publique ou privée il n y a aucune differences ... non AUCUNE


des ecoles publiques sont stric a la limites du petits soldats ; d autres sont rires toute l année ; et d autre sont un vrai sook


des ecoles privés sont dignes de l idée de l eleves en costumes qui marche en rang d oignons ; d autres sont calmes avec des rires d enfants et des mots dans les carnets ; d autre sont aussi de
vrai sook


moi mes enfants sont en public dans une ecole TRES TRES BIEN ; l année prochaine ils seront en privée dans une ecole que je connais pas car la mairie refuse que mes enfants continu leur
scolarité dans leur ecole et que la public de mon secteur ressemble a une fabrique a delinquants juvenils


c est comme tout ; il y a de tout ; chaque ecole est differentes ;-)

petitdiable 25/06/2013 11:30



Si tu veux des infos, tape "ecole alternative" sur google..



Karya 24/06/2013 20:48


Bon ben, le meilleur pavé, le meilleur billet, le meilleur ce que tu veux ! Juste merci.

petitdiable 25/06/2013 11:29



ohhh merci!!! Je suis contente que ça te plaise!!!



bigmama 24/06/2013 19:50


je suis toujours surprise quand je lis ici où là holala l'école bououuo pas bien puis on fait de la compétition puis ils sont 35 puis la maitresse puis puis puis....


pourtant j'ustilise un peu de méthode montessori à la maison je trouve ça assez acile assez sympa quand on n'est pas du millieu


loin de moi l'envie ni l'idée d'être proesseur pour mes enfants


c'est plus facile de rejetter la faute sur la société que sur soit ...

petitdiable 25/06/2013 11:29



exact!



lili 24/06/2013 19:21


que j'aime ton pavé... tellement que je vais le partager... mon fils a 4 ans et demi, en début d'année il ne savait rien faire... j'ai eu aussi peur que les parents que tu décris. il est tombée
sur une instit géniallissime.


à mon dernier entretien de fin d'année avec elle, je l'ai remrcié de l'avoir mené tout en haut de ses capacités, elle m'a dit "merci, mais vous savez, je ne suis pas seule, oui vous parents vous
aimez tombé sur des instits qui boustent vos enfants, mais il faut que l'enfant le vueille, ce qui est le cas pour votre fils, mais surtout que les parents comprennent que eux aussi ils sont un
maillon de la chaine, et vous aussi vous l'avez compris"...


 


au dela de l'école qui se doit d'apporter l'instruction, il est aussi du devoir des parents d'ouivrir l'esprit de nos enfants, de leur inculquer cette soif d'apprendre. ne reposons pas tous nos
espoirs sur l'école... attention je sais qu'en rentrant du boulot ce doit pas être simple, mais il suffit de ci de là... en balade, en voiture... pour apporter des idées, de la culture...


 


je t'ai fait un pavé, désolée!

petitdiable 25/06/2013 11:29



Heureuse qu'on soit d'accord!



Le Blog Des Petits Diables

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