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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:56

Eh oui, parce qu'un Cromignon pareil, ça se mérite.


Suite de ma série dont tu peux lire ici les épisodes 1234567, 8.


 

 

canape-chesterfield-whisky1.jpgSi tu as commencé à lire ma série, je t'ai laissé à la fin de l'épisode 8, dans ma voiture, direction l'hôpital.

Je crois que j'ai dû faire une belle chute de tension, parce que je me rappelle à peine du trajet.

A l'arrivée, je n'arrivais pas à me lever, et l'homme a été me chercher un fauteuil roulant.


Je suis passée aux urgences gynéco immédiatement. Le gynéco de garde, un vieux bonhomme très sympa, m'a aidée à me mettre sur la table. Puis, mon amie est arrivée: la sonde pelvienne!

Purée j'en ai tellement eu des echos pelviennes ces derniers temps que je pourrais me la faire toute seule!


J'ai regardé le plafond. Je ne voulais pas voir l'écran. Je me préparais à entendre que c'était fini, que la grossesse était arrêtée. Je me disais: "vas-y, annonce, je suis prête. Je serre les dents."


 

"Tout va bien, le coeur bat".


 

J'ai halluciné. Je lui ai fait répéter.

Mon bébé allait bien. Il était toujours là. Je ne l'avais pas perdu. Pas cette fois. 

 

 

Pas encore????

 

 

J'ai demandé les raisons de mes saignements. Le doc a admis que c'était peut-être un début de fausse-couche, car l'embryon s'était décroché. Il a décidé de me garder 4 jours pour voir l'évolution.


 

Je crois que c'était mieux ainsi. A la maison, je serais sans doute revenue tous les soirs à l'hosto pour voir ce qui se passait. J'aurais été morte d'angoisse. Bon, j'étais morte d'angoisse, mais au moins, j'étais sur place.


J'ai été installée dans une chambre secteur maternité.

Je me souviens avoir pleuré tant que je pouvais, et d'avoir été hyper angoissée à l'idée qu'on me mette avec une maman nouvellement accouchée, parce qu'ils m'ont baladée partout avant de me trouver une chambre.


Je me souviens de la visite de la psy de l'hosto, très gentille, et ça m'a fait plaisir que cet hosto pense à ce genre de choses.

Je lui ai dit que je pleurais malgré que mon bébé aille bien, parce que j'avais déjà beaucoup souffert, et que je préférais étaler la peine dans le temps. Je préférais être pessimiste plutôt que me faire une fausse joie, croire que tout irait bien, et désespérer si ça se passait mal.

Mauvais calcul, certes...Mais je suis comme ça.


 

Et puis, 4 jours après, je suis rentrée chez moi. Avec pour consigne de rester couchée, de ne me lever que pour aller aux toilettes et me doucher. Pas plus d'1/4 d'heure sur pieds. Plus un traitement médical pour aider l'embryon à ne pas finir de se décrocher et à bien se développer. Et ce jusqu'à 12 semaines. J'en était à 4.


 

8 semaines à rester allongée, pour une hyperactive sportive comme moi: le calvaire. 8 semaines à scruter les signes de mon corps, pour sentir si quelque chose se passait mal. 8 semaines d'angoisse, sachant qu'à tout moment tout pouvait s'arrêter, sans même que je le sache.


 

L'homme a dû se dédoubler pour tout gérer. La Pouillette a dû aider. Et j'en ai lu des livres, regardé, des films. 

Mais rien ne me distrayait de ma peur.


J'avais peur, le jour, la nuit. Tout le temps.

Couchée, je me levais pour passer du lit au canapé et inversement. J'essayais de me doucher le plus vite possible. Je me suis constipée à force de ne pas oser aller aux toilettes (un truc bien glamour que connaissent celles qui on eu un décollement pendant leur grossesse: l'embryon étant décroché, tu n'oses pas pousser!).

Je ne mangeais quasi rien tellement j'angoissais.

 

Les nausées sont arrivées, moins fortes que pour ma grossesse avec la Pouillette, ce qui ne me rassurait pas.


On est repartis aux urgences deux ou trois fois, pour d'autres saignements, pour des douleurs...chaque écho était une épreuve, à chaque fois j'attendais la mauvaise nouvelle comme un roc, et en tremblant. Je me disais que ce coup-là, si je perdais encore ce bébé, je ne trouverais peut-être pas la force de m'en remettre.

Mais à chaque fois la joie m'emplissait: bébé allait bien. Pour quelques jours, quelques heures, j'étais rassurée...

 

Au bout d'un temps qui m'a semblé infini, les 8 semaines sont passée, mon écho du 3ème mois est arrivée. Et là...


 

 

 

La suite au prochain article sur le long chemin vers le Cromignon!


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commentaires

appelezmoidoris 19/11/2012 07:16


Quel sens du teasing !!! ;-)

petitdiable 20/11/2012 08:41



 Je m'épate moi-même!



bigmama 17/11/2012 12:45


veux des épisodes plus longssssssssssssssssssssss!!!!!!!!!!!!

Rosa 16/11/2012 10:44


Je comprends ton stress et angoisses du moment!! Pas facile à vivre tout cela!


Dans une bien moindre mesure, en début de grossesse j'étais très stressée par le risque de fausse couche. Je remplacais une fille en crèche qui risquait d'en faire une (elle était aussi alitée)
et elle a fini par perdre son bébé. Toute l'équipe (qui ne sevait pas que j'étais enceinte) en parlait tout le temps, chacune approte son histoire personnelle de fausse couche. 
C'était pas facile pour moi de ne rien dire et de penser au risque de fausse couche. Et encore heureux qu'à ce moment là, je ne savais pas que j'avais un fibrome (qui est souvent source de fausse
couche et de difficulté pour avoir un enfant!)!!


J'attends la suite... ;-) 

Sylvie 16/11/2012 10:33


"étaler sa peine dans le temps"... quel long chemin :( mais on connait la fin heureuse ! Il estbien arrivé et il es  cromignon le cromignon :) !

Mère Lacunaire 16/11/2012 10:23


Oh tu es terrible là ! En même temps le suspens n'est rien par rapport à l'attente que tu as du endurer toi, à l'époque, alors relativisons ! Mais bon, si tu pouvais nous raconter la suite sans
nous faire attendre trop longtemps, ce serait chouette ;-)

Myriam 16/11/2012 09:08


Ta-daaaa !!!...  ;o)  Bizzzz. Mymy.

Séverine 16/11/2012 09:01


oh non t'es dur de d'arrêter là! bises

Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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