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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:28
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.

Brrr, on a eu froid ici cette semaine! Au début, un peu de fraîcheur et de pluie nous a fait plaisir mais maintenant on aimerait bien être l'été quand même.

Il a même neigé sur le Canigou vendredi. C'est joli et original pour un début juillet.

L'avantage de la fraîcheur c'est que je peux continuer à encartonner mon CDI sans crever de chaud. Des cartons des cartons...j'en rêve la nuit. J'ai mal partout. Déménageur, c'est un métier et clairement ce n'est pas le mien.

Il va y avoir des travaux pendant l'été, du coup tout doit être encartonné. Ca fait 2 semaines qu'on y est, ma collègue et moi, mais à 2 nanas à temps partiel on a vraiment peur de ne pas y arriver.

Et faire des cartons 8h par jour, ça crève.

 

La Pouillette a passé son brevet, on attend les résultats. On a rempli son dossier d'inscription pour le lycée. Elle est à la fois toute contente et un peu émue. Mais le must c'est qu'en seconde, elle pourra garder son portable dans les couloirs et la cour, et même y "faire des snaps". Il en faut peu pour être heureux.

 

Cromignon a eu son bulletin pour l'entrée au CP. Tout est "TB", et qu'est ce que ça fait du bien...quand tu sais ce qu'on a traversé et ce qu'on traverse encore parfois avec lui, voir qu'il est heureux et s'épanouit parfaitement à l'école c'est un immense bonheur et la confirmation qu'on est dans le vrai avec lui, en pratiquant l'éducation repectueuse non-punitive (RIE).

 

L'heure était aux spectacles de fin d'année. 2 pour Cromignon. Le premier a failli être annulé à cause de la pluie. Finalement il a eu lieu, mais dans une salle pas très adaptée. Trop chaud, trop de monde, trop de bruit...les gens comme moi de moins d'1m60 n'ont rien vu. Heureusement, l'homme a pris des photos. Cromignon était déguisé en homme préhistorique. Le second très sympa, dans la grande salle des fêtes de mon petit bled. Bémol: de 19 à 21h. En pleine semaine, pas trop adapté pour les enfants et vraiment pas pour Polochon.

 

Puis 3 spectacles pour la Pouillette, et une grillade du centre équestre. Je disais il y a peu que ce mois de juin aura été cool niveau mèrathon, mais en fait la dernière semaine m'a tuée. C'était chouette hein, mais avec un ptit bout de 19 mois c'est du sport et là, ca faisait un peu beaucoup.

 

Les inscriptions pour les activités l'année prochaine ont également commencé. Cromignon a pu tester l'escalade, il est enthousiaste et il a hâte d'y retourner.

 

En cuisine, j'ai fait un couscous de poisson pour la première fois. Pour l'Aid, dimanche dernier. Avec le thermomix, bien sûr. Verdict: excellent!

 

J'ai une nouvelle écharpe de portage, la Solnce Genesis Zéphyr. 100% lin, elle mérite bien son nom: fraîche et aérienne, elle est parfaite pour les chaleurs de l'été. Je la trouve magnifique.

 

Polochon a commencé à se balader tout nu pour essayer la propreté. Pour le moment, zéro pointé ou presque...il va s'asseoir dessus mais fait pipi un peu partout dans la maison. Ce qui amuse beaucoup son frère! Allez, on y croit!

 

 

 

 

Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #219 et ma semaine en images.

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 06:03
Le choix du siège-auto.

Je l'avoue, quand ma Pouillette et mon Cromignon sont nés, je n'avais pas la moindre idée de ce qu'était le monde des sièges-auto. A ma décharge, il faut dire que c'était encore complètement inconnu pour la grande, et que ça débutait avec le moyen.

 

Je suis tombée dedans avec Polochon.

 

A sa naissance, j'ai opté pour le cosi Pebbles de Bébéconfort. Ce cosi est adaptable sur bon nombre de poussettes, comme la Quinny que nous avons pris (et qui dort au casot depuis...mars 2016! Polochon est un bébé porté, pas besoin de poussette finalement). Il est bien noté aux crash-tests, et est évolutif. Confortable pour un tout petit grâce à son réducteur, aujourd'hui à presque 20 mois Polochon y va encore.

 

Cependant quand le haut de sa tête a commencé à se rapprocher du haut du cosi, signe qu'il allait bientôt être trop petit, j'ai décidé de me mettre en quête du siège-auto qui allait prendre la relève.

 

Pleine d'idées reçues, j'ai demandé des conseils, fureté sur le net, et été regarder les crash-tests et les dossiers sur Sécurange, THE site sur les sièges-auto.

 

Première idée reçue: si c'est vendu, c'est forcément sécuritaire.

 

Faux et archi faux. Je rappelle les exemples de la cigarette, de l'alcool, de certains médicaments et aliments...non tout ce qui est vendu n'est pas bon. Et en ce qui concerne les sièges-auto, le risque est immédiat et mortel. Certains sièges sont si mauvais qu'on peut légitimement se demander s'il ne vaudrait pas mieux que l'enfant soit sans siège! Tu en doutes? Je t'invite à regarder ici ce qu'il en est. Tu trouveras peut-être le siège dans lequel voyage ton bébé, la prunelle de tes yeux, celui  qui compte plus que tout pour toi, parmi les plus mauvais...

 

Je ne vais pas polémiquer maintenant là dessus, mais certains industriels continuent de vendre sans aucun souci des sièges très mauvais aux crash-tests...ça fait réfléchir sur la société dans laquelle on vit, si on avait encore des doutes. "Geld über alles", et surtout über la vie des bébés.

 

Seconde idée reçue: le dos à la route le plus longtemps possible, c'est inconfortable pour bébé, pas pratique vu qu'on ne le voit pas, etc...

 

Faux et archi faux.

Au départ, je cherchais surtout un bon siège face route et je me suis tournée vers un modèle indéboulonnable, le Kiddy. Bien noté aux crash-tests, je pouvais le faire essayer à Polochon vu qu'une amie en a deux dans sa voiture pour ses filles, et son prix est abordable pour moi.

Mais vu que je pense ne pas être trop bouchée, je suis quand même allée voir les recommandations et les avis des sièges RF (dos à la route). Et plus je lisais, plus je me disais que j'étais pleine d'à-prioris.

 

Ca tombe bien parce que sur Sécurange, ils sont habitués aux préjugés et ils ont carrément fait une page exprès pour y répondre. C'est ici: pas assez de place pour les jambes? Risques de jambes cassées? Inconfortable? Trop cher? C'est faux! Bon, pour la partie "cher", en partie faux.

 

Ce qui me bloquait le plus, c'était l'idée que bébé allait être de dos par rapport à moi, que je ne le verrais pas, que s'il avait besoin que je lui donne quelque chose depuis les sièges avant, ce serait compliqué.

Que nenni!

 

Réfléchis: En dos à la route, bébé est finalement plus proche des sièges avant! Donc il faut simplement ajuster le mouvement pour lui refiler un biscuit ou un jouet. C'est évident mais je n'y avais pas pensé! De plus, pour le voir, il existe des miroirs qu'on accroche sur la têtière des sièges arrière: plus de soucis.

C'qu'on peut être con, à penser des trucs sans savoir, sans se renseigner, hein. Des fois, je me navre moi-même.

 

Et sinon, me diras-tu, c'est quoi l'intérêt d'avoir l'enfant dos à la route jusqu'à 2, 3, 4 ans?

 

Eh bien c'est simple: au niveau de la sécurité, les sièges RF (dos à la route) sont 5 fois plus performants que les sièges face à la route, même les meilleurs.

De plus, au moins jusqu'à 2 ans, dans un siège face route même très bon il y a des risques notamment concernant la tête, le dos et la colonne vertébrale. Le dos à la route permet de protéger l'enfant qui ne peut pas encaisser la violence de certains chocs du fait de la lourdeur de sa tête et de la lenteur de ses réflexes par rapport à un adulte. Tout est très bien expliqué chez Sécurange, ici.

 

Dans le cas d'un choc à 50 km/h: les risques de blessures sévères sont de 40% face à la route, 8% dos à la route. C'est parlant, pas vrai?

La pression exercée sur la nuque en face route est de 300 kg face route, de 50 kg dos route.

Voyager en dos route, c'est 70% de risques en moins de traumatisme crânien, par exemple.

 

Lire tout ça m'a convaincue. Evidemment, les risques d'avoir à s'en rendre compte sont minimes heureusement, et tu pourras me dire que toute ta famille a voyagé dans des sièges de supermarché et que personne n'est mort, et que pourtant ton neveu ton cousin ta cousine alouette a eu des accidents mais aucun bobo blabla.

Certes.

 

Cependant en ce qui me concerne, une fois que j'ai l'info, je ne peux plus faire genre "ah moi mes enfants sont tout ce que j'ai de plus cher au monde" en postant des photos de petits chats mignons sur facebook, et les mettre dans un siège tout pourri mal noté aux crash-tests.

Du coup quitte à faire ça bien, j'y suis allée franchement et j'ai opté pour un siège RF.

 

Le casse-tête fut de choisir lequel.

 

Il y en a pas mal, beaucoup ont des résultats aux crash-tests à peu près similaires. J'en voulais un qui s'incline assez pour que Polochon puisse dormir sans que sa tête ne tombe en avant, confortable et bien évolutif pour durer le plus longtemps possible. Je te rappelle que les recommandations sont de laisser l'enfant dos à la route au moins deux ans, et jusqu'à 4 ans dans l'idéal.

 

Il y a sur Facebook un groupe sécurange pour aider si on a des questions, j'ai demandé des avis, et j'ai fini par opter pour le Maxway de Britax-Roemer. Très performant aux crash-tests, il a eu le fameux "Plus Test Suédois" qui fait référence pour les meilleurs sièges, il a aussi un bon rapport qualité-prix.

 

Pour le moment, on a vraiment, mais vraiment galéré pour l'installer, et je ne suis pas sûre de notre installation. Je vais prendre des photos ce weekend pour les poster sur ce groupe et demander si on n'a pas loupé un truc. Ce que je n'avais pas compris, c'est qu'il y a des sangles à attacher aux rails des sièges avant, mais dans mon véhicule pourtant récent, ce n'est pas possible. Du coup il faudrait fixer ces sangles directement aux dossiers des sièges, si on veut mettre le Maxway au milieu ce qui est le plus simple avec la jambe de force. Mais alors on ne pourrait plus bouger les sièges avant, ce qui est impossible pour nous vu qu'on est deux conducteurs de tailles différentes.

 

Concernant le siège en lui-même, rien à redire. Il y a de la place pour longtemps, Polochon y semble bien à l'aise (en tous cas il ne se plaint pas), les bretelles se règlent facilement et l'inclinaison est correcte pour que la tête ne tombe pas quand il dort. J'ai opté pour la couleur violet, ça change un peu et c'est joli.

 

J'attends d'avoir réussi à l'installer correctement pour t'en parler plus en détails, je n'aurais pas eu de soucis s'il y avait eu des anneaux au sol dans ma voiture, ou si on avait pu glisser les sangles sous les rails...un détail que j'aurais aimé avoir compris avant l'achat.

 

Et toi, comment as-tu choisi les sièges auto de tes enfants?

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:29
Principes VS trois enfants.

Tu connais le dicton: "avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants". Je ne suis pas vraiment d'accord. Je pense plutôt qu'on a des idées préconçues, des préjugés, et qu'on y renonce ou qu'on s'adapte face à la réalité.

 

Avant d'avoir des enfants, j'avais un certain nombre de choses auxquelles j'étais préparées, d'autres non, et plein d'idées sur ce à quoi je m'accrocherais comme une moule à son rocher, coûte que coûte.

 

Et je reconnais que j'ai plutôt réussi, au premier enfant. Un peu moins au second mais tout de même, j'ai bataillé.

 

Mais au troisième....

 

Depuis que Polochon a comblé notre petite famille en la rejoignant, je l'avoue, j'ai pas mal lâché...des trucs que je pensais ne jamais lâcher même mourante!!!

 

1/ Les chaussettes. L'idée de mettre des chaussettes dépareillées ne m'avait même pas effleuré l'esprit avant Polochon. Ahah. C'était sans compter la montagne de chaussettes isolées qu'allait apporter, à la sortie des machines, le fait d'être 5 à la maison. Après avoir tenu le coup quelques semaines, devant l'ampleur de la tâche inhumaine de retrouver chaque soeur jumelle, j'ai laissé tomber. Je porte donc des chaussettes dépareillées, comme l'homme d'ailleurs qui ne voit pas où est le problème, comme la Pouillette qui elle, nous a informé que c'était trop cool parce que c'est à la mode!

 

2/ Les plats tout prêts. Oh blasphème! Moi qui ne jure que par les produits sains, locaux, bios ou raisonnés, la spiruline, le tahin et les graines de chia, j'ai pourtant cédé à la simplicité d'avoir au congélo, voire au frigo, quelques brandades de morues, hachis parmentiers et autres macédoines de légumes industrielles! Les soirs de grande fatigue après une mauvaise nuit et une journée de boulot, ça vous sauve un repas des sempiternelles pâtes au gruyère de dépannage. Une petite salade de tomates en accompagnement et zou. J'ai même pas honte, t'as vu! Eh oui, quoi qu'en disent les donneurs de leçons que je ne salue pas, quand j'ai une petite heure entre 18h et 19h chez moi, je préfère la passer avec mes enfants ou à me reposer qu'en cuisine. (Y en a certains qui devraient aller bosser un peu avant de parler. Et même sans bosser, chacun fait comme il veut. Dédicace: mes enfants mangent des nuggets le samedi!).

 

3/ Prendre soin de soi. Pourtant, tu me connais. Je tente d'entretenir mon moyen de transport principal, mon corps, de manière saine. J'aime le sport, je me maquille, je pratique le nopoo et la cosmétique clean...Enfin surtout avant la naissance de Polochon! Oui, il m'arrive souvent de ne pas mettre de mascara, truc ultime qui n'aurait pas pu arriver il y a 2 ans! Mes ongles n'ont pas vu de vernis depuis bien longtemps, le plus jeune de mes vêtements a 4 ans, ma coiffure la plus élaborée consiste à attacher mes cheveux avec une pince. J'ai mis 1 an à entamer la rééducation de périnée, et je n'ai pas fait de sport depuis plus de 2 ans! Inimaginable pour moi!

 

4/ La vie de couple. Hum hum. Bon, c'est vrai qu'avec un mari qui bosse une partie de la semaine à 200 km et qui croule de boulot la moitié de la nuit le reste du temps, de toutes façons c'était mal barré, 3 enfants ou pas. Cependant alors que je mettais un point d'honneur à préserver malgré tout, autant que possible, des petits moments à deux même très courts, maintenant mon énergie est vraiment dépensée avec les diablotins, le quotidien et mon travail. Ajoute à ça des emplois du temps pas faciles à concilier, pas de relais familiaux pour garder un peu les enfants...non vraiment, si on arrive à aller se coucher en même temps une fois dans la semaine et à se dire bonne nuit, c'est déjà génial. Et pourtant il y a peu j'aurais hurlé que non non non, coûte que coûte, enfants ou non, le couple était la priorité. Nan nan.

 

4/ Le look. Jusqu'à 2 enfants, je tentais de m'habiller, de me coiffer, de varier. Maintenant je mets un bas et un haut, j'ai une culotte propre, ça roule ma poule. Le confort et la rapidité avant tout. Un jean, un tshirt et des birkenstock, il ne faut pas s'attendre à plus. Je n'ai pas: de sous pour acheter des fringues, aller chez le coiffeur; d'énergie pour réfléchir à des tenues sympa.

 

5/ Lire. Honnêtement, la lecture est une grande passion contrariée chez moi depuis longtemps. Enfant, ado, jeune adulte, je dévorais des tonnes de bouquins. Une grande partie de mon argent de poche passait en librairie. Puis j'ai eu mon CAPES et la plupart de mes lectures sont devenues professionnelles. Plus trop de temps pour les lectures perso...et puis j'ai eu des enfants. Et aujourd'hui si j'arrive à lire Closer une fois par mois je suis contente, je t'avoue!

 

6/ L'organisation des sorties. Alors là, gros gros lâcher prise. Je suis du genre à planifier. Surtout nos weekends. J'aime savoir en avance où on va aller, à quelle heure, qui on va voir, etc. Sauf que depuis l'arrivée de Polochon, de ce côté là c'est freestyle complet. On décide à midi si on sort l'après midi et où. On décide le soir à 21h de passer voir tels amis, enfin, s'ils veulent bien de nous de manière impromptue, ou d'inviter telle ou telle personne le lendemain , enfin, s'il est libre...ce qui m'amène au point suivant:

 

7/ la vie sociale. Encore quelque chose qui a une grande importance pour moi: inviter, sortir, voir des copains...tous ensemble, juste moi, enfin avoir une vie sociale quoi. Comme je n'arrive plus à anticiper, forcément c'est compliqué...et à part les invitations longtemps en avance pour des mariages ou évènements du style, on a du mal à voir les copains! du coup c'est un peu à l'arrache, à la dernière minute, ou pas, sachant que 3 enfants = 3 fois plus de possibilités d'en avoir un de malade et de devoir décommander à la dernière minute...

 

8/ Les WC seule. Quoi? Me diras-tu, tu as tenu jusqu'au 3ème enfant! Eh oui, c'était bien ancré en moi, un principe que je pensais maintenir envers et contre tous...Mais ça y est, j'ai lâché prise. Je fais pipi en grande compagnie, même le chien vient avec moi maintenant.

 

Et toi, quels principes as tu abandonnés?

 

 

 

 

 

 

 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 15:13
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218

Pif paf on est dimanche! J'aime quand ça passe vite comme ça, ça nous amène aux vacances bientôt!

 

Une semaine sous le signe de la grosse chaleur: Si dans les maisons et à l'extérieur ça reste supportable, grâce au vent, la nuit on dort bien etc...au boulot c'est l'étuve. 33 degrés dans mon CDI à 9h du matin...dur dur surtout qu'on doit tout encartoner en vue de travaux cet été. Je passe donc 8h à faire des cartons de livres par 33 degrés minimum, j'ai mal partout, les jambes lourdes et mes pieds n'en peuvent plus. Toute honte bue, je vais bosser en short et en tongs.

 

L'autre point marquant de la semaine, c'est le figuier qui s'est bien énervé, jusqu'à donner 4kg et même plus par jour. Du coup j'en donne beaucoup et je carbure en cuisine: confitures, gâteaux, glaces...à la figue!

 

Cromignon a participé à un tournois d'échecs avec son club: il était le plus jeune, le moins bien classé aussi et il a perdu ses 3 parties contre des gamins de 13/14 ans. Il était un peu triste, mais il s'est quand même bien battu.

 

On a été boire l'apéro au club d'équitation de la Pouillette, Polochon a été malade avec une grosse poussée de fièvre et le portage a été à l'honneur...tandis que la douche solaire tourne à plein régime au jardin!

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218
Mes petits bonheurs et ma semaine en images #218

On a d'ailleurs eu un pic niveau colères de Cromignon, pourvu que ça passe vite. On reste RIE mais pfiou, il faut prendre sur soi parfois, c'est dur!

 

Les funérailles de la maman de mon amie ont eu lieu, je n'ai pas pu y aller malheureusement, j'aurais vraiment voulu y être pourtant. Mais tout s'est bien passé, elle était très entourée, j'ai envoyé des fleurs et ça a été une belle cérémonie. 

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:17
Récit d'un accouchement à domicile.

Entre conscience et folie, donner la vie chez soi.

Naissance de Pierre, le 2 juin 2017.

Par Hermine.

 

"C’est à chaud que je vais tenter de vous conter cette journée du 2 juin. La veille je trouve bébé bien énervé dans mon ventre : il gigote dans tous les sens, essaie de repousser les limites de ses parois qui ont l’air de lui sembler bien étroites... Et le col a l’air de travailler par la même occasion. Je me sens fatiguée, je n’ai envie de rien, je laisse traîner la vaisselle. Tout est prêt à la maison pour accueillir bébé. J’ai passé toute la grossesse avec un col modifié à imaginer qu’il pourrait arriver au plus vite. Donc dès 37 semaines j’étais prête, et j’attendais... Je suis aujourd’hui à 40sa.

 

A minuit, un écoulement de liquide chaud me réveille. Le bouchon muqueux certainement... Cela présage d’un début de travail prochain, quelques heures, ou quelques jours, je ne m’alarme pas. A 2h première contraction. Présente mais je respire en silence... Puis ça reprend toutes les 5 minutes. Je ne m’affole pas, j’ai déjà eu une petite séance similaire il y a quelques jours. Et puis quand même, c’est régulier et suffisamment fort pour que j’en informe l’homme qui tente de trouver le sommeil à côté. A 4h on décide d’appeler la sage-femme. On avait convenu que l’on appellerai au plus tôt car deuxième accouchement, donc possiblement rapide. Ma grande fille Jeanne (2ans 1⁄2) - qui n’a pas un sommeil toujours fiable ces derniers temps - passe une bonne nuit, c’est génial. Nathalie arrive à 5h, accompagnée de son fils de 4 ans, petit contretemps. Bon. On se réadapte. De toute façon, si c’est rapide, notre amie viendra garder Jeanne et ils resteront à la maison. Nous attendons également une autre amie photographe qui s’est proposée de couvrir l’événement. Ca va faire beaucoup de monde pour cet accouchement !

 

Il est donc 5h, je suis dilatée à 3 mais le col n’est pas effacé. Il y a encore du pré- travail à faire... Nathalie et son fils s’installent pour dormir un peu dans la chambre de bébé. Jeanne se réveille, elle descend jouer avec son père pendant que je reste me reposer un peu plus. Quand je descends déjeuner les contractions sont plus rapprochées, on décide d’appeler Anne-Claire qui va venir pour garder Jeanne. Lorsqu’elle arrive, je me suis allongée, les contractions se sont espacées et sont moins fortes... Je sens que ça peut s’arrêter, j’ai pourtant envie que ça démarre, tout le monde est là pour ça. Et puis tout le monde part : Nathalie amener son fils à l’école et Anne-Claire chez elle avec Jeanne. On se retrouve en amoureux, par un magnifique matin d’été dans une maison volets fermés. J’ai une envie irrésistible de profiter de ce matin là, de profiter de notre environnement montagnard, de profiter d’avoir un petit bébé d’été, de profiter des bienfaits de la marche sur les contractions, de profiter de ce moment en amoureux... Quel bonheur, les pieds dans la rosée, cueillir des fleurs au petit matin, prendre chaque contraction qui vient avec vue sur la montagne, le soleil sur le visage et l’air frais dans les cheveux... Je me rends compte de la chance que j’ai et je suis reconnaissante d’avoir cette possibilité de mettre mon enfant au monde dans mon environnement familier, dans mon foyer.

 

Car 3 cm avec des contractions aux 5 minutes depuis plus de 2h... Cela aurait été le moment de se rendre à la maternité. Pour nous cela signifie que c’est le moment de mettre la petite pancarte sur la porte : « Ne pas déranger, Naissance en cours ». Mais voilà, lorsque nous rentrons et que je me repose un peu, les contractions se sont de nouveau espacées. Lorsque Nathalie revient, nous décidons de repartir en balade tous les trois. Un petit chemin qui descend jusqu’au Replat, le petit village d’à côté. Je n’ai pas été aussi loin de toute la grossesse ! C’est très agréable, nous faisons du tourisme, de la botanique, nous parlons portage, je m’arrête régulièrement pour prendre chaque contraction suspendue au cou de Renaud pendant que Nathalie me masse le bas du dos. On a trouvé notre petit rythme. J’ai pleinement conscience de ma chance, pouvoir marcher en montagne pendant le pré-travail alors que j’arpentais les couloirs ternes de la maternité pour ma première.

 

Il est déjà midi lorsque nous rentrons ; j’ai besoin de me poser quelques minutes sur le matelas avant de reprendre des positions de suspension que nous avons imaginé. Mais là, de les voir tous les deux vaquer à leurs occupations, de voir l’heure tourner, je suis prise d’une vague de culpabilité... C’est long, je leur fais perdre leur temps... Je ne pensais pas que ce serait si long... J’ai peur que cela dure encore toute la journée ou plus... J’ai peur. Je le dis. Je me rends bien compte que je suis encore tout à fait présente et consciente entre les contractions, que je peux tenir une conversation normale. Je ne suis pas dans cette folie du travail, cette bulle d’hormones... C’est que ce n’est pas encore le vrai travail, je m’en rends compte et j’ai peur. Une larme coule. Je ne suis pas de nature à refouler mes émotions. Je suis plutôt quelqu’un qui les accueille et les extériorise. Alors je laisse aller. S’il y a bien un moment dans la vie où l’on doit lâcher les blocages, c’est au moment de donner la vie, se purifier des impuretés, renaître avec son enfant. Alors je pleure, je ne sais même plus pourquoi. D’abord quelques larmes, puis de gros sanglots incontrôlables. Du fond des tripes je vide mon sac, soutenue par les épaules de mon amoureux, simplement présent. Je sens le sourire de Nathalie, confiante, heureuse de me voir lâcher prise. Mais moi je ne sais plus pourquoi je pleure ; je raconte tout ce qui me passe par la tête, par le cœur, une douce folie s’empare de moi. « Mais après je serai plus enceinte » « C’est moi sa maman. Je l’avais à moi dans mon ventre, on était tous les deux mais après il faudra que je le partage alors ? Alors il faut vraiment que je le... mette au monde ? ». Je pense à ma fille, elle me manque, j’ai très envie de la serrer dans mes bras. Je réclame sa couverture doudou. Et pendant tout ce temps... Aucune contraction... Mon corps m’a laissé ce temps dont j’avais besoin pour évacuer un trop plein, décider mon esprit à laisser cet enfant, à vivre ce moment entre deux mondes...

 

Dès que les sanglots s’estompent, une contraction arrive, plus forte, plus longue. Et les suivantes aussi. A chaque montée de la vague, je m’agrippe à ce que je peux :

l’accoudoir du canapé, le bras fort du chéri. A genoux devant le canapé, je m’enfouie dans la pile coussins et d’oreillers devant moi, je plonge dans la sensation, ma voix accompagne la douleur: «Ohhhhhhhh Ahhhhhhhhh». C’est grave, ça vient du ventre. Je bouge le bassin. J’entends la voix de mon ange derrière, mon guide, « Visualise ton col, son ouverture ». Alors j’obéis. Je lutte. Je dirige la douleur vers le bas. Je m’efforce de m’ouvrir en me disant que ça ne pourra être que plus rapide. Mais je pars. A chaque contraction je pars loin dans la sensation, je suis un peu submergée par cette force, je n’ai pas le temps de me concentrer, de visualiser la vague qui m’aiderait à avoir moins mal. Je me prends la douleur en pleine face. A chaque pause je suis de nouveau là. Présente, consciente, « Fuck c’est puissant ! ». Je bois mon énième verre de diabolo grenadine. Je leur dis qu’il faut qu’ils mangent car il est midi passé. Et la contraction revient. Et puis il y en a une plus forte, plus longue, surprenante, que je n’ai pas le temps d’accepter, je hurle. Mais dans le fond de ma douleur je réalise « ok on passe une étape là, accepte. ». Et je lâche mes sons « Ohhhhhh Ahhhhhh », graves, qui viennent du ventre. Entre deux je reviens à cet était normal, je demande « Didonc c’est fort là tu crois que c’est le vrai travail ça y est ? ». Elle m’examine je suis à 7, le col est effacé, elle est fière et contente (je vous passe l’épisode de la contraction prise sur le dos... Insurmontable...). Je n’ai plus trop la notion du temps mais il me semble que ça ne fait pas si longtemps que nous sommes rentrés de la balade. Je crois entendre Renaud qui prépare la piscine entre deux contractions, j’entends le coulis de l’eau, ça m’apaise instantanément. Je lui demande de le laisser mais c’est difficile à réaliser, dommage. Je me dis qu’à un prochain accouchement il faudra que je prenne un CD de bruit d’eau à Nature et Découvertes... Et je me fais rire de penser ça dans un moment pareil...

 

Depuis que l’on prépare l’accouchement à la maison, je me suis toujours demandé comment j’allais bien pouvoir m’habiller, que j’aurais un minimum de pudeur et d’organisation. Quand je voyais ces images d’AAD avec ces femmes nues je me demandais bien comment elles avaient pu en arriver là. Et bien laissez moi vous expliquer. Après que Nathalie m’ait examiné, une contraction est arrivée, je n’ai absolument pas eu le temps de remettre mon slip, je me mets tout de suite à genoux, dans mes coussins, pour l’accueillir. Mais c’est pas grave je suis bien, je sens que ça libère mon bassin, en tout cas dans ma tête. Ca me rend courageusement vulnérable, libre, sauvage. Et puis d’un coup j’ai chaud. Très chaud. Enlevez moi ce T-Shirt et ce soutien gorge qui m’oppressent. Ahhhh l’air sur ma peau, la fraîcheur des tissus... Je ne veux rien d’autre, revenir à l’essentiel, à la nature. Entre deux je confirme avec Nathalie que je suis bien en travail actif et je demande la permission d’aller dans l’eau si la piscine est prête. Comment peut on être si polie dans un moment pareil... Je me dépêche avant la suivante, j’immerge le bas de mon corps juste au moment où elle arrive et ahhhhh quel soulagement immédiat. Le contact de l’eau, la douce chaleur apaisante. Les contractions sont extrêmes. Pendant une je bats des bras, je ne trouve plus mon soutien mon support je hurle « Renaud !!! Renaud !!! ».

 

Le pauvre court partout, je crois me rendre compte qu’il était en train de faire chauffer de l’eau pour remplir la piscine. Mais j’ai trop besoin de lui, de ses mains, de ses bras qui me soutiennent avec force à chaque vague comme ils l’ont fait depuis le début. Je me rends compte que je ne suis pas capable d’avancer sans cela... Et nous cheminons ensemble.

 

D’un coup il se passe quelque chose d’immense, de puissant, de plus fort que moi, je ne comprends pas, je suis entièrement envahie, submergée, perdue, minuscule face à l’étendue de la sensation. Je hurle, aussi fort que je ne l’ai jamais fait auparavant je crois, je hurle du fonds de mes entrailles, le cri de la terre, le cri de la vie ; celui que l’on ne retient pas, qui nous envahit, qui dure, qui se transforme, que l’on ne comprends pas, qui nous connecte à la puissance de la vie elle même. Je me sens crispée, je lutte, c’est trop tôt, je ne suis pas prête. « Non non !!! C’est quoi ça???». J’entends la petite voix «C’est ton bébé qui descend Hermine c’est super ! ». Dès que ça se calme un peu j’analyse, j’essaie de comprendre, je récite mes bouquins. « Mais t’as dit que j’étais à 7 c’est trop tôt c’est pas possible ! Je suis pas prête ! Ahhhh ça pousse ! Non ! Mon périnée ! ». Je navigue entre deux mondes opposés : l’analyse et l’abandon. Je n’arrive pas à faire le choix entier de me laisser aller. Et j’entends mon guide, mon ange « Il faut que tu détende Hermine, laisse aller, détend toi, c’est ton bébé qui descend, il est juste là, bientôt tu sentiras son poids sur ton ventre. ». Alors j’essaie... Mais c’est dur... Je me crispe, j’ai besoin d’une pause, je serre les jambes ! Tout va tellement vite. Après avoir imaginé toute la grossesse un accouchement rapide, j’ai depuis le matin intégré l’idée que cela pourrait finalement être long... Je suis donc extrêmement surprise et peu préparée à le laisser arriver. Il est pourtant là, à quelques centimètres d’être dans mes bras. Alors je déclique. De toute façon il arrive Hermine, autant que ça se passe avec toi et pas contre toi. Ok accepte. Alors je me tourne dans l’eau, je me mets sur le dos. « Ok comment on fait, comme ça c’est bon ? ». Et ça pousse. C’est dingue, c’est immense. « Regarde Hermine, sens le ». Je mets la main, je commence à sentir des petits cheveux. Comme pour mon premier accouchement, je m’attends à ce que la tête remonte puis redescende par à-coups. Mais non. Pas d’à-coups. C’est tout tout de suite tout le temps. Je fais de la place à cette petite tête qui arrive, j’écarte les tissus en douceur pour laisser passer ce grand bonheur... Je ferme les yeux très fort dans l’immensité. Je ne vois rien. Je sens tout. Et puis un petit truc qui pique. C’est son nez, ça glisse dehors, la tête est là ! Encore un petit effort... J’attrape ce que je peux, je sens un petit bras tout flasque sortir de moi j’ouvre les yeux et là dans l’eau un petit bébé !!! Je crie ! De surprise, de joie, de soulagement, je ne sais plus ! « Y a un bébé ! Y a un bébé ! » ; tout cela en l’attrapant, tout gluant, plein de vernix, pour le déposer sur mon ventre... Je ne m’en rends pas compte sur le moment. Mais lorsque j’écris ces lignes j’en pleure...

 

Quelle chance inouïe d’avoir vécu ça. Quel bonheur. Quelle expérience tu m’as offerts là mon guide, mon ange. Ta présence si discrète, assurée et rassurante, pleine de confiance en moi, en la vie, pleine de juste retenue, pleine de justes encouragements. Je ne te remercierai jamais assez je crois, de m’avoir permis de mettre au monde mon enfant moi même... Et je découvre ce petit visage tout fripé alors qu’ils mettent des serviettes chaudes sur son petit dos. Il est beau. Il garde fermés ses petits yeux, la rencontre se fera plus tard. Il pleure. Je lui parle. « Oui ça a été dur mon bébé, ça a été rapide, violent, intense, tu en as fait du chemin pour venir jusqu’à nous, je suis fière de toi. ». Au bout de quelques minutes je réalise que l’on ne connaît toujours pas le sexe. On découvre alors les petites testicules gonflées en soulevant la couverture. Un petit gars. Ce sera Pierre. On est si heureux. Le choix du roi. Il est 14h. Deux heures à peine après être rentrés de la balade... Deux heures d’intense émotion crescendo, de perte, de panique, de concentration, de conscience, de folie.

 

Au bout d’une dizaine de minutes de flottement, le placenta n’est toujours pas là. Nathalie me propose de sortir de l’eau, ce que je fais tant bien que mal, mon fils dans les bras, toujours accroché à l’intérieur de moi. Une fois allongée, les contractions reprennent mais toujours rien... J’essaie de pousser mais toujours rien... Le temps passe, on commence à s’inquiéter. J’entrevois le transfert à l’hôpital... Mon dieu que ce serait dommage... Non pas maintenant, pas après tout ça, on est si bien chez nous. Le cordon a finalement cessé de battre, on le coupe pour me permettre de gagner en mobilité. Petit Pierre reste dans les bras de son papa. Je marche, rien n’y fait, accroupie, rien... Allez, encore un petit effort. Nathalie me guide, m’encourage, millimètre par millimètre. Encourageante mais vigilante, elle a le geste sûr. Je suis inquiète mais je n’ai pas peur. Je sais que je suis entre de bonnes mains. Les contractions sont très douloureuses, il a l’air loin ce jumeau, ce deuil de la grossesse à faire... Courage, laisse aller. Je suis exténuée par la douleur, je veux juste que ça cesse, que l’on me laisse tranquille. J’ai besoin de revoir mon bébé. De nouveau dans mes bras je le regarde, je m’apaise, il est si beau... Ah du mouvement, il paraît que ça vient. Encore un petit effort, je pousse, consciemment, sereinement, je maîtrise, de cette maîtrise qui m’a totalement échappée lors de l’accouchement. Maintenant l’effort est complet. Je suis fière. Millimètre par millimètre il arrive. Et c’est enfin la délivrance...

 

C’est à ce moment là qu’est à son paroxysme le pied d’accoucher chez soi : après avoir mis un peu d’ordre et quelques vêtements, nous nous servons une coupe de champagne ! Quel bonheur ! Mon petit bébé tout neuf chez moi, je trinque à son anniversaire avec mon homme et ma sage-femme, mes compagnons de route avec qui nous avons fait un travail d’équipe remarquable. Les petites bulles fraîches sont exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là, une fête, une récompense, le plaisir du travail accompli.

 

Il est 18h lorsque Nathalie nous laisse. Renaud remet tout en ordre, on ouvre un peu les volets. Un peu plus tard nos amis arrivent, Jeanne va rencontrer son petit frère !

 

Elle est la première à ouvrir la porte, elle a un sourire rayonnant sur le visage (comme à chaque fois qu’elle passe du temps avec eux). Je suis allongée sur le matelas encore au sol, Pierre dans les bras. Elle s’approche timidement mais assurément. Je la prends dans les bras et lui présente son petit frère. Elle semble émue et très rapidement souhaite le prendre dans ses bras, lui faire des caresses, des bisous. Ca ne s’est pas encore arrêté depuis. Nous passons la soirée à partager un bon repas par une belle soirée d’été, chez nous, entourés de nos amis chers à notre cœur, tout cela quelques heures seulement après la naissance de notre enfant... Je m’arrête un instant pour réaliser et savourer ma chance. Tout est parfait. J’en suis follement consciente. Merci la vie.

 

 

EPILOGUE :
Deux jours après cet événement, je récupère plutôt bien. Je suis heureuse d’être déjà chez moi, c’est confortable, c’est facile, c’est agréable. Pierre est un bébé très calme qui pleure peu, tète bien, dort beaucoup. Jeanne est très fière de son petit frère mais ne maîtrise pas toujours ses gestes du haut de ses deux ans et demi. Il va falloir aller le déclarer en mairie, première naissance sur la commune depuis 1948. Merci à tous ceux qui ont rendu cela possible. "

 

 

Parce que c'est magnifique, j'ai eu très envie diffuser ce texte et cette histoire. Parce que 90% des accouchements dans le monde se passent à domicile, mais qu'en France c'est une pratique jugée marginale, dangereuse, alors qu'ailleurs elle est juste normale et que c'est nous ici, qui passons pour des fous dangereux avec nos hôpitaux, nos médecins et nos piqures.

Et aussi un petit peu parce que je ne saurais jamais ce que c'est.

​​​​​​​Merci Hermine pour ce partage!

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 21:47
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.

Cette semaine était bien partie. Chaleur, soleil, plage, piscines...

 

Et puis une personne bonne, douce, belle, de mon entourage et surtout de mon enfance est décédée. Je pense à mon amie de toujours, sa fille,et à ses deux autres enfants, j'espère pouvoir faire l'aller-retour pour l'accompagner à l'enterrement.

 

La mort c'est vraiment nul.

 

Allez, des petits bonheurs quand même, en images.

Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #217 et ma semaine en images.

La récolte de figues a commencé, du coup j'ai fait un cheesecake à la figue pour la fête des pères.

Cromignon sait nager, c'est bon, testé et approuvé à la mer.

La Pouillette profite de ses derniers cours de cheval avant les vacances.

On a visité la future "école" de Polochon, il a bien aimé, surtout la petite ferme pédagogique où il a caressé les chèvres.

Et j'ai pu recommencer à porter Polochon, ça c'est chouette!

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

 

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 05:46
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.

Ouh la la, j'ai manqué de régularité ici!

Alors hop pour la peine je te mets tout en vrac!

Un weekend en camping et des diablotins en liberté, qui profitent de la piscine. 

Un bon gâteau de fête des mères, commandé à une copine de la Pouillette qui est passionnée de pâtisserie.

Un résultat médical post-opératoire rassurant, l'opération a été un succès. Je ne suis pas encore complètement remise mais ça ne devrait pas tarder.

Une nouvelle draisine pour Polochon.

Une journée à la plage avec des baignades, pas moi je n'ai pas encore le droit.

Un Cromignon qui sait nager comme un petit poisson.

Une journée au lac avec un grande Pouillette qui porte son petit frère en Cliptsy. Au top ce porte-bébé, il s'adapte vraiment sur toutes les morphologies!

 

 

 

Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.
Mes petits bonheurs #216 et ma semaine en images.

Voilà, je te l'ai faite courte.

 

Mes petits bonheurs et ma semaine en images, pour Madame Parle et Coralie.

 

Et toi, ta semaine?

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:50
Mais on va le prendre où, l'argent?

Voilà une des phrases qui doit être dans mon top 5 des phrases qui, soit me font sourire, pester intérieurement, ou carrément qui m'énervent.

 

Cadre:

Période électorale. Chaque candidat y va de ses phrases plus ou moins choc. Les réseaux sociaux fourmillent de photos/vidéos/citations indignées, élogieuses...Mon FB le premier d'ailleurs. Ce qui est con, hein, vu que ceux du même bord que moi savent bien qui je vote, quand je vote, et les autres ben je ne les ferait pas changer d'avis avec des posts facebooks, aussi percutants qu'ils soient.

Le candidat qui m'a convaincue d'aller aux urnes a une bête de programme. Et une bête d'équipe pour l'expliquer aux cons électeurs. Le genre de programme qui, s'il peut être en mesure de l'appliquer (faut pas se leurrer hein, le président n'est pas omnipotent), améliorerait vraiment les conditions de vie en France, de la majorité des gens. Pis + sur l'écologie, + sur les droits des animaux, + sur les droits des femmes, bref + partout où il faut.

Et on entend à l'explication de son programme, que oui c'est bien beau (de viser le bonheur de la population, what else?) mais que...

" revaloriser, embaucher, augmenter, défendre, c'est bien joli mais où va t'on prendre l'argent?".

 

Changement de cadre:

Salle des profs. Tendance gauchistes, les profs, mais pas trop. Discussion sur les retraites. "faut pas trop compter dessus le système actuel ne peut pas durer moi je prends une complémentaire blablabla". Moi je demande pourquoi, dans un pays "riche" tout de même, on ne pourrait pas partir en retraite à un âge décent et être rémunéré correctement, rapport au fait qu'on a cotisé 40 putains d'années. (J'essaye de ne plus dire putain c'est trop sexiste comme juron, mais il est tellement ancré en moi que je rame, malgré toute ma bonne volonté féministe.)

"Parce que blablabla conjoncture économique crise caisses de l'Etat vides blablabla ramassis de foutaises journalistiques".

"Parce que c'est plus possible avec le chômage des jeunes voyons, qui va payer les retraites quand les retraités seront plus nombreux, vivront de plus en plus vieux, forcément on ne meurt plus à 70 ans maintenant blablabla on n'est plus en période de croissance c'est plus 1960 blabla."

"Ou va t'on prendre l'argent?"

Etonnant comme des gens qui ne sont ni ministres ni économistes semblent connaître l'éat des caisses publiques d'ailleurs. Etonnant comme tous se sentent omniscients en la matière "Il n'y a plus d'argent". Ah bon? Et d'où tu sais ça, toi? Ah oui, tu l'as entendu aux infos. Hum hum. Paraît aussi qu'il y avait des armes de destruction massive en Irak, ils l'ont dit aux infos.

 

Encore un exemple de cadre:

Discussion sur le nombre de fonctionnaires en France avec des voisins. Les services publics sont de plus en plus à chier, faut bien le dire. Les fonctionnaires en général font bien ce qu'ils peuvent mais sont en sous effectif. Beaucoup de postes de départ en retraite ne sont  pas remplacés.

Et l'hôpital, on en parle partout, les gens s'indignent, les urgences sont un vrai foutoir indécent tellement que perso pour que j'y aille faut que j'ai pris une balle, au moins. Le personnel est sous payé et surexploité...tout le monde en a conscience mais personne ne se dit que ce serait bien de voter pour le gars qui dit qu'on va arranger ça en augmentant le personnel et en améliorant leurs conditions de travail.

Et chez les profs, le nombre de vacataires augmente à vue d'oeil. Pas formés, sous-payés, exploités, comment veux tu qu'ils fassent du bon boulot? (Je t'en parle ici si jamais ça t'intéresse de savoir qui enseigne à tes enfants).

Nous sommes deux professeures-documentalistes dans mon CDI, pour 900 élèves. Toutes les deux à temps partiel, et pas complétées. Comment faire notre travail correctement, et ouvrir le CDI au maximum dans ces conditions?

La liste est infinie. Tout le monde en convient, en général: il n'y a pas assez de fonctionnaires.

Cependant quand on parle de recruter: "mais ça coûter cher, où va t'on prendre l'argent?"

Mais on s'en fout de là où on va le prendre, il rentre le pognon tout de même. Si ce n'est pas pour avoir un service public correct, tu les payes pourquoi, tes impôts? Pour financer les campagnes électorales des partis? Pour bombarder la Syrie? Pas moi!

 

Dernier exemple de cadre:

Discussion avec des copains sur le déremboursement des médicaments, les dépassements d'honoraires, les frais dentaires et de vue, bref la sécu.

On convient tous que voir clair, c'est pas du luxe. Avoir des dents non plus. Voir des spécialistes parfois, il faut. Avoir une chambre individuelle à l'hôpital quand tu viens de te faire césariser ou autre opération sympa, ça permet de mieux récupérer. Les anecdotes fusent...on cotise, pas qu'un peu, et on doit encore payer pour se faire soigner. On est obligés d'avoir des mutuelles sinon c'est la ruine, et même avec des mutuelles on n'est pas bien remboursés, l'orthodontie des enfants nous coute les vacances, le RDV anésthesiste pré-opératoire me coûte 50e de ma poche, etc.

Mais quand je me mets à parler de santé "gratuite" (parce qu'on cotise hein, c'est pas gratuit!), quand j'explique que dans certains pays on cotise et ensuite on ne paye ni médecin ni médicaments et encore moins hôpital, on me répond "ah mais ça coûte trop cher! Où va t'on prendre l'argent?"

On peut rallonger la liste pendant un moment. Les transports en commun, l'autoroute, les services à la personne, les cantines scolaires, les maisons de retraites, les crèches...

 

On peut trouver pas mal d'autres cadres à mon avis!

 

Je vais te dire ce que j'en pense.

D'abord "on" est un con, comme dit le diction. C'est qui ce "on" qui doit "prendre l'argent"?

Je ne me sens pas inclue dans ce "on" en tous cas. Comme si c'était à nous, population, de chercher l'argent et de définir les grilles budgétaires et priorités de l'Etat?

Je paye mes impôts, mes cotisations: c'est ainsi que je remplis ma part du contrat social qui me lie au gouvernement. A lui d'utiliser cet argent (et toutes les autres rentrées) pour redistribuer, faire fonctionner le pays au mieux et rendre la vie de ses habitants équitable et agréable.

Les éventuelles dettes de l'Etat, sa gestion, ses grilles, sa redistribution en interne ne sont pas de mon ressort. Je suis prof moi, pas économiste, je ne suis pas secrétaire d'Etat à Bercy. Chacun son boulot.

"On" nous bassine avec le manque d'agent, pourtant "on" sait sortir des millions au pied levé pour tel ou tel motif, certains admirables comme aider des pays en détresse après une catastrophe météo, d'autres plus discutables comme aller bombarder je ne sais quel bled pour des raisons plus ou moins obscures. Et d'autres complètement discutables comme payer grassement des assistants parlementaires fictifs ou des campagnes électorales scandaleuses, des députés qui ne se rendent jamais à l'assemblée (perso si je ne vais pas taffer ben je ne suis pas payée et je me fais virer, pourquoi les représentants du peuple ne sont-ils pas soumis aux mêmes règles?).

Quant à la sois-disant compétitivité de la France par rapport aux autres pays, sa "grandeur", sa position commerciale en tant que vendeuse d'avions, d'armes ou de TGV, je m'en fous hein. Le bonheur des gens n'a rien à voir avec la puissance commerciale et militaire du pays dans lequel ils vivent. D'ailleurs je pourrais t'en dire sur ce que je pense des pays, des frontières, des nations. Une autre fois peut-être.

 

L'argent du pays devrait être dépensé pour que la population y vive heureuse et ait ce dont elle a besoin. Et c'est certain qu'il y en a assez. Tout est une question de priorités et de répartition. Pense-y dimanche, en allant voter.

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 05:57
Maptina Créas: test et avis.

Depuis que je suis tombée dans le monde des écharpes de portage, j'ai découvert aussi les produits dérivés et les créatrices. 

 

Porte-clés, sacs, colliers....plein de jolies créations en tissu d'écharpes, pour nous suivre au quotidien, comme de jolis souvenirs ou des petits gris-gris.

 

Une chouette créatrice m'a proposé de tester deux créations originales: un protège-livret de famille et un porte clé. 

 

Ca tombait à pic, je n'avais jamais pensé à avoir un protège-livret de famille, et il me fallait un porte clés pour le boulot que je venais de reprendre.

 

J'ai donc reçu les deux, dans du tissu d'écharpes. Le protège-livret de famille est en tissu Tinge Garden Ivy et le porte-clé est en Artipoppe.

 

Que dire, si ce n'est que j'adore?

 

Des objets de la vie quotidienne qui rappellent ma passion pour le portage et les belles écharpes, c'est tout ce que j'aime.

 

Le port-clé m'accompagne au travail, j'y ai accroché la clé de mon CDI, et crois moi si je te dis qu'il est solide parce que je ne le ménage pas!

 

Maptina créas, c'est aussi tout un joli univers, tout doux et un peu féérique, plein de créations utiles, originales, jolies. Ses tissus de prédilection sont ceux de Tinge Garden et de Chateau Coco, mais pas que! Elle prends les commandes personnalisées, alors n'hésite pas à entrer en contact avec elle.

 

Je te laisse les découvrir en images.

 

Maptina Créas: test et avis.
Maptina Créas: test et avis.
Maptina Créas: test et avis.
Maptina Créas: test et avis.
Maptina Créas: test et avis.

Alors, tu aimes ses créations?

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:20
"Il faut goûter, les enfants!", avec RIE (éducation respectueuse).

Ah, ce moment des repas. Je ne sais pas pour toi, mais manger avec 3 enfants, ce n'est pas chez nous une image d'épinal. Et quand j'arrive à rester 5 minutes assise d'affilée, je crie un peu au miracle. Entre un bébé de 18 mois qui certes mange seul mais veut tout goûter de ce qu'il voit sur la table et n'a pas encore appris la patience, un moyen qui n'aime rien tant que le riz et les pommes dauphines et ne tient pas assis, et une ado pour qui le mot féculent est synonyme de vie, la tranquillité n'est pas vraiment de mise.

 

Pourtant, avec un peu de réflexion, on arrive à avoir des repas plutôt agréables et avec assez peu de conflits, grâce à l'éducation RIE.

 

Je t'explique.

 

Rares sont les enfants qui mangent de tout avec enthousiasme. Face à leurs réticences rapport à tout ce qui est vert, nouveau, trop ou pas assez mélangé...on a deux options classiques: forcer à manger, ou forcer à goûter.

 

Je n'ai jamais trouvé pertinent de forcer un enfant à manger un plat qu'il n'aime pas. J'ai moi-même d'affreux souvenirs devant des assiettes que de détestais, interdite de me lever avant d'avoir terminé, alors que chaque bouchée me soulevait le coeur.

 

Je n'ai jamais compris comment on peut ne pas se forcer soi-même, adulte, ou les autres adultes autour de nous, à manger ce qu'on n'aime pas, et pourtant ne pas reconnaitre à un enfant le droit d'avoir des goûts, et des dégoûts.

 

Est ce que tu te forces à manger un truc que tu n'aimes vraiment pas? Est ce que tu forces tes invités, ta famille, ton conjoint? Non, n'est ce pas? Alors pourquoi forcer un enfant? En éducation respectueuse, on ne traite pas un enfant différemment d'un adulte sous prétexte qu'il est plus jeune (et plus vulnérable...).

 

" Ne pas aimer un aliment n’est ni bien ni mal. C’est un fait. " Catherine Gueguen.

 

La seconde option est celle que j'avais pratiquée jusqu'ici: faire goûter. Ce qui avait bien fonctionné avec une Pouillette docile, était un point de friction avec le Cromignon. Et nos repas tournaient autour de "faire goûter" à Cromignon ce qui ne le tentait pas du tout, on s'en sortait au mieux avec un micro-bout totalement ridicule touché du bout des lèvres...

 

Du coup, on était coincés. Refusant de goûter, Cromignon pouvait être fort pénible à table, voire faire une belle colère. Et s'il goutait, ça n'avait aucun intérêt du point de vue de la découverte du goût vu la quantité microscopique avalée. On se retrouvait alors dans ce qu'on s'efforce de bannir de nos vies: une lutte de pouvoir pure.

 

Tu sais,  quand j'ai un souci, eh bien je cherche une solution! Et j'y ai trouvé une excellente alternative, qui permet à la fois de respecter les enfants, leur développement, tout en leur proposant des aliments variés (et verts parfois!).

 

Beaucoup d'enfants se braquent à la vue de nouveautés, légumes, ou autre. J'ai appris que leur cerveau immature a besoin de temps pour s'habituer, s'intéresser et avoir envie de découvrir de nouveaux aliments. Plus ou moins de temps selon l'enfant, son âge, etc.

 

L'idée est de proposer un aliment aimé en même temps qu'un aliment nouveau ou problématique. Et d'en servir un peu à l'enfant, sans le forcer à quoi que ce soit. A force de le voir dans son assiette, à force de nous voir le manger et l'apprécier, lui aussi sera curieux et voudra le goûter. Ca peut aller jusqu'à une vingtaine de fois, avant que s'opère ce mécanisme. Mais il s'opère, je peux en témoigner avec Cromignon. Pas à chaque fois, bien sûr! Mais c'est très efficace pour l'ambiance agréable à table d'une part, le respect de l'enfant d'autre part et la découverte des aliments dans la joie et la bonne humeur.

 

Et alors, on fait comment?

 

En amont, on explique à l'enfant ce qu'on va faire. Qu'on lui proposera dans son assiette des aliments variés, qui sont bons, qui contiennent plein de bonnes choses pour bien grandir. Que s'il souhaite, il peut en manger, juste en goûter, ou simplement les regarder.

On met une petite quantité, l'équivalent d'une cuillère à soupe, de l'aliment problématique dans l'assiette de l'enfant en même temps qu'un autre aliment qu'il apprécie, et on lui explique ce que c'est. Et c'est tout. Pas besoin de scruter ce qu'il fait, et pas grave s'il n'y touche pas. Dans 2, 10, 15 ou 20 voire 30 fois, il goûtera. C'est scientifique, sans déconner. Déjà tu dédramatises le truc, tu n'en fais pas un enjeu, l'enfant va se détendre aussi, te voir manger, et il y viendra aussi. Sisisisisi.

On peut aussi éveiller la curiosité avant le repas en associant l'enfant à la préparation du repas. Ca marche vraiment bien ici. Cromignon goûte quasi à coup sûr les plats qu'il a aidé à faire. Ce qui ne veut pas dire qu'il aimera ou en fera une orgie.

 

Et au final?

 

Eh bien on a des repas sans rapport de force autour de la nourriture, et ça c'est chouette. Cromignon a plusieurs fois goûté des trucs que je ne lui aurais jamais fait goûter avant. Et quand il le fait de lui-même, il est tout fier: "tu as vu maman? J'ai goûté les lasagnes! Mais j'aime pas quand même!" Ah oui, ce n'est pas magique, hein...C'est loin de fonctionner à chaque repas. Mais maintenant qu'on a un fonctionnement sans tensions, on est ravis et on ne reviendra pas en arrière! Les épinards, il les goûtera quand il les goûtera...

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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