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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 06:08
Ingrédients pour des vacances parfaites.

Bientôt ça y est, nous seront en vacances.

Je me disais que les dernières, celles de printemps, ont vraiment été géniales, elles avaient tous les ingrédients pour en faire de super vacances.

 

L'idéal c'est bien sûr qu'il fasse beau. Un beau grand soleil et des températures douces, c'est une bonne base. Dans mon coin, le beau temps es direct synonyme de plages, lacs, sorties, balades, rivière, repas en terrasse etc. Ce qui apporte un sacré + pour des vacances réussies.

Les 15 jours des vacances de printemps ont été vraiment dignes d'un mois de juillet, chauds et ensoleillés, un bonheur.

 

Les vacances, c'est chouette pour passer du temps avec mes petits diablotins, tous ensemble mais aussi séparément. Pendant les denrières vacances c'était chouette car j'ai pu faire des sorties et activités pile comme j'aime. Des plages tous ensemble, un ciné et des acivités manuelles que avec Cromignon, du shopping et de la cuisine que avec ma grande Pouillette que j'ai aussi été voir chaque jour au cheval comme elle faisait un stage, et beaucoup de balades et de jeux que avec Polochon.

 

C'est aussi un super moment pour profiter de ses amis. J'ai pas mal d'amis qui vivent loin de chez nous, et on voit parfois peu même ceux qui vivent ici avec nos jobs, nos enfants, on a des vies bien remplies. Heureusement il y a SMS et autres messenger pour rester en contact quotidien, mais c'est quand même mieux de se voir! Mes vacances idéales sont pleines de copains et copines, et aussi pour les enfants, de brunchs et de piques niques...ces dernières vacances j'ai eu la chance de voir deux chères amies d'enfance que je vois bien trop peu, qui ont eu la gentillesse de venir passer quelques jours jusqu'ici. Un régal, d'autant qu'on était toutes les 3 sans nos hommes (huhu, c'est bien quand même!), le mien étant parti avec Cromignon quelques jours pour le championnat de France d'échecs. 

 

Les vacances, ca sert aussi à se reposer. Avec 3 diablotins bien actifs, c'est parfois compliqué de prendre un peu de temps de détente! Comme on n'a pas la chance d'avoir des papy/mamie/tonton/tata pour les garder un peu, on inscrit Cromignon et Polochon quelques jours au centre de loisirs et à la mam. Ainsi on peut faire avancer des choses dans la maison, eux gardent un lien avec l'extérieur et les copains, font des activités différentes, et on en profite aussi parfois pour se reposer et se détendre. Pendant les dernières vacances, j'ai profité des jours sans l'homme ni Cromignon pour inscrire un peu Polochon dans sa mam et ainsi passer du temps avec mes amies, aller au restau, boire un verre...ça fait du bien! Parfois ça sert juste à dormir aussi, tout simplement.

 

Dans mes ingrédients pour des vacances réussies, il y a aussi du temps en amoureux. Un petit ciné, un restau, ou une soirée sans enfants, une balade tous les deux, un plateau TV devant un bon film, en tête à tête... Chez nous c'est très rare, alors quand ça arrive, on savoure doublement. Pendant les dernières vacances, ça n'a pas été possible, mais j'espère qu'on pourra trouver une solution pour garder les enfants le temps d'une évasion à deux cet été.

 

Tu remarqueras que dans mes ingrédients, je ne parle pas de partir. Quand j'étais parisienne c'aurait été dans mon top 3 pourtant, mais maintenant j'habite en vacances, du coup je n'ai plus la folie des départs.

 

Et toi, quels sont tes ingrédients pour des vacances parfaites?

 

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 06:10
10 petites choses [merci la vie #3 - juin 2018]

En lisant le blog de Matin bonheur, j'ai eu envie de noter ces petites choses du quotidien, insignifiantes, qui le rendent pourtant gai, heureux, joyeux.

 

En ce mois de juin 2018, il y a :

 

-ma santé et ma forme qui vont très bien, depuis que je me suis enfin débarrassée de ma bactérie nosocomiale. C'est simple, je crois n'avoir pas été si peu malade et si peu absente du travail depuis...toujours en fait. 1 jour d'absence pour une gastro en février pour le moment, point barre. A 3 semaines de la fin c'est du jamais vu je crois bien. Le bon air d'ici, la reprise du sport, l'amélioration de mon alimentation (plus de lait ni produits laitiers, plus de viande) ont sans doute joué.

(Edit: depuis la rédaction de ce paragraphe, j'ai eu une gastrite qui m'a clouée quelques jours, flûte, j'aurais dû me taire! Mais 2 fois malade en 1 an c'est tout de même très raisonnable. Et cette gastrite n'est pas un microbe d'ailleurs, mais la conséquence d'un peu trop de stress et d'agitation cette année).

 

- mon petit Polochon qui parle parle et parle encore, répète tout ce qu'on dit avec son élocution hasardeuse et sa petite voix toute mignone, tellement que le moindre mot est un condensé de choupitude.

 

- le bonheur enfin retrouvé, pas très souvent mais quand même, de regarder quelques films et émissions avec l'homme le soir. Grands sérivores,nous n'avions pas encore renoué avec des moments à nous le soir depuis la naissance de Polochon. Ca revient, petit à petit...On commence doucement avec les Enquêtes Impossibles, j'adore!

 

-ma grande Pouillette qu'on a inscrite à la conduite accompagnée et qui est très assidue et progresse vite. C'est très cher, ça nous plombe le budget j'avoue, mais son implication montre qu'elle a conscience de l'enjeu. Pas question de laisser mes enfants quitter la maison sans permis, c'est une base trop importante pour débuter dans l'autonomie quand ils prennent leur envol.

 

-au travail, l'année qui se termine bientôt et bien. Même si j'avance dans mes projets à minuscules pas, j'avance. Mon ciné-club a un grand succès et je suis ravie ce mois-ci d'avoir projetté à mes élèves Billy Elliot. Un de mes films préférés même s'il me donne juste envie d'aller taguer "anarchie vaincra" sur les murs de l'Elysée.

 

-le mèrathon de juin qui est ultra chargé cette année et quasiment quotidien mais qu'on gère avec brio je trouve, l'homme et moi. Sisisi, je me jette des fleurs, parce que crois moi ce n'est pas toujours facile quoiqu'agréable d'avoir 9 spectacles et autres kermesses à gérer en plus du quotidien.

 

- ma PAL qui diminue, mais oui c'est possible! Et la preuve que j'arrive aussi à lire de nouveau.

 

- le sport qui m'accompagne 5 ou 6 jours et même parfois 7 par semaine. Parfois ce n'est qu'une 20aine de minutes devant Fizz'Up, parfois un jogging de 30/40 minutes, et parfois même la piscine quand j'y arrive. Sans oublier le yoga du mardi soir où je vais avec ma Pouillette, bien sûr. Enfin je peux m'y remettre, même modestement.

 

- Cromignon qui est toujours très attentionné et serviable. Il a encore des accès de colères, mais son caractère se dessine de plus en plus et je le trouve généreux et agréable. Bientôt il arrivera à gérer ses émotions, on y croit!

 

- les années scolaires de chacun qui se terminent bien, pleines de promesses positives pour la prochaine: ma grande en 1ère, mon moyen en CE1 et le petit en PS. Ca va encore être du sport et on ne va pas s'ennuyer!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 06:47
10 petites choses [merci la vie #2 - mai 2018]

En lisant le blog de Matin bonheur, j'ai eu envie de noter ces petites choses du quotidien, insignifiantes, qui le rendent pourtant gai, heureux, joyeux.

 

En ce mois de mai 2018, il y a :

 

- le bonheur retrouvé de bouquiner chaque soir ou presque. La lecture est une de mes grandes passions contrariées. Après avoir dévoré des tonnes de bouquins enfant et ado, j'ai été ralentie adulte par la masse de ce que je dois lire pour mon travail, et puis la vie, la fatigue, mon goût aussi pour les séries à certains moments...Et depuis quelques mois j'ai toujours un livre de chevet de nouveau. En ce moment j'ai remis mon nez dans l'immense oeuvre d'Agatha Christie. Toujours aussi palpitant, et il y en encore beaucoup que je n'ai pas lus. "La mort n'est pas une fin", que je viens de finir, est un régal.

 

- Polochon et son goût pour m'offrir des fleurs. Il coeuille des pâquerrettes et autres marguerites et me les amène en me demandant de les sentir. Puis il dit avec sa petite voix trop mignonne "hum bon!". Quelle choupitude, ce marmot.

 

- les copains toujours présents depuis longtemps pour beaucoup et un peu moins pour d'autres mais toujours fidèles pour les bons moments, les moins bons, les coups de main et les SMS quotidien. La fidélité en amitié, un de mes grands bonheurs de toujours.

 

- la reprise un peu ardue de la course à pieds. J'ai couru pendant bien 15 ans, et j'adore ça. J'ai même participé à des courses officielles, des semi-marathons...depuis ma dernière grossesse je n'avais pas retrouvé l'énergie de m'y remettre. C'est chose faite, et je vais tout faire pour me tenir à 2/3 sorties de 30/40 minutes chaque semaine. Ma grande vient avec moi aussi, et c'est très sympa.

 

- Ca y est, je fais mes 2 salutations au soleil (presque) tous les matins! Après 8 ans de yoga, il était temps que j'intègre cet enchaînement dynamisant dans ma morning routine. J'y songeait sérieusement depuis des mois, et ça y est je me suis lancée. Ca fait beaucoup de bien, ça réveille permet de commencer la journée pleine de bonnes ondes. Je suis loin des 12 salutations recommandées mais c'est un bon début.

 

- ma cuisine sans viande ni lait qui devient de plus en plus variée et savoureuse. Je teste moult recettes de galettes végétales, falafels, et aussi des plats tout prêts sympathiques parce que l'offre est de plus en plus développée.

 

- Mes fleurs au jardin qui explosent de couleurs et de senteurs. Jasmin figuier, citronner, vigne, chevrefeuille...tout le monde a sorti feuilles et fleurs et c'est un régal pour les yeux et le nez.

 

-le plaisir retrouvé de prendre nos repas sur la terrasse. On a la chance d'avoir une jolie terrasse fonctionenlle car bénéficiant d'une ouverture directe sur la cuisine. Y manger n'est pas plus compliqué que manger au salon. Alors chaque repas se prend dehors aux beaux jours, et même souvent le petit déjeuner, ce qui est énergisant au possible!

 

- l'organisation des vacances d'été et les projets pour la maison. Ca me plait tellement d'anticiper les petits et grands voyages, les visites et les venues des amis. Et puis encore des travaux en vue, et si les vivre ce n'est vraiment pas ma came, me projeter quand tout sera terminé ça me parle bien.

 

- avec les beaux jours, le début du mèrathon de fin d'année avec une expo des travaux artistiques des élèves dans l'école de Cromignon. Si cette période est Ô combien éreintante, c'est quand même un grand bonheur de voirs leurs specacles, peintures, danses et carrousels qu'ils ont mis tant de temps et de coeur à préparer.

 

Et toi, qu'est ce qui te rend heureux aujourd'hui?

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 06:39
Le jour où j'ai menti.

Je vais te rassurer tout de suite: il n'y a pas eu qu'une seule fois, bien sûr. Comme tout le monde, il m'arrive de mentir!

 

Que ce soit de pieux mensonges pour ne pas blesser, des mensonges par omission pour éviter les ennuis, des mensonges/pirouettes pour se sortir d'un mauvais pas...évidemment, nous mentons tous.

 

Mais je vais te raconter la première, mais aussi la dernière fois où j'ai menti pour faire du mal délibérément.

 

C'est amusant parce que même si 30 ans et même plus sont passés, je m'en souviens avec une terrible acuité.

 

J'étais en CM2, j'avais 10 ans.

C'était une bonne année pour moi. J'étais dans une bonne classe, j'avais des amis, j'étais forte en sport. Fait étonnant qui mérite d'être souligné, vu qu'ensuite j'ai été terriblement mauvaise au collège. Je faisais l'équilibre sans appui, je marchais sur les mains, je courrais vite...et puis paf un jour je n'ai plus été capable de rien en 6ème.

 

Dans ma classe, il y avait un gamin. Je me souviens bien de lui, il s'appelle Frédéric. Il avait les cheveux chatain clair. Le genre beau gosse, grande gueule, star de la cour.

Il m'embêtait régulièrement. Rien de méchant, mais il se faisait remarquer. Je ne me souviens plus très bien, mais je crois qu'il me tirait un peu les cheveux, tentait de me faire des farces, des blagues...Ca ne fonctionnait pas, je me fichais bien de lui et ne lui accordait ostensiblement aucune attention.

 

Je n'ai jamais été intéréssée par les stars populaires, je suis timide et j'aime fréquenter des gens comme moi.

 

Un jour, j'étais sous le préau de la cour pendant la récréation. Je crois que je jouais à la corde, mais je ne suis plus sûre. Je sais que lui étais en jean et en pull bleu, ça je m'en souviens parfaitement. Son pull était bleu électrique.

 

Je ne le voyais pas, mais j'ai su qu'il avait commencé à courir dans ma direction derrière moi, et tout en courant, il m'a mis un claque sur les fesses. Très fort. Très ostensiblement. Très "pour que toute la cour en profite".

 

Et il a continué à courir, alors que s'élevait un énorme éclat de rire autour de moi.

 

Ma toute première rencontre avec ce qui ressemble à une agression sexuelle.

 

Je me rappelle de la tempète sous mon crâne, de l'impuissance, de l'énorme stress qui a paralysé tous mes membres. Mes copines autour criaient "il t'a mis une main aux fesses!".

Je ne sais plus ce que j'ai fait, je sais que j'étais morte de honte, de peur, de rage et de colère contre le monde entier.

 

Que s 'est il passé ensuite? J'ai tout effacé de ma mémoire. Je suis sans doute simplement retournée en cours et la journée a continué. Je n'en n'ai parlé à personne. J'avais honte, j'ai fait comme si de rien n'était. Je ne connaissais pas les codes: quelle était la conduite à tenir dans un cas comme ça?

 

Quelques temps plus tard, une camarade s'est plainte à l'instituteur de la disparition de sa trousse. Je crois bien que c'était sa trousse, oui. Ou est ce que c'était un billet de 10 francs? Je ne suis plus tout à fait sûre. On va rester sur la trousse.

 

Pendant la récréation, elle avait disparu. Elle pensait qu'un élève l'avait volée en allant ou en revenant de la cour. On a tous un peu cherché, au cas où il s'agissait d'une mauvaise plaisanterie du genre "je jette ta trousse à la poubelle". Sont parfois cons les gamins, hein.

 

On en l'a pas trouvée. L'instit' nous a alors demandé si quelqu'un savait quelque chose.

J'ai levé la main. J'ai dit que j'avais vu Frédéric fouiller dans le sac de la gamine en partant en récré. Je n'avais pourtant rien vu.

 

La tête qu'il a fait à ce moment vaut son pesant d'or, ou de remords, au choix. Evidemment nul n'a remis ma parole en question, moi la bonne élève calme à lunettes du premier rang.

 

N'ayant jamais voulu reconnaître le larcin ni rendre son objet, évidemment, il a été sévèrement puni, ses parents ont été prévenus, etc.

J'ai été heureuse qu'il soit puni, qu'il ait honte,comme j'avais eu honte. Même si ce n'était pas pour la bonne raison.

 

C'était mal, je le savais très bien. Si jamais je le revois un jour, je lui demanderais sans doute pardon.

Cependant je ne regrette pas vraiment, et en connaissance de cause je ferais peut être de même à nouveau. Peut être.

 

Dans les années 80, et encore aujourd'hui hélas pour beaucoup d'entre nous, il était impensable à une gamine de 10 ans d'aller dire à son instit' ou à quelque adulte que ce soit, parents compris, qu'elle vient de se prendre une main aux fesses dans la cour.

D'abord parce qu'on n'y est pas préparées. Oh ensuite, on développe toutes un tas de stratégies pour lutter contre ça mais rarement avec une aide extérieure. Et pas avec une aide venant d'une "autorité". Dans le métro bondé, on cherche à coller son dos à la vitre...

 

Ensuite parce qu'on a honte. Je n'aurais pas pu raconter et donc revivre ça, encore moins à un adulte. Et si jamais ça venait à être étalé de nouveau en public...inimaginable.

 

Et parce que je n'aurais pas pensé et sans doute à juste titre qu'il puisse être puni pour ça.

 

Etre puni pour vol, ça c'était évident qu'il allait l'être. Par contre pour une main aux fesses...je pense que l'adulte aurait plutôt souri...

 

Je n'avais rien prémédité bien sûr, mais d'un coup l'occasion s'est présentée de faire une espèce de justice injuste. Alors je l'ai fait.

 

Evidemment je n'ai jamais recommencé une manoeuvre pareille. Mais j'en ai gardé une sorte de patience infinie pour saisir l'occasion de rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui m'ont fait du mal. Si un jour elle se présente, et sans mentir pour autant, ce n'est souvent pas nécessaire.

 

Ce gamin n'était pas méchant, il n'avait je pense pas la moindre idée du mal qu'il m'avait fait. Il était juste élevé dans une société patriarcale de culture du viol, dans laquelle toucher les filles et leur soulever la jupe est un jeu amusant et non une agression.

 

Je voudrais aujourd'hui que pas une petite fille n'ait à user de ce genre de stratagème. Je voudrais qu'elles sachent toutes qu'elles seront protégées et défendues par les adultes. Je voudrais qu'elles soient préparées et qu'elles sachent se défendre, quoi faire, à qui faire appel.

Je voudrais que les petits garçons n'aient même plus l'idée de toucher les filles ou de leur soulever la jupe. Qu'ils soient élevés dans une culture de respect de l'autre et d'égalité entre les humains. Que la lutte contre la culture du viol commence au berceau. Qu'on appelle un chat un chat et une agression une agression. Que la honte soit du côté des agresseurs et non l'inverse.

 

Que le viol soit un crime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 05:31
Grosse fatigue.

Cette année, je ne te cache pas que le rythme est musclé.

 

Trois diablotins, un travail, une maison, un mari, un chat et un chien...j'ai grandement de quoi m'occuper. C'est un euphémisme, hein.

 

Les enfants ont de nombreuses activités, même Polochon n'est pas en reste avec les animations régulières de sa petite école.

Je n'ai pas vraiment de temps pour mes loisirs, mais j'ai tout de même réussi à reprendre le yoga. D'ailleurs j'en fais avec ma Pouillette, c'est très sympa d'y aller entre filles.

 

J'ai très peu de temps à deux avec mon homme, c'est sans doute ce qui me manque le plus, et encore moins de temps pour moi toute seule.

 

J'avoue que j'avais très peur début septembre. Peur de ne pas m'en sortir, d'être épuisée, dépassée. D'être malheureuse avec ce rythme.

Mais finalement, non. J'ai été la première étonnée de voir qu'en fait, ça allait plutôt bien. J'arrivais à être assez en forme, pas trop crevée, et surtout à me tenir à mes priorités.

 

La maison se tenait grosso modo, les repas étaient corrects, d'ailleurs je me suis même mise à faire les menus de la semaine. Les bains des enfants bien faits en temps et en heure, les goûters maison de la semaine gérés, et j'arrivais à bouquiner avant de dormir.

J'étais plutôt contente.

 

Et puis patatras.

 

Début février, l'homme a eu un souci au travail, et j'ai appris que j'allais être inspectée.

Gros coup de stress. Les soucis de sommeil ont forcément suivi. Mauvaises nuits, manque de sommeil, fatigue importante...tout pour bien me casser. Sachant que Polochon est du genre matinal, on n'a pas le droit à l'erreur niveau sommeil.

 

Mon inspection est passée, s'est très bien passée, mais les vacances de février sont arrivées. Tout en préparant mon inspection, j'ai tout organisé, les courses, les fournitures, le planning, les inscriptions, les vêtements, les valises...On est partis au ski, et c'était vraiment très chouette. Mais alors, à la fatigue s'est cumulée la fatigue parce que le ski avec 3 diablotins, ce n'est pas vraiment de tout repos! Laisse moi te dire qu'une fois que tout le monde est (enfin!) prêt, tu as juste envie d'aller te coucher!

 

La seconde semaine des vacances, on a reçu des amis, comme souvent. Très chouette, et j'étais ravie de les revoir. Mais pas de repos non plus: balades, couchers tardifs pour discuter, levers tôt pour cause de Polochon, etc.

 

La rentrée est arrivée, j'étais épuisée de tous côtés. Qui dit épuisée, dit rechute de la &"'ç!grrrr"!# bactérie nosocomiale qui, tapie là dedans, n'attends que ça pour reparti s'éclater.

Je me suis retrouvée malade et fiévreuse, crevée depuis des semaines, et à moitié insomniaque. Argh.

 

Tout ce que je craignais!

 

Ni une ni deux, j'ai sorti le plan d'urgence. Coucher juste après les enfants, 22h30 max extinction des feux. Siestes ou micro-siestes obligatoires chaque jour. Vie sociale: néant. Vitamines +++. Cure de fruits, de jus d'orange. Et probiotiques. En plus du nouveau traitement contre la bactérie.

 

En une petite semaine, j'ai senti l'énergie revenir. Je me levais moins crevée, j'ai de nouveau eu envie de cuisiner, et assez de peps le soir pour sortir le chien. Aujourd'hui je me sens à nouveau bien, et la bactérie s'est faite toute petite. Je commence à penser sérieusement à reprendre la course à pieds, délaissée depuis ma dernière grossesse alors que j'en faisais depuis bien 15 ans.

 

J'ai compris que je n'ai pas trop la possibilité de tirer à ce point sur la corde maintenant. Avec la vie que j'ai, je dois être très vigilante et refuser parfois des moments pourtant agréables ou des loisirs, surtout dans des périodes déjà chargées ou compliquées. L'essentiel est de maintenir l'équilibre.

 

Et toi, tu as aussi des périodes fatiguantes?

 

 

 

 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 07:00
Manger sans lait. #govegan (Mercredi gourmand)

Voilà quelques semaines, même mois maintenant, que je ne consomme plus de lait.

 

J'ai arrêté la viande il y a plusieurs années, et je souhaite à terme devenir au mieux vegan, au pire végétalienne. Hélas je n'ai pas pour le moment la volonté/le temps/l'argent/l'occasion pour le faire d'un coup de suite. Les vegans me traiteront sans doute de convaincue en mousse, et je l'admets bien volontier...je ne suis pas fière de moi, je fais au mieux avec les moyens du bord.

 

Pourquoi?

Parce que je ne veux plus contribuer à l'exploitation des animaux, sous aucune forme. Je ne considère pas l'espèce humaine comme supérieure aux autres et je ne pense pas avoir la moindre légitimité à les manger, boire leur lait, prendre leurs oeufs, enfin tu comprends. Surtout que pour vivre je n'en n'ai nul besoin. Des populations humaines entières n'en consomment pas du tout et ne s'en portent pas plus mal. Le lait animal est fait pour les bébés de chaque espèce. Nous sommes les seuls mammifères à consommer du lait d'autres espèces, et à continuer à l'âge adulte. De plus il y a un sérieux problème pour moi à faire une différence entre les animaux. Il n'y a pas plus de logique à consommer du lait de vache de de chienne, de truie, de rate ou de lapine. Ce qui ne nous viendrait pas à l'idée, à juste titre. C'est uniquement une convention sociale sans aucun fondement légitime ni biologique ou sanitaire.

J'ajoute qu'en tant que maman mammifère allaitante, je l'aurais mauvaise si on me piquait mon bébé (pour le manger!) afin de me traire pour faire du fromage ou de la chantilly. Je ressens une solidarité avec les autres mamans mammifères qui vivent ces horreurs parce que les humains trouvent que le bon goût de la fondue justifie des vies de souffrance.

Bref.

 

L'an dernier j'ai attrapé lors d'une opération une vilaine bactérie nosocomiale très résistante aux antibiotiques. J'ai enchaîné les traitements sans succès pendant des mois. J'ai également tenté l'homéopathie, les huiles essentielles...aucun succès. Mon adorable voisine m'a conseillé un herboriste qui l'avait soignée avec succès l'année passée dans une situation similaire. Il m'a donné quelques tisanes (beurk pas bonnes!) et conseillé d'arrêter tout lait sous toutes formes. C'était l'occasion de faire un pas de plus vers la réalisation de mon projet vegan.

J'en suis encore au début, je tâtonne, alors si tu as des trucs à partager pour m'aider, je prends!

 

Ce qui est amusant c'est de réaliser que beaucoup de gens ne comprennent pas. Quand je dis "je ne consomme plus de lait", on me répond souvent "oh je n'en bois quasiment jamais non plus".

Les gens, il ne sagit pas seulement de boire du lait sous forme liquide avec mes céréales, mais de tous les aliments qui en contiennent. Fromage, yaourts, crèmes, beurre, viennoiseries, sauces, biscuits...tu n'imagines pas tout ce qu'il faut modifier dans mon comportement alimentaire.

 

Comment je m'y prends?

Pour le lait en lui-même, pour le peu que j'en consommais, je fais du "lait" d'avoine. Ca le remplace très bien dans les recettes telles que crêpes, dessert divers etc. Et c'est quasiment gratuit. Avec les céréales c'est parfait.

La matière grasse végétale est bien en remplacement du beurre aussi. Aujourd'hui même à tartiner, c'est bon.

Pour les yaourts, j'en prends au soja, et la nouvelle marque A bicyclette en fait aux amandes/riz/avoine très réussis. Sinon je fais des desserts avec le lait d'avoine: riz au lait d'avoine, semoule au lait d'avoine, crème au chocolat au lait d'avoine...j'ai tenté les "yaourts" mais pour le moment je n'ai pas trouvé de recette satisfaisante.

Cependant il faut se rendre à l'évidence. Le premier mouvement qui consiste à vouloir conserver la même alimentation, les mêmes recettes, en trouvant des produits de remplacement à chaque fois, est une erreur. Il faut modifier, inventer, trouver d'autres recettes. en général bien sûr.

Le plus dur pour moi c'est le fromage. J'en mangeais vraiment beaucoup, beaucoup. Et j'adore ça. Je n'ai pas trouvé pour le moment de "faux-mage" à mon goût. Rude, la polenta sans parmesan! En ce moment je compense avec des tartinables végétaux de toutes sortes, le hoummous en priorité, j'adore et c'est plein de bonnes choses. Question d'habitude sans doute, au bout d'un moment je devrais cesser d'être en manque...j'espère!

Pour les glaces dont je suis friande: il faut des sorbets purs, de la crème glacée de soja ou les faire maison.

Je suis aussi un peu embêtée par le fait de consommer beaucoup plus de soja. Je ne sais trop quoi en penser, il y a polémqiue sur le sujet. Je continue à chercher de bonnes recettes de "yaourts" végétaux sans soja pour limiter.

 

Et à l'extérieur?

J'ai choisi quand je vais manger chez des amis de ne rien imposer. Pas plus qu'au reste de la famille d'ailleurs. Tout le monde fait déjà l'effort de ne pas faire de viande pour moi, car ça vraiment je ne peux plus. Je ne me vois pas imposer la cuisine sans lait à mes amis. Je leur demande si possible d'éviter raclette, lasagnes et autres plats baignant dans la béchamel et le gruyère mais sinon je mange un peu de tout, sans me servir des plats et desserts trop lactés.

Nous mangeons très très peu au restaurant, donc pas trop de souci de ce côté. Avec les copines, on fait sushis: tout est sous contôle. Quand on sort les diablotins chez flunch, vu qu'il y a du beurre dans les légumes, je contourne en prenant des crudités et des frites ou autres pommes dauphines.

 

Pour les courses?

Je prends l'habitude de lire les étiquettes, même celles des produits qui ne semblent pas contenir de lait au premier abord. Car l'industrie est vicieuse et en met là où on n'y pense pas! Dernièrement je me suis fait avoir avec une marque de hoummous, je n'ai pas pensé à lire les ingrédients, il etait plein de fromage blanc. Et l'homme m'a offert 12 tablettes de chocolat noir pour nos 12 ans. Il sait bien que je ne mange que du chocolat noir, mais figure toi que certaines tablettes contenaient quand même du lait!

 

 

Des écarts?

J'ai fait un écart volontaire à Noël, j'ai mangé une part de bûche glacée. J'ai choisi une bûche sorbet qui contenait très peu de lait mais quand même un peu car je n'en n'ai pas trouvé 100% sorbet. J'ai également mangé un petit chocolat praliné chez une amie. Pour le moment, c'est tout.

Je ne sais pas si je vais me permettre un écart volontaire quelques fois par an, notamment sur le fromage. Pas très académique certes. Il y a un restau de fromage à Perpignan qui me manque cruellement et peut être qu'à une ou deux occasions annuelles je pourrais y faire un tour. On verra.

 

Au niveau du ressenti, ça donne quoi?

Je suis très étonnée de voir la qualité de ma peau. Sans rire. J'ai même demandé autour de moi des avis impartiaux et la conclusion est sans appel. Ma peau est bien plus nette, plus ferme, et plus lumineuse. Bien sûr je vais tout de même de temps à autre arborer un splendide bouton blanc mais l'ensemble a un aspect bien meilleur. Même au niveau des signes du temps.

Sinon je ne sais si c'est l'effet des tisanes et synergies de l'herbioriste ou l'arrêt du lait mais...je suis guérie. Plus de bactérie. Alors que je la trainais malgré des tonnes d'anbiotiques depuis le mois de mai.Peut etre une coïncidence, peut etre pas.

Cette bactérie m'a permis d'avancer vers la réalistion de mon projet, et je suis ravie de ne plus participer à l'exploitation des vaches pour leur lait, sans lequel je me porte bien mieux. Après tout, le lait de vache...c'est fait pour les veaux, non?

 

 

 

 

 

 

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:18
Go 2018! Résolutions et Cie.

L'exercice des résolutions, je le trouve amusant, même si bien sûr comme beaucoup j'ai arrêté les "prendre du temps pour soi" et autres trucs vagues, intenables et invérifiables.

 

2018, j'aime bien son nom et sa sonorité, et puis cette année nous fêterons nos 10 ans de mariage, 2008/2108, un écho agréable.

 

Plus que des résolutions, je crois que ce sont des envies, des besoins, des directions que j'ai envie de prendre, des fils directeurs.

 

En 2018, j'ai des envies "physiques". Après 3 ans sans faire de sport ou presque (grossesse/allaitement/maman solo...), moi qui étais si sportive, je voudrais m'y remettre. Dans la mesure bien entendu: avec mes 3 diablotins maintenant, plus question de suer sang et eau 10h par semaine pour ensuite faire la larve le reste de la journée pour récupérer. J'ai besoin d'énérgie pour les petits, le travail, le quotidien. J'ai déjà repris le yoga, et ma grande vient avec mio d'ailleursc'est sympa et motivant. Prochaine étape: la course à pieds, puis la natation. 1 fois de chaque par semaine ce sera déjà très bien.

J'ai aussi envie de chausser à nouveau mes chaussures de randonnée. Pas question encore une fois de GR10, flanquée de mes diablotins. Ce sera pour dans quelques années, quand il iront en colo ou pourront nous suivre. Mais de belles grandes balades à la journée, ça je voudrais qu'on s'y remette. Mon département regorge de beaux endroits à visiter et à revisiter, ça tombe bien.

Il y a aussi et encore trop de choses chouettes à faire et à visiter autour de chez moi, alors j'ai imprimé une jolie feuille "à planifier" pour que chacun note dessus les sorties, visites et activités diverses qu'il a envie de faire. Ainsi on n'oubliera plus la box créative à faire, ni ces endroits qu'on a envie de découvrir mais auxquels on ne pense pas quand on organise le weekend.

 

En parlant d'organisation, j'ai envie de me mettre à planifier les repas sur la semaine. Je le faisais il y a quelques années, et j'adorais ça. Je vais m'y remettre sous peu, c'est décidé.

J'avais commencé en 2017 à lister les choses à faire: laver la voiture, gérer telle paperasse, acheter le cadeau d'anniversaire de machin, etc...sur une belle fiche. Ca a bien fonctionné, je continue.

 

En 2018 je vais arrêter d'avoir peur d'être jugée dès que quelqu'un passe ma porte. Suite à une trahison particulièrement vicieuse, je me suis sentie trompée et salie par des personnes qui, alors que je leur ouvrais ma porte avec plaisir et simplicité, en profitaient pour juger et critiquer tout ce qui ne leur semblait pas "convenable" chez nous. Depuis, je suis restée méfiante et même angoissée à chaque fois que quelqu'un vient chez moi, et pourtant on en a, du passage. En 2017 j'avais insidieuseument commencé à me renfermer sur moi même et à inviter le moins possible...sans m'en rendre compte en plus. Maintenant c'est fini, j'adore voir des amis et cette année de nouveau il y aura du monde même si j'angoisse toujours. Ca va passer!

 

En 2018 j'ai plein de projets autour du portage. Plein! Je porte biens moins mon Polochon de 2 ans maintenant, il cavale et ne vient dans l'écharpe que si c'est vraiment necessaire comme en montagne. Mais laisser se perdre cette passion et ces compétences acquises pendant toutes ces années? Quel dommage ce serait. Je vais maintenant développer des idées pour partager avec d'autres parents et bébés.

 

En parlant de projets, je veux me faire une place dans mon nouveau college, et je vais mettre de l'énergie  pour y arriver. Je me souviens de mes 12 années de ZEP dans le 93 avec nostalgie, j'avais mis tant de choses en place et je m'y sentais comme chez moi. Maintenant que je suis sur ce nouveau poste pour y rester un bon moment, je vais essayer de ne pas me laisser gagner par la routine et y créer ma bulle.

 

En 2018 je veux avancer vers le véganisme, mon but final au niveau consommation. Je ne mange plus de viande depuis des années, plus de lait ni produits laitiers depuis quelques semaines. Je veux continuer à adapter mes repas à mes convictions. Pour certains c'est trop, pour d'autres je suis trop lente. Mais c'est comme ça que j'avance et même si je suis pressée d'y arriver complètement je ne sais pas faire mieux pour le moment avec les moyens dont je dispose. Pour le moment je dois m'habituer au manque de lait et surtout...de fromage! Si tu connais des faux-mages satisfaisants, je prends.

 

En 2018 mon objectif sera encore le bonheur. Je ne vais pas attendre qu'on me l'apporte comme j'ai parfois pu le faire, je vais aller le chercher. Si je veux une belle journée d'anniversaire de mariage et que l'homme n'a pas trop la tête à ça, eh bien je vais l'organiser pour qu'on passe tous une journée magique. Ce sera de même pour tout le reste: donner c'est mieux qu'attendre de recevoir. Et comme quand on est joyeux, on attire les bonnes volontés, je sais (pour l'avoir tant fait)que ça enclenche un cercle vertueux bien plus efficacement qu'en faisant la tête parce qu'on ne nous a pas traité comme on le souhaiterait. Le bonheur ça se crée, c'est en nous. Sisisisi. Ne pas se perdre en vaines querelles, vaines rancoeurs, vains orgueils. Et continuer de refuser les relations toxiques.

 

En 2018 je voudrais voir un peu mon mari. Depuis la naissance de Polochon, on a dû passer en tout 10h que tous les deux. Je veux réinstaurer une soirée série par semaine, que tous les deux après le coucher les diablotins. En plus il vient d'installer la TV avec la fibre dans notre chambre! Et celui qui a dit que c'était un tue l'amour avait bien tort. Ca nous permet de nous retrouver et de passer un peu de temps ensemble, dans un quotidien très chargé eet sans aucun espoir de weekends en amoureux. Je prends les idées de séries, j'ai décroché depuis bien longtemps.

 

En 2018 je vais buller, glander, regarder des films, bouger, courir, faire plein de choses avec les diablotins, en famille, un peu avec l'homme si on y arrive, voir des amis, voyager un peu même pas loin, lancer des projets mais pas trop, carresser le chat et le chien, cuisiner un peu mais pas trop non plus, prendre plein de photos... tout ça au moins et plus encore.

 

En 2018 je vais continuer à tenter d'avoir un équilibre entre toutes les facettes de ma vie, et chaque matin, même les pires, je veux me reveiller avec en tête cette question: "qu'est ce que je peux faire aujourd'hui pour être heureuse et rendre les autres heureux?".

 

 

Et toi, 2018 t'inspire?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 07:07
2017 et son bilan.

Allez, cette année encore je prends 30 minutes pour ce petit exercice bien sympatique: le bilan de l'année écoulée.

Une drôle, d'année, 2017!

 

Entre encore 4 mois en congé parental, jusqu'en avril, puis ma reprise à un nouveau poste très agréable où je tente de faire mon trou. Travailler à 4 minutes en voiture de chez soi, c'est le rêve. Et pour la première fois de ma carrière, je ne suis pas en zep. Ca change vraiment. C'est reposant. J'aimais bien mes zep, je m'y sentais comme un poisson dans l'eau, et c'était mon élément. Mais un peu plus de calme ne fait pas de mal. Je dois retravailler toutes mes séances du coup, elles sont trop courtes...

Je suis à temps partiel à 80%, et je compte y rester aussi longtemps que possible. Ce n'est pas du luxe quand on a trois diablotins. Evidemment il faut pouvoir, on fait des sacrifices pour ça, et ça en vaut la peine.

 

Etonnament alors que j'appréhendais vraiment cette reprise, ça s'est bien passé et en douceur. Je ne me sens pas épuisée, j'arrive à gérer à peu près tout de front. Bien sûr il faut faire des choix et je ne peux plus passer autant de temps en cuisine que je le voudrais, on ne se voit quasi pas en amoureux avec l'homme, chaque minute compte, mais ça va, je me sens bien.

Tout n'est pas parfait et loin de là au travail, mais ça avance même doucement.

 

L'homme a travaillé jusqu'à début juillet à 200 km de la maison, il passait plusieurs jours et nuits par semaine loin de nous, et je ne me suis pas privée pour me plaindre de tout gérer au quotidien. Ce n'était pas facile! Je respecte d'autant plus ces parents solos avec plusieurs enfants dont c'est la vie pour toujours et pas que pour quelques mois. On n'a pas le droit à l'erreur quand tout repose sur nos épaules, et une gastro c'est la catastrophe.

Ca m'a apporté beaucoup de force, d'indépendance et de confiance en moi.

 

Et puis il est revenu, avec son agrégation enfin finalisée, et on a vraiment savouré la fin de cette épreuve. Maintenant on a attaqué tout ce qu'on veut faire dans la maison, et il y en a! L'été, on a refait la chambre de la Pouillette. Puis celle de Polochon. Maintenant on fignole et on va passer à notre chambre. Moi qui déséspérais de voir cette maison enfin nous ressembler, je vois que ça a bien avancé.

 

En 2017 j'ai repris la lecture, j'adore lire mais parfois je n'en prends pas le temps. La reprise du travail m'a motivée. Et ça fait du bien! J'en sui à une dizaine de livres depuis mai, c'est encore peu mais j'étais quasiment à zéro avant.

 

Alors que je ne m'occupais pas de moi du tout jusqu'en septembre, j'ai repris le yoga à la rentrée. Alors certes, rien à voir avec mes menus équilibrés et mes 5h de sport minimum par semaine d'avant Polochon, mais tout de même, je suis contente de moi. C'est un premier pas.

 

En 2017 j'ai été opérée du col de l'utérus et les nouvelles sont très bonnes, plus de lésions qui craignent du boudin, plus de virus mal plaçé. Par contre j'ai eu de sacrées complications qui durent encore aujourd'hui même si le pire semble etre derrière moi, enfin.

 

Ca m'a motivée pour franchir un pas de plus vers le véganisme que je vise à terme. Je ne mange déjà plus de viande depuis 3 ans, et en 2017 j'ai arrêté le lait et tous les produits laitiers. C'est super dur, je te l'avoue, mais je tiens bon et je suis fière d'avancer selon mes principes.

 

En 2017 je suis heureuse d'avoir été bien entourée. Mes proches ont montré qu'ils étaient là, j'ai pu compter sur eux dans les joies et les difficultés.

 

J'ai tenté d'être là aussi pour ceux que j'aime et qui m'aiment. Des amies ont vécu de douloureuses épreuves, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour être présente et les aider. J'espère avoir réussi.

 

Mes diablotins ont poussé. Polochon a 2 ans, Cromignon 6 et la Pouillette 15. On a fait de belles fêtes pour leurs anniversaires à tous les trois, c'est important pour nous. Ils vont bien et c'est plaisir de les voir évoluer.

 

Polochon est très appliqué et persévérant, sans être têtu. Il est passionné de puzzles et s'en sort vraiment bien. Il va dans une "prématernelle"" qui est géniale et il y est très épanoui. Cromignon a toujours son caractère particulier, entier, avec lui c'est blanc ou noir et ce n'est pas forcément facile. Il est passionné d'échecs et est même champion départemenal d'échecs dans sa catégorie. Il est en CP et tout se passe bien, il sait lire maintenant et pour cce qui est de compter...c'est cromignon quoi, je ne m'inquiète pas pour lui!

 

La Pouillette est toujours folle d'équitation, elle fait du cheval en otpion sport au lycée car elle est en seconde maintenant. Très heureuse d'aller au lycée, au cheval, elle a plain d'amis et est en pleine forme. Un peu plus de boulot en classe ne serait pas du luxe mais je ne lui en veux pas, c'est compliqué d'être ado! Elle a un super projet d'avenir, et je crois complêtement en elle.

 

En 2017 je suis tombée amoureuse. D'un chat. C'est dingue, je n'ai jamais aimé les chats. Je ne leur faisais pas confiance. Je n'en n'ai jamais eu et je n'en voulais pas. Et puis ce chat s'est invité. J'ai d'abord tenté de le chasser, mais rien à faire. Et quand le chien l'a laissé manger dans sa gamelle, j'ai baissé les bras et je lui ai payé du sheba. Maintenant il fait mon bonheur, il est magnifique, adorable, doux comme personne et s'éclate avec les efnats. Je vire mêem mon homme du lit s'il a décidé de dormir avec moi. Et quand il veut sortir ça me brise le coeur! Il a quelque chose de magique, ce chat, pour m'avoir complètement convertie comme ça. Je suis devenue une mémere à chat et j'en suis très heureuse. Parfois je le regarde et je me dis qu'il manquait à ma vie. Ne rigole pas, je l'aime! Et il fait de moi ce qu'il veut.

 

En 2017 j'ai eu la chance de profiter, de n'avoir plus de parasites, de personnes toxiques ou jugeantes, dans les pattes. Et comme un cercle vertueux, j'ai l'impression d'avoir même près de moi plus de gens qui ne m'apportent que du bon. Les blessures du passé, les séquelles des trahisons restent malheureusement, comme cette peur à chaque fois que je reçois du monde, cette angoisse de ne pas être parfaite et qu'on me critique, qu'on se sente supérieur, qu'on me rabaisse pour un grain de poussière ou une tâche. Mais j'en ai pris conscience et maitnenant, je me fais violence pour ne pas céder à cette envie de tout récurer à fond dès qu'une copine passe prendre un café.

 

En 2017 j'ai passé une nuit dans une yourte avec mon homme et les diablotins. 3 nuits au camping dans un mobil home. Je suis allée au salon du portage Bébé portation de Paris, et ca a été formidable. Une révélation. On est aussi allés 4 jours à Paris en août, ca a été rapide mais agréable, pour voir la grand mère de l'homme surtout.

 

En 2017 on a fait aussi plein de projets, mais ça, je t'en reparlerais plus tard!

 

Et toi, tu as aimé 2017?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 05:00
Le questionnaire de Pivot

Je suis tombée sur ce questionnaire chez Phénomène de Maud. Je l'ai trouvé bien marrant, alors je me prête au jeu!

 

Votre mot préféré ?  Ouh là. J'en ai plein. En ce moment j'aime bien "tatum". C'est en fait le mot préféré de Polochon, ça veut dire "musique".

 

Le mot que vous détestez ? Je crois que c'est "croûte". Ce mot est d'une laideur!!!

 

Votre drogue favorite ? Je peux pas te dire, c'est illégal. Enfin maintenant avec mes trois diablotins, je dirais la glace au tiramiù.Iimpossible de m'en passer.

 

Le son, le bruit que vous aimez ? La sonnerie de mon collège. Le son est affreux, mais plus il y en a et plus c'est bientôt fini, jusqu'à la dernière de la journée, de la semaine, de l'année...

 

Le son, le bruit que vous détestez ? Les aboiements de mon chien. C'est horriblement fort et désagréable. C'est un chien d'alarme, bien que tout petit il fait un boucan de tous les Diables.

 

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? Porca miséria. Mes racines italiennes. Je les ai bien étouffées mais il faut qu'elles ressortent, un peu, de temps en temps.

 

Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? Je crois que Macron serait parfait pour cet usage. Ça lui irait comme un gant.

 

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? J'hésite en boucher, dentiste et gastro-enterologue...

 

La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? 
Un hippopotame. C'est trop sympa. Pas de prédateur, il se roule dans la boue toute la journée, le pied.

 

Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire? Si Dieu existe, j'aurais d'abord deux mots à lui dire, moi en premier. C'est pas du boulot, cette terre là. Y a pas de formation continue pour les dieux? Parce que là il faut une remise à niveau, et dare-dare!

 

 

Et voila ce questionnaire rigolo, n'hésite pas à le faire aussi!

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 05:40
Elections.

Depuis un moment, j'étais déconnectée de l'actualité en général, et du monde électoral en particulier.

 

Je suivais d'une oreille distraite la campagne, regardant d'un oeil amusé discours et débats qui me semblaient si caricaturaux qu'on aurait dit des sketchs. Les candidats, campés dans leurs rôles, jouaient comme dans une mauvaise série des personnages aux caractères plus forcés que nature. Et ils jouaient mal. Acteur, c'est un métier hein, ça s'apprend.

 

Je m'apprêtais en bonne nanar à sécher ces élections inutiles, ou à aller voter pour un petit parti qui semble représenter quelques peu mes idées et qui ne passera les 3%...quand un jour j'ai entendu à la radio une partie d'un ènième discours et j'ai prêté l'oreille.

Un mot a retenu mon attention incrédule et ahurie.

"Constituante".

 

J'ai cru halluciner, m'être trompée, avoir mal entendu, mais non, il avait bien dit constituante.

J'ai ri intérieurement.

 

Je me suis dit: "il est barré celui-là, on doit encore être deux anarchistes et trois cocos en France à comprendre le sens de ce mot. Ca doit faire 100 ans que plus personne ne le connait dans ce pays. Et les médias et les pouvoirs publics s'y sont bien attelés d'ailleurs, à le faire oublier, à grand coup de chasse aux pokemons et de ch'tis à Marseille. "

 

Mais la suite m'a fait encore plus halluciner. Il faut savoir que je suis très très très nulle pour prédire le succès. Quand j'étais collégienne, je prenais mon petit dejeuner devant les clips de M6 tous les matins avant les cours. Un jour, le premier clip de Nirvana a été diffusé. J'ai regardé ce qui allait devenir un tube incontournable et le début du grunge d'un air moqueur, en me disant: "c'est quoi ce truc bruyant, ça ne marchera jamais!". Raté.

Bref. Là, pareil.

 

En fait l'équipe des Insoumis a tellement bien fait le job qu'elle a réussi à expliquer, en un temps record, à un grand nombre de personnes un minimum ouvertes, le sens de ce mot et ce qu'il implique.

 

Comment le régime dans lequel nous sommes n'est pas une fatalité. Comment on peut reprendre le pouvoir sur les élites politiques et les lobbies financiers. Comment une nouvelle république pourrait rendre le contrôle des élus aux électeurs.

 

Pourquoi je refusais jusqu'ici ma voix au second tour à un gars qui se fait élire sur des promesses qu'il sera ensuite libre de tenir ou pas, ou de faire completement l'inverse, en se couvrant derrière la conjoncture blablabla voire en ne se couvrant même pas.

Pendant 5 ans, avec mon accord initial.

Je refusais de participer à cette mascarade de république qui ne jouait ni franc jeu ni selon des règles démocratiques (démocratie = pouvoir au peuble). C'est quoi ce régime où la politique est un métier à vie? Déconnecté du terrain? Avec des familles qui entrent en politique de mère/père en fils/fille? (Certains se sont fait guillotiner pour moins que ça). N'importe quoi, et pourtant les gens continuent à jouer le jeu.

 

Mais si on redéfinit les règles, si on permet aux électeurs de contôler leurs élus, de les renvoyer s'ils ne font pas le job pour lequel ils ont été élus, alors là, ça m'intéresse.

 

J'ai donc suivi cette campagne d'un oeil nouveau. J'ai cru rêver en voyant des gens donner leurs voix à des candidats corrompus jusqu'au os, qui refusent d'aller aux convocations des juges, qui piquent allégrement dans toutes les caisses en disant aux smicards qu'ils vont devoir se serrer la ceinture pour le bien de leur Etat. A des millionaires qui s'auto-proclamment candidats du peuple alors qu'ils sont nés avec une cuillère en or dans la bouche, vivent dans des châteaux avec des domestiques, dont les programmes économiques selon des experts pourtant pas du tout cocos doubleraient la dette du pays, l'inflation des prix et les impôts...qu'est ce que la haine, la médiocrité et la peur ne font pas faire aux cons incultes, hein.

Mais encore faudrait-il qu'ils sortent de l'ignorance pour se renseigner sur leur candidat, plutot que voter par haine, parce qu'une nana a désigné des coupables pour tous leurs malheurs, ou parce que le mec a de beaux yeux.

 

L'acculturation politique dans ce pays fait vraiment peur.

 

Bref. J'ai voté parce que pour une fois j'ai entendu mes idées, je me suis sentie représentée, et j'ai la nette impression que je ne suis pas la seule.

 

Vivement les législatives.

 

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

  • : Petits Diables
  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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