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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:18
Go 2018! Résolutions et Cie.

L'exercice des résolutions, je le trouve amusant, même si bien sûr comme beaucoup j'ai arrêté les "prendre du temps pour soi" et autres trucs vagues, intenables et invérifiables.

 

2018, j'aime bien son nom et sa sonorité, et puis cette année nous fêterons nos 10 ans de mariage, 2008/2108, un écho agréable.

 

Plus que des résolutions, je crois que ce sont des envies, des besoins, des directions que j'ai envie de prendre, des fils directeurs.

 

En 2018, j'ai des envies "physiques". Après 3 ans sans faire de sport ou presque (grossesse/allaitement/maman solo...), moi qui étais si sportive, je voudrais m'y remettre. Dans la mesure bien entendu: avec mes 3 diablotins maintenant, plus question de suer sang et eau 10h par semaine pour ensuite faire la larve le reste de la journée pour récupérer. J'ai besoin d'énérgie pour les petits, le travail, le quotidien. J'ai déjà repris le yoga, et ma grande vient avec mio d'ailleursc'est sympa et motivant. Prochaine étape: la course à pieds, puis la natation. 1 fois de chaque par semaine ce sera déjà très bien.

J'ai aussi envie de chausser à nouveau mes chaussures de randonnée. Pas question encore une fois de GR10, flanquée de mes diablotins. Ce sera pour dans quelques années, quand il iront en colo ou pourront nous suivre. Mais de belles grandes balades à la journée, ça je voudrais qu'on s'y remette. Mon département regorge de beaux endroits à visiter et à revisiter, ça tombe bien.

Il y a aussi et encore trop de choses chouettes à faire et à visiter autour de chez moi, alors j'ai imprimé une jolie feuille "à planifier" pour que chacun note dessus les sorties, visites et activités diverses qu'il a envie de faire. Ainsi on n'oubliera plus la box créative à faire, ni ces endroits qu'on a envie de découvrir mais auxquels on ne pense pas quand on organise le weekend.

 

En parlant d'organisation, j'ai envie de me mettre à planifier les repas sur la semaine. Je le faisais il y a quelques années, et j'adorais ça. Je vais m'y remettre sous peu, c'est décidé.

J'avais commencé en 2017 à lister les choses à faire: laver la voiture, gérer telle paperasse, acheter le cadeau d'anniversaire de machin, etc...sur une belle fiche. Ca a bien fonctionné, je continue.

 

En 2018 je vais arrêter d'avoir peur d'être jugée dès que quelqu'un passe ma porte. Suite à une trahison particulièrement vicieuse, je me suis sentie trompée et salie par des personnes qui, alors que je leur ouvrais ma porte avec plaisir et simplicité, en profitaient pour juger et critiquer tout ce qui ne leur semblait pas "convenable" chez nous. Depuis, je suis restée méfiante et même angoissée à chaque fois que quelqu'un vient chez moi, et pourtant on en a, du passage. En 2017 j'avais insidieuseument commencé à me renfermer sur moi même et à inviter le moins possible...sans m'en rendre compte en plus. Maintenant c'est fini, j'adore voir des amis et cette année de nouveau il y aura du monde même si j'angoisse toujours. Ca va passer!

 

En 2018 j'ai plein de projets autour du portage. Plein! Je porte biens moins mon Polochon de 2 ans maintenant, il cavale et ne vient dans l'écharpe que si c'est vraiment necessaire comme en montagne. Mais laisser se perdre cette passion et ces compétences acquises pendant toutes ces années? Quel dommage ce serait. Je vais maintenant développer des idées pour partager avec d'autres parents et bébés.

 

En parlant de projets, je veux me faire une place dans mon nouveau college, et je vais mettre de l'énergie  pour y arriver. Je me souviens de mes 12 années de ZEP dans le 93 avec nostalgie, j'avais mis tant de choses en place et je m'y sentais comme chez moi. Maintenant que je suis sur ce nouveau poste pour y rester un bon moment, je vais essayer de ne pas me laisser gagner par la routine et y créer ma bulle.

 

En 2018 je veux avancer vers le véganisme, mon but final au niveau consommation. Je ne mange plus de viande depuis des années, plus de lait ni produits laitiers depuis quelques semaines. Je veux continuer à adapter mes repas à mes convictions. Pour certains c'est trop, pour d'autres je suis trop lente. Mais c'est comme ça que j'avance et même si je suis pressée d'y arriver complètement je ne sais pas faire mieux pour le moment avec les moyens dont je dispose. Pour le moment je dois m'habituer au manque de lait et surtout...de fromage! Si tu connais des faux-mages satisfaisants, je prends.

 

En 2018 mon objectif sera encore le bonheur. Je ne vais pas attendre qu'on me l'apporte comme j'ai parfois pu le faire, je vais aller le chercher. Si je veux une belle journée d'anniversaire de mariage et que l'homme n'a pas trop la tête à ça, eh bien je vais l'organiser pour qu'on passe tous une journée magique. Ce sera de même pour tout le reste: donner c'est mieux qu'attendre de recevoir. Et comme quand on est joyeux, on attire les bonnes volontés, je sais (pour l'avoir tant fait)que ça enclenche un cercle vertueux bien plus efficacement qu'en faisant la tête parce qu'on ne nous a pas traité comme on le souhaiterait. Le bonheur ça se crée, c'est en nous. Sisisisi. Ne pas se perdre en vaines querelles, vaines rancoeurs, vains orgueils. Et continuer de refuser les relations toxiques.

 

En 2018 je voudrais voir un peu mon mari. Depuis la naissance de Polochon, on a dû passer en tout 10h que tous les deux. Je veux réinstaurer une soirée série par semaine, que tous les deux après le coucher les diablotins. En plus il vient d'installer la TV avec la fibre dans notre chambre! Et celui qui a dit que c'était un tue l'amour avait bien tort. Ca nous permet de nous retrouver et de passer un peu de temps ensemble, dans un quotidien très chargé eet sans aucun espoir de weekends en amoureux. Je prends les idées de séries, j'ai décroché depuis bien longtemps.

 

En 2018 je vais buller, glander, regarder des films, bouger, courir, faire plein de choses avec les diablotins, en famille, un peu avec l'homme si on y arrive, voir des amis, voyager un peu même pas loin, lancer des projets mais pas trop, carresser le chat et le chien, cuisiner un peu mais pas trop non plus, prendre plein de photos... tout ça au moins et plus encore.

 

En 2018 je vais continuer à tenter d'avoir un équilibre entre toutes les facettes de ma vie, et chaque matin, même les pires, je veux me reveiller avec en tête cette question: "qu'est ce que je peux faire aujourd'hui pour être heureuse et rendre les autres heureux?".

 

 

Et toi, 2018 t'inspire?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 07:07
2017 et son bilan.

Allez, cette année encore je prends 30 minutes pour ce petit exercice bien sympatique: le bilan de l'année écoulée.

Une drôle, d'année, 2017!

 

Entre encore 4 mois en congé parental, jusqu'en avril, puis ma reprise à un nouveau poste très agréable où je tente de faire mon trou. Travailler à 4 minutes en voiture de chez soi, c'est le rêve. Et pour la première fois de ma carrière, je ne suis pas en zep. Ca change vraiment. C'est reposant. J'aimais bien mes zep, je m'y sentais comme un poisson dans l'eau, et c'était mon élément. Mais un peu plus de calme ne fait pas de mal. Je dois retravailler toutes mes séances du coup, elles sont trop courtes...

Je suis à temps partiel à 80%, et je compte y rester aussi longtemps que possible. Ce n'est pas du luxe quand on a trois diablotins. Evidemment il faut pouvoir, on fait des sacrifices pour ça, et ça en vaut la peine.

 

Etonnament alors que j'appréhendais vraiment cette reprise, ça s'est bien passé et en douceur. Je ne me sens pas épuisée, j'arrive à gérer à peu près tout de front. Bien sûr il faut faire des choix et je ne peux plus passer autant de temps en cuisine que je le voudrais, on ne se voit quasi pas en amoureux avec l'homme, chaque minute compte, mais ça va, je me sens bien.

Tout n'est pas parfait et loin de là au travail, mais ça avance même doucement.

 

L'homme a travaillé jusqu'à début juillet à 200 km de la maison, il passait plusieurs jours et nuits par semaine loin de nous, et je ne me suis pas privée pour me plaindre de tout gérer au quotidien. Ce n'était pas facile! Je respecte d'autant plus ces parents solos avec plusieurs enfants dont c'est la vie pour toujours et pas que pour quelques mois. On n'a pas le droit à l'erreur quand tout repose sur nos épaules, et une gastro c'est la catastrophe.

Ca m'a apporté beaucoup de force, d'indépendance et de confiance en moi.

 

Et puis il est revenu, avec son agrégation enfin finalisée, et on a vraiment savouré la fin de cette épreuve. Maintenant on a attaqué tout ce qu'on veut faire dans la maison, et il y en a! L'été, on a refait la chambre de la Pouillette. Puis celle de Polochon. Maintenant on fignole et on va passer à notre chambre. Moi qui déséspérais de voir cette maison enfin nous ressembler, je vois que ça a bien avancé.

 

En 2017 j'ai repris la lecture, j'adore lire mais parfois je n'en prends pas le temps. La reprise du travail m'a motivée. Et ça fait du bien! J'en sui à une dizaine de livres depuis mai, c'est encore peu mais j'étais quasiment à zéro avant.

 

Alors que je ne m'occupais pas de moi du tout jusqu'en septembre, j'ai repris le yoga à la rentrée. Alors certes, rien à voir avec mes menus équilibrés et mes 5h de sport minimum par semaine d'avant Polochon, mais tout de même, je suis contente de moi. C'est un premier pas.

 

En 2017 j'ai été opérée du col de l'utérus et les nouvelles sont très bonnes, plus de lésions qui craignent du boudin, plus de virus mal plaçé. Par contre j'ai eu de sacrées complications qui durent encore aujourd'hui même si le pire semble etre derrière moi, enfin.

 

Ca m'a motivée pour franchir un pas de plus vers le véganisme que je vise à terme. Je ne mange déjà plus de viande depuis 3 ans, et en 2017 j'ai arrêté le lait et tous les produits laitiers. C'est super dur, je te l'avoue, mais je tiens bon et je suis fière d'avancer selon mes principes.

 

En 2017 je suis heureuse d'avoir été bien entourée. Mes proches ont montré qu'ils étaient là, j'ai pu compter sur eux dans les joies et les difficultés.

 

J'ai tenté d'être là aussi pour ceux que j'aime et qui m'aiment. Des amies ont vécu de douloureuses épreuves, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour être présente et les aider. J'espère avoir réussi.

 

Mes diablotins ont poussé. Polochon a 2 ans, Cromignon 6 et la Pouillette 15. On a fait de belles fêtes pour leurs anniversaires à tous les trois, c'est important pour nous. Ils vont bien et c'est plaisir de les voir évoluer.

 

Polochon est très appliqué et persévérant, sans être têtu. Il est passionné de puzzles et s'en sort vraiment bien. Il va dans une "prématernelle"" qui est géniale et il y est très épanoui. Cromignon a toujours son caractère particulier, entier, avec lui c'est blanc ou noir et ce n'est pas forcément facile. Il est passionné d'échecs et est même champion départemenal d'échecs dans sa catégorie. Il est en CP et tout se passe bien, il sait lire maintenant et pour cce qui est de compter...c'est cromignon quoi, je ne m'inquiète pas pour lui!

 

La Pouillette est toujours folle d'équitation, elle fait du cheval en otpion sport au lycée car elle est en seconde maintenant. Très heureuse d'aller au lycée, au cheval, elle a plain d'amis et est en pleine forme. Un peu plus de boulot en classe ne serait pas du luxe mais je ne lui en veux pas, c'est compliqué d'être ado! Elle a un super projet d'avenir, et je crois complêtement en elle.

 

En 2017 je suis tombée amoureuse. D'un chat. C'est dingue, je n'ai jamais aimé les chats. Je ne leur faisais pas confiance. Je n'en n'ai jamais eu et je n'en voulais pas. Et puis ce chat s'est invité. J'ai d'abord tenté de le chasser, mais rien à faire. Et quand le chien l'a laissé manger dans sa gamelle, j'ai baissé les bras et je lui ai payé du sheba. Maintenant il fait mon bonheur, il est magnifique, adorable, doux comme personne et s'éclate avec les efnats. Je vire mêem mon homme du lit s'il a décidé de dormir avec moi. Et quand il veut sortir ça me brise le coeur! Il a quelque chose de magique, ce chat, pour m'avoir complètement convertie comme ça. Je suis devenue une mémere à chat et j'en suis très heureuse. Parfois je le regarde et je me dis qu'il manquait à ma vie. Ne rigole pas, je l'aime! Et il fait de moi ce qu'il veut.

 

En 2017 j'ai eu la chance de profiter, de n'avoir plus de parasites, de personnes toxiques ou jugeantes, dans les pattes. Et comme un cercle vertueux, j'ai l'impression d'avoir même près de moi plus de gens qui ne m'apportent que du bon. Les blessures du passé, les séquelles des trahisons restent malheureusement, comme cette peur à chaque fois que je reçois du monde, cette angoisse de ne pas être parfaite et qu'on me critique, qu'on se sente supérieur, qu'on me rabaisse pour un grain de poussière ou une tâche. Mais j'en ai pris conscience et maitnenant, je me fais violence pour ne pas céder à cette envie de tout récurer à fond dès qu'une copine passe prendre un café.

 

En 2017 j'ai passé une nuit dans une yourte avec mon homme et les diablotins. 3 nuits au camping dans un mobil home. Je suis allée au salon du portage Bébé portation de Paris, et ca a été formidable. Une révélation. On est aussi allés 4 jours à Paris en août, ca a été rapide mais agréable, pour voir la grand mère de l'homme surtout.

 

En 2017 on a fait aussi plein de projets, mais ça, je t'en reparlerais plus tard!

 

Et toi, tu as aimé 2017?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 05:00
Le questionnaire de Pivot

Je suis tombée sur ce questionnaire chez Phénomène de Maud. Je l'ai trouvé bien marrant, alors je me prête au jeu!

 

Votre mot préféré ?  Ouh là. J'en ai plein. En ce moment j'aime bien "tatum". C'est en fait le mot préféré de Polochon, ça veut dire "musique".

 

Le mot que vous détestez ? Je crois que c'est "croûte". Ce mot est d'une laideur!!!

 

Votre drogue favorite ? Je peux pas te dire, c'est illégal. Enfin maintenant avec mes trois diablotins, je dirais la glace au tiramiù.Iimpossible de m'en passer.

 

Le son, le bruit que vous aimez ? La sonnerie de mon collège. Le son est affreux, mais plus il y en a et plus c'est bientôt fini, jusqu'à la dernière de la journée, de la semaine, de l'année...

 

Le son, le bruit que vous détestez ? Les aboiements de mon chien. C'est horriblement fort et désagréable. C'est un chien d'alarme, bien que tout petit il fait un boucan de tous les Diables.

 

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? Porca miséria. Mes racines italiennes. Je les ai bien étouffées mais il faut qu'elles ressortent, un peu, de temps en temps.

 

Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? Je crois que Macron serait parfait pour cet usage. Ça lui irait comme un gant.

 

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? J'hésite en boucher, dentiste et gastro-enterologue...

 

La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? 
Un hippopotame. C'est trop sympa. Pas de prédateur, il se roule dans la boue toute la journée, le pied.

 

Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire? Si Dieu existe, j'aurais d'abord deux mots à lui dire, moi en premier. C'est pas du boulot, cette terre là. Y a pas de formation continue pour les dieux? Parce que là il faut une remise à niveau, et dare-dare!

 

 

Et voila ce questionnaire rigolo, n'hésite pas à le faire aussi!

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 05:40
Elections.

Depuis un moment, j'étais déconnectée de l'actualité en général, et du monde électoral en particulier.

 

Je suivais d'une oreille distraite la campagne, regardant d'un oeil amusé discours et débats qui me semblaient si caricaturaux qu'on aurait dit des sketchs. Les candidats, campés dans leurs rôles, jouaient comme dans une mauvaise série des personnages aux caractères plus forcés que nature. Et ils jouaient mal. Acteur, c'est un métier hein, ça s'apprend.

 

Je m'apprêtais en bonne nanar à sécher ces élections inutiles, ou à aller voter pour un petit parti qui semble représenter quelques peu mes idées et qui ne passera les 3%...quand un jour j'ai entendu à la radio une partie d'un ènième discours et j'ai prêté l'oreille.

Un mot a retenu mon attention incrédule et ahurie.

"Constituante".

 

J'ai cru halluciner, m'être trompée, avoir mal entendu, mais non, il avait bien dit constituante.

J'ai ri intérieurement.

 

Je me suis dit: "il est barré celui-là, on doit encore être deux anarchistes et trois cocos en France à comprendre le sens de ce mot. Ca doit faire 100 ans que plus personne ne le connait dans ce pays. Et les médias et les pouvoirs publics s'y sont bien attelés d'ailleurs, à le faire oublier, à grand coup de chasse aux pokemons et de ch'tis à Marseille. "

 

Mais la suite m'a fait encore plus halluciner. Il faut savoir que je suis très très très nulle pour prédire le succès. Quand j'étais collégienne, je prenais mon petit dejeuner devant les clips de M6 tous les matins avant les cours. Un jour, le premier clip de Nirvana a été diffusé. J'ai regardé ce qui allait devenir un tube incontournable et le début du grunge d'un air moqueur, en me disant: "c'est quoi ce truc bruyant, ça ne marchera jamais!". Raté.

Bref. Là, pareil.

 

En fait l'équipe des Insoumis a tellement bien fait le job qu'elle a réussi à expliquer, en un temps record, à un grand nombre de personnes un minimum ouvertes, le sens de ce mot et ce qu'il implique.

 

Comment le régime dans lequel nous sommes n'est pas une fatalité. Comment on peut reprendre le pouvoir sur les élites politiques et les lobbies financiers. Comment une nouvelle république pourrait rendre le contrôle des élus aux électeurs.

 

Pourquoi je refusais jusqu'ici ma voix au second tour à un gars qui se fait élire sur des promesses qu'il sera ensuite libre de tenir ou pas, ou de faire completement l'inverse, en se couvrant derrière la conjoncture blablabla voire en ne se couvrant même pas.

Pendant 5 ans, avec mon accord initial.

Je refusais de participer à cette mascarade de république qui ne jouait ni franc jeu ni selon des règles démocratiques (démocratie = pouvoir au peuble). C'est quoi ce régime où la politique est un métier à vie? Déconnecté du terrain? Avec des familles qui entrent en politique de mère/père en fils/fille? (Certains se sont fait guillotiner pour moins que ça). N'importe quoi, et pourtant les gens continuent à jouer le jeu.

 

Mais si on redéfinit les règles, si on permet aux électeurs de contôler leurs élus, de les renvoyer s'ils ne font pas le job pour lequel ils ont été élus, alors là, ça m'intéresse.

 

J'ai donc suivi cette campagne d'un oeil nouveau. J'ai cru rêver en voyant des gens donner leurs voix à des candidats corrompus jusqu'au os, qui refusent d'aller aux convocations des juges, qui piquent allégrement dans toutes les caisses en disant aux smicards qu'ils vont devoir se serrer la ceinture pour le bien de leur Etat. A des millionaires qui s'auto-proclamment candidats du peuple alors qu'ils sont nés avec une cuillère en or dans la bouche, vivent dans des châteaux avec des domestiques, dont les programmes économiques selon des experts pourtant pas du tout cocos doubleraient la dette du pays, l'inflation des prix et les impôts...qu'est ce que la haine, la médiocrité et la peur ne font pas faire aux cons incultes, hein.

Mais encore faudrait-il qu'ils sortent de l'ignorance pour se renseigner sur leur candidat, plutot que voter par haine, parce qu'une nana a désigné des coupables pour tous leurs malheurs, ou parce que le mec a de beaux yeux.

 

L'acculturation politique dans ce pays fait vraiment peur.

 

Bref. J'ai voté parce que pour une fois j'ai entendu mes idées, je me suis sentie représentée, et j'ai la nette impression que je ne suis pas la seule.

 

Vivement les législatives.

 

 

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:34
Prête pour le bikini.

Avril, mai: les médias recommencent à nous bassiner, nous le public féminin imparfait, avec cette injonction suprême: le maillot de bain cet été. Plus important tu meurs.

Rivalisant d'originalité année après année, magazines et site de tous poils nous font le décompte, attention, plus que 10-9-8-7-... semaines pour être prête à sortir le 2 pièces! Bouge ton gras!

 

Comme beaucoup, je m'y suis d'abord engouffrée tête la première, inquiète de ne pas répondre aux canons de la beauté en vigueur lorsque viendrait le moment de se dénuder. Sous peine de...quoi exactement d'ailleurs? Je ne l'ai jamais vraiment su, mais ça doit être vachement grave pour que 52% de la population française ou presque soit apeurée à cette terrible perspective.

 

Le regard des autres? La comparaison, sport tellement pratiqué sur les plages? Ca me semble un peu léger pour justifier des semaines à s'affamer aevc le dernier régime à la mode et le sport qui te fera le plus suer. Non, sans rire, je ne sais pas ce qu'on risque à sortir son bide mou en public.

 

Puis l'âge, la réflexion venant, je suis devenue bien critique avec ce marronnier (et les autres), devenant comme beaucoup, dénonciatrice du sexisme, des injonctions faites aux femmes encore et toujours, du contrôle de nos corps par une société patriarcale voulant sans arrêt nous ramener à notre image, postant sur les réseaux sociaux des tas d'articles montrant les méfaits de la glorification des mannequins annorexiques, etc.

 

Pour aller sur la plage, on devrait forcément être à l'image d'une Kate Moss (image qui est d'ailleurs tellement retouchée qu'elle ne ressemble pas au moindre être humain existant, pas même à Kate Moss herself)? Etonnament les hommes ne subissent pas ce genre de diktat, eux! Ah oui, tenons ces dames occupées à des futilités, de manière à ce qu'elles ne pensent surtout pas à réclammer l'égalité avec les hommes...Quand on est en dépression pour 5 kg "en trop" et qu'on crève de faim, on ne milite pas.

Bref, je revendiquais.

 

Maintenant, est-ce que ce sont mes 3 maternités qui m'ont fait aimer ce corps qui a si bien bossé? La sagesse venant avec un nombre d'années au compteur qui commence à être un peu plus grand? La certitude de savoir que qui je suis et ce que je vaux n'a aucun rapport avec un éventuel bourrelet ou une fesse molle? Une autre idée de la beauté, qui n'est plus en phase avec ce que veulent nous vendre les boîtes de marketing?

Je ne sais pas.

 

Toujours est-il qu'aujourd'hui je m'en fous mais bien comme il faut. Je regarde d'un oeil indiférent les Unes des magazines vantant la diète suédoise ou le coaching californien. Je me demande comment ça a pu m'atteindre avant.

 

Telle que je suis aujourd'hui, j'ai 3 enfants, j'allaite mon petit dernier, je bosse, j'ai subi 3 césariennes et je n'ai plus 20 ni 30 ans. Je n'ai pas fait le moindre sport depuis 2 ans, et je mange ce dont j'ai envie, quand j'en ai envie, parce qu'il faut tenir et qu'en ce moment je n'ai absolument pas une once d'énergie pour quoi que ce soit de plus que mon quotidien chargé.

 

Mon allure s'en ressent forcément: si je suis loin d'être grosse (merci le régime 3 enfants/pas de mari en semaine, les plus efficace qui soit à mon avis!), c'est mou tout ça et vraiment pas conforme à ce qu'il "faudrait" que je sois pour avoir le droit de profiter de la plage sereinement en maillot. Selon les critères du moment.

 

Pourtant, je vais me mettre en bikini, je ne vais rien ressentir d'autre que le bonheur d'être en vacances, de sentir le soleil, l'eau de la mer et le sable. Je vais jouer avec mes enfants, me baigner, bronzer, profiter et manger plein de glaces. Je ne vais pas scruter les autres, je ne vais pas m'examiner à la loupe. Je sais comme je suis, ça me va très bien comme ça. Mon corps fait le job, malgré tout ce que je lui demande, et ce ne sont pas quelques images sur du papier qui me feront le détester.

 

Comme je suis maintenant, et comme je serais demain, je suis prête pour le bikini.

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 05:24
Tout va bien.

En relisant mes quelques maigres billets de ces dernières semaines, j'ai trouvé que ce qui en ressortait c'était pas mal de morosité, du manque d'entrain, de la fatigue, un rien de déprime...

 

C'est vrai que je ne prends pas beaucoup de temps pour mes loisirs, ce blog pour commencer.

C'est vrai que 'ai même du mal, beaucoup de mal, pour les trucs qui me concernent comme la fameuse rééducation du périnée, les quelques rendez-vous médicaux auxquels je dois vraiment aller (je ne parle même pas d'aller faire un truc genre coiffeur...).

 

C'est vrai que je me sens parfois dépassée, épuisée, sans force.

 

C'est vrai que ces vacances d'été n'ont pas été (justement, huhu!) les meilleures de ma vie, et merci à tout ceux qui sont venus de loin car vraiment ça les a égayé!

C'est vrai que j'ai parfois bien du mal à profiter de mes joyeux diablotins, empêtrée dans la gestion du quotidien.

Je désespère parfois de voir enfin cette maison devenir telle que je la souhaite, belle, agréable, ordonnée...

Contradictoire que je suis, quand ça avance de ce côté, je déplore que les travaux nous empêchent d'aller à la plage, à la montagne...

Car oui ça avance, mais à pas de fourmis vu que l'homme assure à peu près tout seul le gros du boulot tandis que je lutte pour que le reste garde un semblant de forme correcte.

 

C'est vrai que j'ai eu un gros coup de blues quand j'ai appris fin août que l'homme allait passer plusieurs jour par semaine loin de nous. Je n'aime pas qu'on soit séparés, il me ma,que beaucoup, et j'ai peur de la gestion des diablotins et de l'intendance seule. Je sais bien que beaucoup le font et bien plus que quelques fois par semaine, mais pour moi c'est difficile de me projeter dans un tel schéma avec bonheur. Jouer à Joe le taxi entre les whatmille activités des grands avec bébé sous le bras tout en assurant à la maison...bref. Nous n'étions pas du tout préparés à ça.

 

C'est vrai aussi que cet éloignement grève nos finances et qu'il va falloir se serrer encore un peu la ceinture pour redresser la barre.

 

Mais tu sais quoi, rien de tout ça n'est grave. Et même si je me laisse un peu abattre, là tout de suite...je ne vais pas traîner comme ça à me plaindre de broutilles. Laisse moi encore chouiner un peu sur mon sort qui est si loin d'être terrible et dans quelques jours j'aurais repris tout ça en main.

 

Des jolis diablotins en bonne santé et heureux de vivre, une grande voiture pour les mettre dedans et se balader, une maison qui un jour ressemblera à quelque chose, sisisisi on y croit, le meilleur homme du monde à mes côté (à part quelques jours et nuits par semaine...pendant quelques temps), de bons amis, de bons voisins, une bonne santé pour moi aussi, à manger dans mon frigo (et des mars glacés au congélo), la mer et la montagne à portée de main (quand ont le temps et l'énergie, mais à portée de main!), le soleil 300 jours par an et...de belles écharpes pour porter mon bébé!

Tout va bien!

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 05:07
Le piège du fait-maison.

C'est la vogue du home-made, à fond les ballons. Tu as dû remarquer.

En cuisine, dans la salle de bain, pour les produits ménager, pour les vêtements, la déco...

 

Pas un jour ne passe sans que je ne lise un billet de blog, que je ne voie une émission de TV, que je ne tombe sur un bouquin ou un magazine...avec de beaux DIY comestibles ou pas.

C'est sympa. C'est souvent économique. C'est agréable.

C'est souvent écolo et meilleur pour la santé.

Certes.

 

Moi la première, je me suis engouffrée dans la tendance. Surtout en cuisine, j'ai toujours aimé cuisiner. Je fais le pain, les yaourts, les desserts, les plats et les crèmes glacées...

En découvrant le no-poo et les cosmétiques cleans, je bidouille aussi de ce côté.

Quant aux produits ménagers, ça fait un bon moment que je jongle entre produits cleans et faits-maison.

Concernant la déco et la couture, tu me connais hein, c'est pas mon rayon.

 

Il y a eu un moment où j'ai vraiment eu l'impression d'y consacrer du temps, beaucoup de temps...trop de temps.

 

Quand on bosse et qu'on a trois diablotins, le temps c'est un paramètre très précieux.

Alors je me suis posée un instant et j'ai réfléchi.

 

D'abord, pourquoi le home made. Pourquoi moi, je veux faire moi-même. Qu'est ce que je je veux faire moi-même.

 

Et puis, pourquoi et comment cette tendance. Féminine. Comme je crois de plus en plus à une orchestration mondiale de la société patriarcale et non plus à un "hasard" découlant de l'évolution, je me suis dit que bien peu nombreux dans les foyers sont les hommes qui cousent de petits sarouels pour leurs lardons. Qui font leurs gel-douche. Qui font des danettes maison ou du gel de lin pour remplacer leur gomina. Qui fabriquent leur lessive...

 

Pourtant ces messieurs ne sont-ils pas concernés aussi par leur santé, celles de leurs enfants, l'écologie, les économies? Pourquoi seules les femmes se lancent-elles dans ces activités certes gratifiantes et souvent agréables, mais chronophages de ouf?

 

Dans les magazines masculins, y-a-til des articles sur "comment faire soi-même sa mousse à raser"?

N'as-tu pas l'impression qu'on nous vend la femme parfaite avec une nouvelle corde à son arc: elle fait-tout elle-même?

N'as-tu pas l'impression qu'on doive limite s'excuser si on poste une photo d'un gâteau qu'on a acheté?

Ohhhh la vilaine maman nullasse, elle n'a pas fait de sweet table pour l'anniversaire de pitchoune...Elle n'a pas recyclé des branches d'arbre et des pommes de pin pour décorer la chambre de bébé...

 

Ne serait-ce pas un nouvel outil d'asservissement des femmes, cette affaire de fait-maison? Histoire d'encore plus nous occuper à des tâches pour éviter -peut-être- qu'on se demande pourquoi ces messieurs les juges condamnent un homme violent qui a tué sa compagne (c'est donc un "drame familial...") à 3 ans fermes (voire à rien du tout, homicide involontaire, les prisons sont pleines, dehors monsieur...), et une femme victime qui se défend (c'est donc un meurtre...) à 10?

Mais pardon je m'égare. Le home-made,, donc.

 

J'ai donc décidé de mettre un frein à mes productions. Je garde du temps pour mes diablotins, et je ne réalise moi-même que ce qui en vaut vraiment la peine.

Pour moi, c'est: la nourriture, mais j'ai toujours de quoi dépanner. Je fais le pain, mais j'ai du pain de mie dans un placard, ou des tranches au congélateur. Aujourd'hui, je manque vraiment de temps, alors j'ai aussi quelques plats tout prêts surgelés. Et des boîtes de conserve. quand je peux sans m'épuiser ou négliger mes enfants, je fais la popote. Sinon j'ouvre le placard ou le congélateur. En attendant de retrouver un peu de temps pour ça.

Niveau cosmétiques, ce que je fais me semble très important et ne me prend pas beaucoup de temps. Mon shikakai, mon henné, le dentifrice...Je ne fais plus de savons ni de gel douche maison. C'est long, et me semble inutile. J'achète du bon savon clean, c'est écolo et ça ne coûte pas cher, ça dure longtemps. Je me lave au rhassoul en général, ça ne prend pas de temps non plus. Plus de crème pour le visage,n mis les remplacer est rapide.

Pour les produits ménagers, c'est également rapide. Je prépare la lessive pour plus d'un mois. J'alterne avec de la lessive clean. Pour les sols, je prépare en avance pas mal de produit en 3 minutes.

 

Pour le reste, j'achète des produits les plus sains possibles...

Je ne passerais plus mes dimanches après-midi en cuisine pour préparer les menus et repas de la semaine...les goûters des enfants, j'ai recommencé à les acheter. Et si j'ai le temps, et l'envie,  on les fait ensemble avec eux.

 

Avec un peu de recul, cette mode du tout-fait maison ressemble fort à une injonction de plus et à une jolie pierre à l'édifice de l'asservissement féminin...non?

 

 

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 05:01
Est-ce une bonne idée d'avoir une famille nombreuse quand on n'en n'est pas issu?

Question qui me traverse l'esprit depuis quelques semaines, alors que je vois autour de moi des gens tellement plus dégourdis, avec une troupe parfois bien plus nombreuse que la mienne!

 

Je me suis construite en enfant unique. Dans le calme, avec l'attention générale d'une petite famille rapprochée et d'une grande famille élargie. Mes besoins, mon rythme, mes goûts étaient écoutés et respectés.

 

Mes parents m'ont toujours rabâché que j'étais égoïste. Je ne sais pas si c'est vrai, aujourd'hui on ne me le dit plus mais qui sait. Ils avaient peut-être raison.

 

En tous cas je suis devenue grande soeur sur le tard, à 11 ans. Faire de la place pour ce petit être braillard qui n'a fait ses nuits qu'à 2 ans et était à la limite de l'hyperactivité n'a pas été facile!

J'en ai gardé une aversion pour le bruit, les cris, l'agitation.

 

J'ai aussi le sommeil très léger. Je n'aime pas le désordre total, ça m'oppresse. Je suis loin d'être une fée du logis mais quand trop de bazar s'accumule partout, j'angoisse.

 

J'ai toujours eu ma chambre, et je n'arrive pas à dormir quand mes petites habitudes sont bousculées...

 

Sachant tout ça, quelles sont mes chances de survivre avec bonheur avec trois diablotins plus un chien (plus un homme...)?

Minces n'est-ce pas!

 

Et quand je vois ces familles bien plus nombreuses que la mienne relever haut lamais les défis sur lesquels je bute...ménager chaque enfant selon son âge et sa personnalité, tenir une maison à peu près correcte, faire des repas équilibrés respectant les goûts de chacun, garder un créneau pour la vie de couple (ahah!), pour moi-même (double ahah!), pour la vie sociale (juste MDR!!!).

 

Allez hauts les coeurs...Un bébé dans le dos, une grande qui lit une BD et un Cromignon-pirate qui grimpe dans le figuier. Je vais y arriver!

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 05:53
Si toi aussi tu aimes tes enfants plus que tout...

...clique sur j'aime et partage cette photo.

Toi aussi tu dois voir passer ce genre de statuts sur les réseaux sociaux. Assortis d'une photo avec des étoiles, ou des fleurs, des petits nounous mignons.

Tu en as peut être postés?

 

Ca m'a toujours interpellé. Non parce que ça me semble un peu évident d'abord, qu'on les aime à peu près plus que tout, nos gamins.

Mais aussi parce que ma conception de l'amour que je leur porte n'est pas de poster un statut mièvre.

Pour moi, aimer mes enfants plus que tout se traduit autrement. Et en partie par le fait de chercher à leur donner le meilleur, dans tout, tout le temps.

 

Aucun parent n'est parfait sans doute, mais j'ai vu des personnes poster de genre de truc et ensuite une photo de leur bébé de 4 mois dans un siège auto face à la route. Pourtant on sait les dangers que ça comporte aujourd'hui. Tu aimes ton enfant plus que tout, tu le clames sur Facebook, mais tu ne recherche pas pour lui la sécurité optimale en voiture. Paradoxal.

 

Le meilleur, on ne nait pas avec. Le meilleur, ça s'apprend, ça se cherche.

 

Ma manière de les aimer plus que tout?

 

Je passe du temps sur le net à lire les crash tests des sièges autos, pour choisir celui qui sera le plus adapté pour mes petits.

Je passe d'ailleurs beaucoup de temps à me rengeigner avant de choisir quelque chose pour eux, quoi que ce soit ou presque. Je veux choisir en connaissance de cause, pas parce que j'ai vu ça quelque part, parce que d'autres le font, parce que j'ai vu une pub ou qu'un docteur l'a dit.

 

J'essaye de ne pas forcément reproduire l'éducation que j'ai eue ou que j'ai vue autour de moi, parce que "c'était mieux avant" ou que "c'est comme ça que mes parents ont fait et je ne suis pas morte". Garder mes enfant en vie n'est pas ma seule ambition pour eux, vois tu.

 

Je cherche quels produits utiliser pour ne pas les empoisonner à petit feu à cause d’industries mensongères douées en com' et pour qui seul le profit compte. Coller sur le cul de mon bébé des couches blindées de produits toxiques H24 pendant 2 ans et plus, sachant que bien évidemment sa petite peau fragile est perméable à ces saloperies, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Le tartiner de crèmes pleines de trucs tout aussi toxiques sans même m'interroger sur ce que sont ces noms étranges dans la composition, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur.

 

Je lis les étiquettes des choses qu'ils mangent, qu'ils utilisent, que j'utilise pour eux. En cherchant ce qui est bon, ce qui est mauvais, ce qui acceptable et ce qui ne l'est pas. Donner à mes enfants des aliments susceptibles d'être cancérigènes, comme l'huile de palme contenue dans les laits infantiles, j'ai pensé que ce n'était pas le meilleur. Combien de parents aiment leurs enfants plus que tout, mais ne cherchent pas à savoir ce que leur bébé va manger exclusivement pendant les premiers mois de sa vie? Ce qui va le faire grandir, le construire? Paradoxal.

 

J'essaye de me renseigner, de sortir de ma zone de confort, de me remettre en question et ce que j'ai appris avec. Pour voir comment on peut faire autrement, pour voir si autrement ce ne serait pas le meilleur, peut-être. Comme le portage physiologique, la motricité libre, la DME, l'éducation non punitive...

 

Je ne dis pas que c'est le meilleur, je dis que je pense que ça l'est, pour nous.

 

Aujourd'hui avec Internet c'est facile, de chercher, de trouver, de lire, de se renseigner. C'est rapide. En tous cas plus qu'il y a 20 ans.

 

Mais c'est vrai que ca prend du temps. Ca demande de la réflexion et des discussions. De la lecture. Ca ne se fait pas en un jour. C'est un travail au quotidien. Et c'est loin d'être une science exacte...que d'erreurs j'ai pu commettre en pensant faire au mieux!

 

C'est comme ça que je les aime, plus que tout.

 

Et toi, comment tu les aimes plus que tout, tes enfants?

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 05:38
Noyée.

Je passe d'une pièce à une autre avec une idée précise. Ranger la panière de vêtements. Débarrasser la table. Vider la poubelle à couche et faire tourner la machine. Valider quelques commentaires sur le blog (et y répondre, soyons fous). Arroser le citronnier.

 

En chemin mon oeil est attiré. La chaise haute de Polochon est encore pleine de son repas, avec son bavoir sale par dessus. Ou le pot de chambre de la nuit de Cromignon n'est pas vidé. Ou la salle de bain est vraiment trop sale. Ou ma chambre trop en désordre. Ou le sol de la cuisine plein de tâches.

 

Je m'attelle alors à arranger ça quand...Polochon m'appelle. Il veut téter. Je le prends et m’installe, je vais en profiter pour valider ces com'...ah non, répondre à ce mail important, le blog attendra...ah non faire un virement vite vite avant de dépasser le découvert...ah non faire le drive, le frigo est vide- paf: qu'est ce que je fais à manger, ce soir? - ah non je dois commander un truc pour envoyer chez ma cousine...

 

Polochon a fini. Vite je repars pour la préparation du repas donc. Qu'est ce que j'ai -pour Polochon je dois vite faire un ou deux trucs vapeur, comme on fait DME, mais maintenant parce que ça doit bien refroidir- on sonne à la porte.

J'avais oublié ces gens qui viennent m'acheter ce bidule. J'ouvre, en pyjama, j'aime pas, mais bon, ils en ont sans doute vus d'autres. "Bonjour, 10 euros, merci, oui c'est bien comme ça que ça marche, ah oui le bébé est en écharpe, oui c'est pratique et joli, non ça ne fait pas mal au dos, tenez voilà les coordonnées d'une monitrice pour apprendre...".

 

Je repars, je butte dans la pile de chaussures mal rangées. Il faut que je m'y attaque. Mais le téléphone sonne. D'une main, je réponds, de l'autre je calme Polochon qui a sommeil.

Je raccroche, je range 3 paires de chaussures, je me dis que ce n'est pas le plus urgent, je file en cuisine lancer une courgette et une pomme de terre pour Polochon. Pendant que j'épluche, j'en profite pour grignotter un morceau de fromage avec du pain. Je lance la cuison. Je file au salon mettre Polochon sur son tapis. Il joue. Je branche l'aspirateur. Je commence à le passer au salon. Il déconne, et s'éteint sans cesse, ne se rallume qu'avec un coup de pied. C'est usant. Un petit coup, un coup de pied, etc...Je voudrais en racheter un. Mais quand est-ce que je trouve une heure au calme devant mon ordi pour faire des recherches pour le choisir?

 

Polochon crie. Je le récupère, laissant l'aspirateur en plan. Je le mets dans mon dos, sauvée par l'écharpe. Je finis l’aspirateur mais c'est mal fait, je n'ai pas passé sous la table, ni dans le bazar des chaussures. Tant pis. Le temps de remplir la bassine d'eau chaude pour la serpillière, Polochon s'est endormi. Je vais le poser dans son lit. Je reviens et je réussis à finir très sommairement à laver par terre. Il y a plein de jouets dans un coin, sans doute un peu de poussière avec. Les tentures sur le canapé sont pleines de miettes. J'avais pourtant dit "on ne mange pas sur le canapé" mais...je suis la première à le faire finalement aussi...

 

Il n'y a pas une seule pièce de la maison qui soit propre et rangée, ni même agréable. Je cherche souvent du linge propre dans la montagne à ranger.

Polochon sieste, j'en ai pour une heure. Je vais faire au plus vite ce qui est compliqué de faire quand il est là. Lave vaisselle, étendre le linge...que des choses passionnantes. Je vais oublier de manger correctement. Et puis il sera vite 15h45, Cromignon et la Pouillette vont finir, je dois aller les chercher. S'enclenche alors le level 3 de la journée. Goûter devoirs bains activités. Jo le taxi. Repas du soir. Le tout avec plein de rires, de joie, de cris, de disputes. La vie avec les gamins.

 

Ça fait 5 jours que je me dis qu'il serait temps de me laver les cheveux. Mais quand à 23h, j'ai enfin fini ma journée, je n'ai pas le courage. Heureusement que je suis au nopoo, ça permet de tenir.

 

Tu l'auras compris, j'ai l'impression de brasser de l'air sans réussir à rien. De me noyer dans les tâches quotidiennes sans parvenir à les mener à bien. De vivre dans un capharnaüm sans nom sans espoir d'en sortir. Je voudrais avancer un peu dans la déco, le rangement, la chambre de bébé, la mienne...celle de Cromignon, celle de la Pouillette, le salon, la cabane..le tri...chercher un nouvel aspirateur, une nouvelle TV....faire tant de choses. Mais rien que le linge, la vaisselle et les repas occupent 80% de mon temps. Je voudrais plus d'énergie pour profiter des diablotins, mais je ramasse les miettes sous la table.

 

Et pourtant je suis en congé parental...

Oh, ne t'inquiète pas. Je suis du genre à chercher des solutions quand je me mine comme ça.

Ca va passer. Après la noyade, je saurais nager!

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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