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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 06:42
Passion: écharpes de portage.

J'ai un gros rhume. Mon nez coule quasiment sans s'arrêter. Il est tout rouge et irrité. Je me mouche tout le temps. J’éternue par salves de 10 à la chaîne. J'ai les yeux larmoyants. Mes traits sont tirés, ma peau est fatiguée. Je fais plus vieille que mon âge. Je manque de sommeil.

 

Mais bien pire : bébé Polochon aussi est malade. Il est très encombré. Il tousse. Ca dure depuis des jours et je suis inquiète. Il n'a pas encore 4 mois. C'est mon premier enfant à être malade si petit. J'ai peur que ça ne prenne de l'ampleur. Je ne dors que d'un oeil à guetter tout signe de détresse respiratoire. Je passe mes journées à lui mettre plein de trucs dans le nez mais aucune amélioration. Ses médicaments homéopathiques semblent aussi inefficaces.

 

Cromignon a lui aussi commencé à tousser hier. Ce qui annonce sans coup férir une belle semaine de toux/fièvre (et caractère de cochon en prime).

 

Il fait froid et il y a beaucoup de vent. Je vais quand même devoir sortir avec mon bébé pour aller chez le pédiatre.

 

Ma maison est en bazar. Je vais encore déjeuner d'un bout de fromage avec du pain. Flemme de me faire cuire quelque chose.

Je traîne en pyjama. Je perds mon temps sur le net.

 

Bébé commence à pleurer. Il est épuisé par ses quintes.

 

Alors je prends une écharpe. Une belle écharpe. Une écharpe rare. Dans un tissu magnifique. Une écharpe très douce. Une écharpe dont j'ai rêvé avant de l'avoir. Une écharpe qui m'a tiré des cris de joie quand j'ai ouvert le paquet à son arrivée.

 

Je mets mon bébé malade dans mon dos et je noue ma belle écharpe autour de nous.

Ah, je ne suis pas la reine en la matière, non. Je voudrais faire de beaux nouages photogéniques, comme les copines, mais je n'en suis pas là. Je nous enveloppe comme je peux, du mieux que je sais faire. C'est perfectible mais... on est bien.

 

Ces écharpes haut de gamme permettent l'amateurisme.

 

Bébé s'endort paisiblement en quelques minutes. Son petit souffle chaud dans ma nuque est un morceau de paradis. Il ne tousse plus.

 

Et moi, je suis la reine du monde.

 

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 06:11
Astuces anti-déprime post-opératoire.

Si tu me suis un peu, tu sais que j'ai été opérée il y a plus d'un mois et demi, et que je peine à m'en remettre. En conséquence, je ne sors quasi pas de chez moi. Si au début je profitais avec grand plaisir de mon petit bébé tout neuf, rapidement j'en ai eu assez d'être entre 4 murs.

 

J'aimerais tant aller balader bébé autour de chez moi, j'aurais voulu aller aux nombreux marchés de Noël avec mes grands...bref. Je sais que c'est temporaire et que je ferais ensuite plein de belles promenades, j'ai quand même un peu tendance maintenant à broyer du noir.

Il y a bien pire, hein, mais c'est plus fort que moi, rester chez moi alors qu'il fait beau, ne pas aller plus loin que mon jardin, ça commence à peser sur mon moral.

Mais je en veux pas céder à cette tendance morose et j'ai réfléchi...comment éviter de déprimer?

 

C'est assez simple en fait! voila mon plan en 10 points!

 

1/ Voir du monde. A rester sans arrêt entre nous, on va finir comme dans Huis Clos ou Shinning. Alors toute visite est bienvenue! Heureusement les copines passent régulièrement, les voisins aussi. On a eu de la famille pendant 2 semaines et c'était vraiment chouette.

 

2/ Bien manger. Évidement en période de fatigue comme ça, c'est plus facile à dire qu'à faire. Mais c'est hyper important: rien de plus déprimant que d'enchaîner pâtes-oeufs durs à tous les repas. Alors on trouve des façons de contourner...Picard est notre ami, et les copains pensent parfois à nous apporter de bonnes choses toutes prêtes. Ce qui m'amène à mon point suivant:

 

3/ Faire la cuisine. Il faut que j'occupe mes méninges et mes mains, sans quoi chaque jour est quasi l'exacte réplique de la veille. J'aime bien cuisiner, quand je ne suis pas trop fatiguée je passe aux fourneaux. Je trouve des recettes faciles et rapides, je fais surtout des gâteaux, ça fait du bien au moral et c'est vite fait. En ce moment tu peux déguster chez moi un fondant à la noix de coco plus que rapide à préparer et des petits sablés de Noël.

 

4/ Prendre un rien de temps pour moi. Chaque jour je tâche de prendre une bonne douche, me crémer le corps, hydrater mon visage. Régulièrement je me fais un petit masque (tentative désespérée de sauver les meubles?) et je renoue doucement avec ma routine nopoo henné et shikakai.

 

5/ Mettre le nez dehors. Chaque jour, même sans pouvoir aller loin, je me pose au jardin avec une tisane. Avec ou sans bébé. Je reste au moins 10 minutes, même s'il fait mauvais, je crois que j'ai besoin de ma ration de lumière.

 

6/ Ne pas oublier les vitamines. J'ai une petite cure spéciale allaitement en ce moment, et je n'oublie pas mes clémentines et mes kiwis, sans parler des noix et autres amandes. Manger des trucs bons et des trucs sains, c'est vraiment une clé anti-déprime à mon avis.

 

7/ Se distraire. Pareil, avec un tout petit bébé et sans pouvoir sortir, c'est facile à dire...alors tout est bon. Discussions par SMS avec les copines tout au long de la journée, vie sociale par procuration sur Facebook, jeux avec les grands, un rien de lecture même si ce n'est que des journaux people (et quel petit rayon de soleil de voir arriver son Voici hebdomadaire...), séries TV quand on peut...tout ce que tu veux, tout ce qui te plaît et qui est faisable, il faut le faire. Le ménage attendra.

 

8/ Rester un peu connectée à l’actualité. Certes elle est rarement gaie mais j'ai besoin d'avoir une fenêtre sur le monde, et puis il me faut des sujets de discussion et de réflexion autres que bébé et mes douleurs! A moi les infos sur le net ou à la radio.

 

9/ Trouver une passion à assouvir: pour moi c'est simple, je porte mon bébé en écharpe et ça me rempli de joie! Surtout que j'ai fait quelques folies de ce coté là...

 

10/ Et bien sûr le meilleur des remèdes: me noyer dans les yeux de mon bébé Polochon!

 

Je devrais réussir à rester positive!

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 06:18
Encore un!

Encore un an de plus, c'est marrant j'ai l'impression que c'était hier que j'écrivais un billet sur mon anniversaire.

J'avais envie d'écrire un billet rigolo, genre ahah, nique le temps qui passe, on s'en fout c'est qu'un chiffre, non je n'ai pas changé, blabla.

 

Mais je ne suis pas inspirée cette fois.

Si je suis toujours convaincue que je ne vais certainement pas mourir parce que je n'ai pas que ça à faire, le temps quant à lui se rappelle à moi.

Et outch, pan dans les dents, sisi il passe et sisi j'ai changé.

 

Mon corps se remet bien moins vite des épreuves et mon esprit aussi.

Alors je n'ai pas grand chose à raconter en fait aujourd'hui, sinon que je suis vraiment ravie que le temps passe parce qu'il efface les saletés et magnifie les trucs chouettes dans ma mémoire.

 

Je suis ravie, parce que je ne vais pas passer ma journée dans le strass ni les paillettes et que je n'aurais sans doute pas de mirifiques cadeaux avec des diam's. Je vais la passer avec mon homme et mes enfants, si j'en ai la force je m'habillerais.

 

Je vais avoir des dessins, des bisous, et un joli petit cadeau de mon chéri. Des messages de mes amis. Un gâteau sans fruits à coque mais plein de chocolat. Le soir on regardera un film "famille". C'est tout de suite moins glamour qu'ouvrir une bouteille de champ' à L.A.

 

Moi, ça me va bien comme ça.

 

 

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:59
De plein fouet.

Si tu me connais un peu, tu sais que je ne me lasse pas de m'interroger sur nos différences, l'être humain est si divers...depuis que j'ai des enfants, les différences d'approche de la maternité sont peut-être celles qui me semblent le plus étonnantes.

 

Avant je jugeais. Maintenant que la tolérance est mon cheval de bataille, je tente de ne plus envisager les différences en termes de "bien" "mal" "mieux ou "pire". Chacun sa vie, chacun pense comme il peut/veut, la critique est aisée...

 

Ce qui me chagrine c'est quand je vois de super nanas souffrir de leur approche de la maternité. Mais encore une fois, c'est leur affaire, la solution ne peut être qu'en elles.

 

Personnellement je fonctionne ainsi: si quelque chose me fait souffrir de manière récurrente, je me pose, je cherche une solution. Si je n'en trouve pas, je travaille sur l'acceptation. Si tu savais ce que j'accepte aujourd'hui, moi, la control-freak d'antan! Changer ce que je peux changer, accepter ce que je ne peux pas changer, et attendre car rien n'est immuable.

 

Aujourd'hui je m'étonne particulièrement de la douleur des mamans face aux petites phrases assassines de nos chérubins. Les enfants ont le don de sortir des trucs sans aucun recul, comme ça leur vient, parfois. Et ce n'est pas toujours tendre. Encore moins plein de gratitude. Les "Ze ne t'aime plus! Ze préfère nounou! "ou autres gentillesses du même accabit.

 

Les miens aussi, enfin surtout la Pouillette, pour le moment Cromignon, en plein Œdipe, n'est qu'amour et dévouement.

 

J'ai forcément eu droit, famille recomposée oblige ou presque, à la demande d'aller vivre chez le papa, mais aussi avec les grands parents, au Maroc, aux USA, avec Tonton de Dubaï, a des comparaisons peu flatteuses avec les mamans des copines, à des réflexion sur notre vie par rapport à celle des autres...

 

Je n'ai pris ça de plein fouet qu'une fois, quand elle a demandé à aller chez son père, parce que là, je savais que ça pouvait arriver, qu'il y avait un vrai fond.

 

Sinon ça ne me touche pas. Je sais bien que les enfants n'ont aucun recul, n'imaginent pas nous blesser, ne "pensent" pas sérieusement ce qu'ils disent, et n'ont de toutes façons pas la moindre idée de la réalité de ce dont ils parlent. Je rigole en réponse, en général, ou je fais "oui, oui" d'un air détaché, qui d'ailleurs est vraiment détaché.

 

Parce que je sais que ça ne veut rien dire du tout, et certainement pas que je suis une mauvaise maman ou qu'ils ne m'aiment pas.

 

Et toi, tes enfants aussi te disent parfois de trucs "charmants"?

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 05:14
Végétarienne?

Tu remarqueras le point d'interrogation, rien n'est sûr encore. Je ne vais pas crier victoire. Le fait est que je n'ai pas mangé de viande depuis un mois et demi.

Je mange toujours du poisson, des oeufs, du lait...pour le moment en tous cas.

Mais plus de viande.

 

Ma motivation ne date pas d'hier, mais de plusieurs années.

 

Il faut savoir déjà que je ne me considère pas "supérieure" aux animaux. Différente, oui. Mais sans hiérarchie. J'ai des capacités, chaque espèce à les siennes, je ne vaux pas "mieux" que les autres. C'est pour ça que je ne ferais pas opérer ma chienne pour qu'elle n'ait plus de chaleurs. J'ai déjà du mal avec la notion de "possession" d'un autre être vivant, alors de quel droit je lui ferais enlever son utérus pour mon petit confort? Parce que je parle, et que je marche sur deux pattes au lieu de quatre? Ca me semble aussi peu fondé que d'affirmer qu'on peut (r)envoyer des gens vers une vie de misère dans un pays en guerre parce qu'ils ne sont pas nés en France.

 

A la base, c'est la monstruosité de notre chaîne de production agro-alimentaire qui m'a sauté à la figure et m'a donné très envie de ne plus consommer la viande ainsi produite. Poussins broyés, poules au bec coupé qui ne voient jamais le jour, cochons parqués comme des kilos de bidoche sans âme...participer à ça me dégoûte.

 

Au début, j'ai mangé "bio" et "fermier". Je croyais encourager ainsi une production qui garantissait aux animaux une vie "normale".

Mais d'abord, c'est très cher, et surtout, je me suis rendu compte que ces garanties ne me suffisaient pas. En parlant avec des vegans purs et durs, et en allant acheter du poulet dans une ferme bio près de chez moi. Les poules y ont certes de la place, mais quelle vie que celle qui est destinée dès le départ à la consommation, assujettie, programmée...on leur pique leurs bébés, on les parque, on organise leur reproduction...bref. Ca ne me plait pas de les manger. Je peux vivre très bien sans les manger.

 

Pourquoi que maintenant?

Les habitudes alimentaires, les stéréotypes ont la vie dure. Avant de ne plus considérer comme "normal" de manger des animaux morts, il m'a fallu pas mal de réflexion, de discussions, j'ai avancé, reculé, avancé à nouveau...Avant de réaliser que non, ce ne serait pas si compliqué, j'ai eu besoin de temps, de parler, d'exemples. De détricoter tout un schéma mental alimentaire, et c'est loin d'être fini.

 

Voilà, je n'ai pas mangé de viande depuis un mois et demi, et je ne compte plus en manger.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 05:51
Je ne suis pas une maman comme les autres.       (BadMother #62)

Plus je rencontre d'autres mamans, plus je lis les blogs famille et maternité, plus je feuillette des magazines familiaux, et plus je me rends à l'évidence: je ne suis décidément pas une maman comme les autres.

Ni mieux ni pire, quoique certainement bien pire que certaines, mais différente pour sûr.

 

Certains sentiments qui assaillent toutes les mamans me sont inconnus.

Je ne ferais probablement jamais certains trucs que font toutes les autres mamans.

Parfois je me sens décalée, tu vois, parfois j'ai envie de clamer mes différences. Même si je suis une espèce à part, peut être la seule dans mon cas, je suis quand même une maman, mince!

 

Il m'arrive de me dire que j'ai toujours 15 ans dans ma tête et que me voilà tout à coup pourvue de marmots.

 

Parce que jamais...

  • je ne trouve que le temps passe trop vite. Jamais. Sauf quand je sors (une fois par an ou à peine plus) en amoureux avec mon homme. Tous ces statuts FB "ahhh le temps passe trop vite, où est mon bébé!!!" me laissent perplexe. Je ne comprends juste pas. Pourtant j'ai aimé la période bébé, hein, ne nous méprennons pas. J'ai allaité, j'ai adoré ça, j'ai porté, j'ai adoré aussi, j'ai poupouné...mais chaque chose en son temps et à chaque période ses joies et ses difficultés. Je ne regrette pas, je n'ai aucune envie de revenir en arrière.

 

  • je ne fais de sweet table pour les anniversaires. Je ne saurais pas, je pense, la faute à mon infinie nullité artistique. Mais franchement les quelques fois où ça m'a traversé l'esprit, appâtée par l'une de vos magnifiques réalisations...je me suis dit "à quoi bon, en 10 minutes ils auront anéanti le boulot de 10h sans parler du coût!" Faignasse et avare, je suis!

 

  • je ne fais de jolies assiettes rigolotes, à base de ketchup pour faire les cheveux et d'oeufs durs pour les yeux. Non, ça, je ne fais pas. Ne me demande pas pourquoi, mais ça me fout le cafard. Et puis pareil que pour les sweet tables: à quoi bon? Ils vont tout détruire en 2 secondes et tout manger pareil, non?

 

  • je ne culpabilise . Jamais de jamais. Non, jamais, je te dis. Je ne sais même pas ce que c'est, la culpabilité, sans rire, ni avec mes diablotins ni dans aucun autre domaine. Je ne sais pas comment ça se fait. Je foire des trucs parfois, bien sûr, mais je ne ressens pas de culpabilité. C'est plutôt un truc du genre "ah, j'ai merdé. Bon, comment je vais arranger ça/comment je me débrouille pour mieux faire la prochaine fois?". Quand je vois à quel point maternité et culpabilité sont liées chez la plupart des mamans, je me dis que je ne suis pas normale!

 

  • je ne prépare de jolis gâteaux arc-en ciel, à thème sur les pirates ou la reine des neige ou que sais-je. J'admire vos réalisations comme j'admire un tableau de Van Gogh: c'est un truc complêtement hallucinant et hors de ma porté. Je fais de bons gâteaux, enfin nous, on les aime bien, mais jamais de la vie je ne travaille de la pâte à sucre pour qu'ils aient l'air d'un circuit de kart ou d'un centre équestre. Au mieux, je fais un glaçage et j'écris un truc dessus...et là déjà je t'assure que je me surpasse!

 

  • je ne doute de l'école de mes enfants. Bien sûr, tout n'est pas rose, la Pouillette a eu quelques instit's moyennement pédagogues, et maintenant au collège quelques profs pas top du tout. Bien sûr Cromignon va souvent en récré sans son bonnet malgré le froid et le fait que je répète sans cesse au maître qu'il souffre d'asthme et doit être bien couvert, sans parler des soucis parfois rencontrés à la cantine (un jour les atsem seront formées pédagogiquement parlant, un jour...parce que pour le moment tout est affaire de vocation personnelle et ça fait même tiquer une bonne pâte comme moi d'entendre hurler "vous me cassez les c...." à des petits de 3 ans).. bien sûr il y en aura, des soucis: l'éducation nationale, c'est un service public géré par des humains. Le jour où des robots feront cours, sans doute ce genre de trucs n'arrivera plus. Mais dans l'ensemble je suis ravie de l'école et je ne pose pas plus de questions que ça: chacun son job. A eux de leur apprendre Pythagore, je n'ai pas à m'en mêler, ils savent ce qu'ils font. J'hallucine donc à chaque fois que je vois que non, les mamans ne sont pas comme moi. Il n'y a qu'à venir écouter les conversations devant l'école de Cromignon...

 

  • je ne redoute ni mercredis ni weekends ni vacances scolaires. Au contraire. J'adore. Certes je n'ai pas 4 enfants en bas âge, sans quoi peut être je penserais différement, mais pour le moment j'adoooore me retrouver avec ma mini tribu et profiter de la montagne, la plage, notre maison, les copains...bien sûr il y a des mercredis-taxis moins agréables que d'autres, des weekends pluvieux un peu désoeuvrés. Mais dans l'ensemble je suis ravie de passer du temps avec mes diablotins. Ce n'est pas  moi qui me sentirais soulagée quand c'est la rentrée, pour sûr! Alors quand je vois toutes ces mères qui craignent les mercredis comme l'enfer, les vacances comme le diable, je me dis encore une fois que je ne dois pas être une maman standard!

 

  • j'ose à peine le dire mais...j'aime le parc! Oui! C'est vrai! j'aime bien aller au parc avec les diablotins, m'asseoir tranquille pendant qu'ils jouent, surtout maintenant que Cromignon est autonome et que je suis moins derrière lui. Mais même avant, quand je ne pouvais pas le quitter d'une semelle, j'aimais bien, j'ai toujours aimé je crois. Les voir courir, grimper, s'en donner à coeur joie, rire, se balancer...ça m'a toujours procuré beaucoup de bonheur. Le sketch de Foresti sur le parc ne m'inspire vraiment pas: quand j'y suis, je ne rêve absolument pas de m'évader chez Zara...Je vois pourtant que pour beaucoup c'est un calvaire, ou presque...

  • je suis une foutue quiche créative, et donc toutes les jolies activités DIY que vous faites toutes, me font complètement triper! Chez moi tu ne trouveras ni feuilles de couleur, ni yeux mobiles, ni feuilles de mousse, ni attaches parisiennes, ni rien de tous ces trucs nécessaires à chaque fois que je clique sur "Un joli..... DIY" et que je me dis "ah trop chouette, allez je fais ça avec les enfants!". Je t'avoue que je ne sais même pas où je pourrais me procurer ces bidules. Dernièrement je me suis surpassée: j'ai imprimé des patrons de Pâques et on a réalisé des boites et paniers avec des lapins, des poules et des oeufs dessus. Matériel: un ordi, une imprimante, des ciseaux, de la colle. Au delà de ces fournitures, faut pas compter sur moi.

 

  • je ne veux être malade à la place de mes enfants. Ah non, surtout pas. Bien sûr je suis triste, quand ils le sont mais je n'ai pas envie d'endosser ça. Parce que quand c'est moi qui suis malade, qui s'occupe d'eux? L'enfer doit ressembler à une gastro alors que tu as plein de  marmots en bas âge à gérer.

 

En plus d'être bad, je ne fais rien comme tout le monde, quelle vilaine maman je fais! Il doit me manquer quelques cases "maman"!

 

D'autres {Bad Mother} chez:

 

Ma famille Recomposée

 

 

Toi aussi tu es une {Bad Mother}?

Raconte nous!

Un article, un lien vers chez moi, et tu me laisse le lien en commentaire...

Qui sera la pire {Bad Mother} cette semaine?

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:10

En général, les statuts facebook du type "décidément les hypocrites, les faux-culs sont partout, j'en ai assez d'être déçue...blablabla" me semblent bien naïfs...

 

plage

 

D'une part je crois assez peu à l'"hypocrisie", d'autre part je pense que nous sommes tous pareils, plus ou moins.

Selon les jours, selon à qui on a affaire, plus ou moins fiables, plus ou moins médisants, plus ou moins aimables...on a tous été déçus, et on a tous déçu.

Je n'ai pas la prétention d'être meilleure.

 

J'ai subi quleques trahisons, des bien grosses qui te font douter du genre humain dans son intégralité et qui te donnent envie de te reclure en ermite dans une grotte.

D'autre plus communes, plus bénignes. 

Des pardonnables, des impardonnables.

 

J'en arrive aujourd'hui à me dire que mieux vaut profiter de ses proches sans savoir forcément ce qu'ils pensent vraiment, ce qu'ils nous reprochent. Penser 100% de bien de quelqu'un, finalement, c'est pas tous les jours que ça arrive.

 

Pour moi, quand j'aime bien une personne, j'occulte les aspects de sa vie ou de son caractère qui ne me conviennent pas. Ca m'évite de me prendre la tête dessus.

Je prends les gens comme il sont, ou je ne les prends pas du tout: car je ne les changerais pas.

 

Ca ne m'empêche pas de pouvoir dire d'une copine que tel ou tel aspect de sa vie est agaçant, ou incompréhensible pour moi.

C'est là que je limite en général ma verve.

 

Dernièrement j'ai découvert qu'une nana de mon entourage que je considérais comme une bonne copine avait employé à mon égard des mots très durs, insultants et de plus, mensongers. Une nana qui, sans être une amie proche, était quelqu'un que j'aimais bien. Etonnement, cette mauvaise opinion qu'elle a de moi ne l'empêchais pas parfois de faire appel à moi quand elle avait besoin d'aide, d'accepter mes cadeaux, mes invitations, ma présence chez elle. Tiens d'ailleurs, si j'y pense, je n'arrive pas à me souvenir d'une seule fois où elle a répondu présente pour moi, pour m'écouter, me filer un coup de main, mais passons.

 

Je suis loin d'être parfaite, je peux aussi critiquer les gens, leurs choix, leur vie. Quand ce sont des gens que j'aime, je ne suis pas insultante, mauvaise, méprisante, je n'emploie pas ce genre de mots. 

 

Je ne suis pas toujours entière: je tolère dans mon entourage des gens que je n'apprécie pas forcément, par obligation, pour le travail, parce que je ne veux pas me confronter (ma fameuse phobie du conflit...), parce que ce sont des gens que je suis amenée à rencontrer et que je ne veux pas d'embrouilles. Mais jamais je n'irais les fréquenter plus que le strict nécéssaire, je ne leur demanderais pas de conseils, je ne leur en donnerais pas, je ne leur demanderai pas de services, je n'en n'accepterai pas de leur part.

 

Quand je me rend compte qu'on pense tant de mal de moi mais qu'on est si faux que ça ne se voit pas du tout, qu'on me traite comme une chic fille, je me sens...le dindon de la farce.

 

Je comprends mieux ceux qui me disent qu'avec le temps on fait du tri, on devient plus méfiant, plus renfermé, on donne moins, en temps, en énergie, en argent...je n'ai pas envie de devenir ainsi mais ça semble inéluctable pour ne pas revivre cette situation.

 

Être utilisée, comme faire-valoir par la star de la fac. Comme tremplin pour approcher un mec. Parce que j'avais une voiture pour sortir, aller à la mer, en weekend. Pour squatter mon appart, le soir avec des potes, pour les vacances quand je partais. Pour avoir quelqu'un de disponible et relativement serviable sous le coude, en cas de besoin. Parce que j'aime me creuser la tête pour faire de beaux cadeaux à ceux que j'aime, aussi. Je me souviens de la fois où j'avais dépensé tout mon argent du mois pour offrir une belle chaîne Hi-Fi à ma sois-disant BFF. Il ne me restait plus de quoi manger, ni acheter ma carte orange, ni rien du tout, pour un mois. Mais en fait, elle m'utilisait...pour ce côté de mon caractère, parce que j'avais le permis et pouvait emprunter la voiture de mes parents, parce que j'étais son faire-valoir, parce que j'étais disponible et à sa botte: toujours là!

La seule fois en 3 ou 4 ans d'"amitié" où j'ai eu besoin d'elle...tu devines ce qu'il s'est passé?

 

Je t'avoue que j'y pense beaucoup, j'ai l'impression que ce genre de truc m'est arrivé plus souvent qu'à mon tour. C'est juste une impression? C'est pareil pour tout le monde? Ou est ce que quelque chose chez moi me rend une proie facile? Ou encore, est-ce qu'ils ont raison? Peut être que c'est ma faute? C'est moi qui dois revoir ma copie, mes rapports avec les autres? Y aurait-il des truc malsains chez moi, plus de mauvais que je ne le pense? 

 

Maintenant je pense essayer de redéfinir ceux et celles pour qui je donnerais de moi. Les belles personnes, les bons amis, les bons copains.

 

Pêle mêle, sans exhaustivité, ceux qui sont là pourmoi dans les joies et les peines. Ceux qui me tiennent un peu au courant de leur vie, ceux que je tiens un peu au courant de la mienne, parce qu'on s'intéresse les uns aux autres. Ceux qui sont reconnaissants quand on les aide et qui ne croient pas que je leur suis acquise. Ceux qui font des trucs sympa pour me faire plaisir. Qui prennent plaisir à ma compagnie, si imparfaite. Qui savent écouter, que j'aime écouter. Qui me demandent mon avis, qui me donnent de "vrais" conseils. Qui font un petit effort et pensent à moi régulièrement. Qui ont un peu de tact, un minimum de savoir-vivre et de politesse. Qui témoignent de l'empathie. Qui sont plus prompts à comprendre qu'à émettre des jugements hâtifs. Qui sont là pour rigoler, comme pour préter leur épaule, compatir aux petits et aux grands maux. Qui répondent parfois, ou souvent, quand la vie leur en laisse la possibilité, présent pour se parler, ou se voir. Qui proposent leur aide quand ça ne va pas, sans attendre que je la leur demande.

 

Avec ceux là je serais la même. 

 

Et toi, tu as souvent été déçu?

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 06:53

Aujourd'hui, je réponds à l'inteview de Madame Parle sur mes résolutions bienveillantes, pour 2015.

 

arc


Quel est ton prénom ?

Beaucoup le savent déjà, je m'appelle Maud. Sans -e final.

 


Quel est le nom de ton blog ? Pourquoi l’as tu choisi ? 

Mon blog, c'est PetitsDiables, et mon pseudo du coup, c'est pareil mais au singulier: PetitDiable.

C'est assez nul comme nom et pseudo, mais quand je l'ai choisi, par rapport à une vieille histoire de cauchemars délirants qui date de mon adolescence mouvementée, je ne pensais pas du tout que je continuerais et bloguerais aussi longtemps dessus! En prime, comme j'étais toute débutante, je pensais pouvoir changer de nom plus tard...mais non!

 

 

Pourquoi en as tu ouvert un ? qu’est ce qui t’a donné envie ?

Comme beaucoup, à force de lire les autres, par envie de partager...

 


Quels seraient les mots qui décriraient le mieux ton univers ?

Ouh là, dure question! Ca dépend tellement des périodes...je dirais "mouvementé" et "coloré"!

 


Parle moi de ton dernier sourire ?

 Ce matin devant "Clochette" avec Cromignon, dans le canapé sous la couverture! Il m'a serrée fort et m'a dit "maman je suis amoureux avec toi!". Oedipe, hein!

 


Quelle chanson fait office de petite pépite de bonheur ?

"Life" de Des'ree, une vieille chanson de 1999 qui est très gaie.


Peux tu me raconter un souvenir, une situation dans laquelle tu t’es sentie libre et heureuse ? Ferme les yeux et essaye d’y repenser de ressentir les émotions que tu as ressenti à ce moment là dans tout ton corps Parle moi du parfum qui flottait dans l’air, de l’ambiance autour de toi du vent du bruit, de la musique. Puis reste dans cette ambiance et laisse les mots glisser.

A chaque fois que je skie. Le ski a cette vertu miracle de me faire tout oublier, et sentir comme un petit oiseaux! L'équitation aussi me fait cet effet, mais ça fait très longtemps que je n'ai pas monté.

 


Si demain tu n’avais aucune obligation, ni enfant, ni conjoint tu ferais quoi ?

Je partirais en voyage. Il y a tant d'endoits que j'aimerais découvrir. Je commencerais par visiter les USA pendant quelques mois. J'aime beaucoup ce pays, j'y suis allée deux fois, c'est très peu, je n'ai qu'une hate: y retourner.

 


Crois tu que tu pourrais t’autoriser à le faire un peu plus ?

Euh...non. Mais je ne perds pas espoir!

 


As tu le sentiment de t’être un peu oublié durant ces dernières années ?

Non pas trop. L'année qui a suivi les naissances de mes enfants, évidemment, mais depuis je fais toujours attention à moi.

 


Que sais tu faire le mieux ?

Marcher, courir, et le tiramisù.

 


Prends trois résolutions bienveillante à ton égard.

 Une seule suffira: me reposer.

 


Tu vas les tenir ?

Pas sûr...mais je vais essayer.


Tope la !


Tu te sens comment après cette interview ?

Là tout de suite? j'ai faim. Ca tombe bien il y a du tiramisù au frigo!

 

 

Et toi, des résolutions pour 2015?

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 06:35

Je t'ai raconté à quel point les jours avec Cromignon peuvent être durs parfois.

 

 

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Les colères s'enchaînent, les crises s'éternisent. Les repas deviennent des champs de bataille. Aller prendre le bain est un calvaire. Pour un peu, avec l'homme, on se battrait pour savoir qui sort le chien pour s'évader 5 minutes.


Le souci c'est justement les repas, surtout.


Quand Cromignon crise à table, c'est dur.


J'essaye de manger un peu avant lui, ou après, mais c'est compliqué. Au final je grignotte à droite à gauche, sur le pouce. Je ne sais pas à quand remonte le dernier repas serein que j'ai pris chez moi.


Le souci c'est qu'à part la patience, parce que je sais que ça ne va pas durer 5 ans, je n'ai pas d'autres solutions que continuer la bienveillance avec fermeté: le coin, les explications, la discussion...c'est lui qui doit réussir à se gérer, je ne peux que l'encadrer et l'accompagner.


Et mon niveau de stress, de nervosité, de désespoir, augmente à l'intérieur, pour ne rien laisser paraitre à l'extérieur.


Je devrais être forte, prendre tout ça avec humour, légèreté. Au final ce n'est pas si grave: personne n'est malade, tout le monde va bien, et dans quelques jours/heures il ira mieux.

 


Oui, parce que ses périodes très difficiles ne durent pas plus de quelques jours.


Mais je n'y arrive pas, je prends sur moi, et c'est ma santé qui réagit.

 


Première manifestation: les maux d'estomac. A force de manger dans les cris, en mettant Cromignon au coin 5 fois en 20 minutes, je ne digère plus rien. J'ai des brûlures, des aigreurs, ça m'empêche de me nourrir, ça me réveille la nuit. Je marche au mopral et au gaviscon tous les jours.

Je vais aller consulter rapidement pour éviter que ça ne dégénère...


Du coup je dépéris. Je n'arrive pas à manger, j'ai une boule permanente à l'estomac, je suis faible, je n'ai pas de forces. Je chope tout et n'importe quoi: mal à la gorge, toux, rhume...etc...


Ma peau réagit aussi: boutons, crise d'acné, eczéma. J'ai un teint horrible, j'ai l'air épuisée et je prends 10 ans à chaque fois que je dois maintenir Cromignon au coin (il n'y reste pas...).


Mes intestins aussi sont réactifs: mauvaise digestion, ballonnements, et je te passe les détails plus ou moins glam'.


La faiblesse de mon système immunitaire entraîne une mauvaise résistance aux infections et mycoses plus sympa et mal placées les unes que les autres. Je te laisse deviner. Mais ça enchaîne et c'est très fatiguant. J'ai même eu un nouveau machin inconnu: une pèrlèche. C'est une mycose qui se place gentiment sur le coin des lèvres, et fait mal dès que tu ouvres la bouche. Charmant, et mine de rien, déprimant. Surtout que ça a mis un mois à partir, à grand coup d'antibios.

 

La grande fatigue qui s'ensuit est surtout morale, c'est la pire. Je n'ai qu'une envie: me blottir en position foetale dans mon lit bien chaud et n'en sortir que pour souffler les 18 bougies de Cromignon.


Toute la journée je ne pense qu'à mon échapatoire: mon lit, ce soir. C'est la seule idée qui me mette en joie.

 

Mais pourquoi est-ce que c'est bad, me diras-tu! Ce n'est pas de ma faute finalement.

 


Je trouve ça bad parce que je devrais être plus forte pour mes diablotins. Parce que je ramène au final tout à moi alors que c'est Cromignon qui souffre. Parce que je devrais affronter ces mauvaises périodes en n'oubliant pas la chance que j'ai. Je suis vernie. Ces petits soucis éducatifs sont temporaires.

 


Mais je suis bad, et ça me mine.

 

 


 

D'autres {Bad Mother} chez:

 

 

Maman Floutch

 

Loustique et Pixels

 

 

Toi aussi tu es une {Bad Mother}?

 

Raconte nous!

 

Un article, un lien vers chez moi, et tu me laisse le lien en commentaire...

 

Qui sera la pire {Bad Mother} cette semaine?

 

 

 

 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 20:06

Lors de mes anniversaires, j'aime bien faire un petit bilan du temps passé.

Je crois que chaque année il est meilleur que le dernier. Mis à part quelques années qui, bien que productives, furent chaotiques et douloureuses, c'est quasiment toujours le cas.

 

 

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Aujourd'hui, je peux te dire...

 

Matériellement, parce que ça compte:

Que j'ai acheté mes propres skis, ce qui est pour moi un critère complêtement con mais très personnel de réussite.

Qu'on roule, grâce au plus gros cadeau du monde, en voiture familiale.

Qu'on est tout le temps à découvert mais qu'on s'offre quelques fois des sushis.

Qu'on fais de la déco et de l'aménagement dans notre maison à pas de fourmi, mais on en fait quand même.

Que mon salon est toujours en friche et que ça m'énerve: je veux l'aménager!

Qu'étant fonctionnaires tous deux, on n'a que peu d'espoir d'être un jour plus larges, en tous cas pas de beaucoup. Mais ça va, je pense qu'avec les moyens du bord j'aurais pû faire mieux, mais pas beaucoup.Mon travail me convient, ce n'est pas ma passion mais je n'y vais pas à reculon.

 

 

playa

 

Physiquement:

J'ai  pris cher, notamment depuis la naissance de Cromignon.Faut pas se leurrer.

Je suis contente de mettre les même vêtements qu'à 15 ans, l'année de mon heure de gloire, quand même.Je fais du sport, je mange sainement (en gros) et raisonnablement.

De vilaines rides qui ne sont plus des ridules commencent à envahir le tour de mes yeux et de mes lèvres. Et mon front. Alouette. Ca se relâche légèrement par en dessous aussi.

J'achète des crèmes, je tente de dormir plus, je me masse le visage avec des huiles, je fais de la gym faciale dans la voiture, je lutte. Elles m'auront, mais pas facilement, ces garces. Comme Cyrano et Don Quichotte, je ne vais pas me laisser faire.

En gros mon corps tient le coup, mais mon visage commence à sérieusement fatiguer. Comme l'a dit Coco Chanel, un jour arrive où il faut choisir entre sa tête et son cul. Il semble que  ce jour soit arrivé.

On m'a donné deux fois exactement mon âge récement. Ca choque, j'étais habituée à faire jeune. Va falloir que je m'y fasse.

 

 

concert

 

Mentalement:

Je crois être aujourd'hui une meilleure personne. C'est déjà bien de le croire, pas vrai? Je suis moins speed, je me remets plus en question sans pour autant me mettre trop la pression. J'ai amélioré plein de choses, et je pense être plus facile à vivre. Déjà avec moi même et c'est pas mal. Je suis plus patiente, je ne crie plus sur mes enfants. L'argent me stresse moins. L'idée de perdre mon temps aussi. Par contre je suis toujours aussi phobique des conflits, ce qui me rend lâche, surtout au travail où il faudrait que je tape plus du poing sur la table pour pouvoir bosser en paix. Ca, peut être qu'un jour j'y arriverais.

Mes projets sont plus faciles à tenir, je ne cherche plus à en faire toujours plus toujours mieux. Enfin si, encore un peu...

Je me sens équilibrée et grosso modo bien dans mes pompes. L'homme y est pour beaucoup, c'est ma clé de voûte, je n'aurais pas imaginé qu'on puisse aussi bien s'entendre et cohabiter avec son amoureux. Il me rassure, m'apaise, rend mes nuits tranquilles et mes jours difficiles agréables, depuis 6 ans de mariage et 9 ans de vie commune. Je n'ai pas eu besoin d'entretenir quoi que ce soit: on est bien ensemble. C'est cool.

 

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Maternellement:

J'ai deux diablotins en pleine forme. C'est surtout grâce à eux que je m'améliore en me remettant en question. Si je ne le faisais pas, notre vie serait un enfer de cris et hurlements. La Pouillette et le Cromignon sont juste parfait pour ça, on dirait même que c'est leur mission: me faire devenir une meilleure maman. Je suis contente de la vie qu'on a ensemble, et je ne dirais pas non à un petit diablotin supplémentaire, si maman nature veut bien être sympa encore une fois avec moi. On fait plein d'activités, de sorties, on se pose à la maison aussi, c'est assez complêt.

 

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Amicalement:

Je suis sacrément chanceuse de ce côté là aussi, tu sais pourquoi. J'ai ,juste les meilleurs amis et copains du monde. Je manque de temps pour les voir, pour les gâter tous autant qu'ils le méritent et c'est mon seul regret. Pas de gens toxiques, pas d'influences négatives, que des personnes lumineuses. De la joie et de la bonne humeur. Que des warriors. Les anciens, les vieux de la vieille, sont toujours là. Les nouveaux sont de plus en plus présents et grâce à eux je ne regrette plus ma grisaille parisienne: ils m'ont accueillie les bras ouverts comme si on se connaissait depuis l'enfance. Merci à tous ceux, les anciens et les nouveaux, qui passeront par là, de me supporter!

 

14juillet 036

 

Voilà un billet dégoulinant d'auto-satisfaction: c'est vrai que j'aime bien ma vie et je n'aime pas les plaintes. Je préfère voir le verre complêtement plein!

Et puis...c'est mon anniversaire d'abord, j'écris ce que je veux, na!

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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