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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 07:48
Janvier 2021, mesures sanitaires et covid: comment on a survécu à la 2ème période au collège.

En un mot: mal.

La rentrée de novembre 2020 après les vacances de la Toussaint a été un difficile.

 

Le non-confinement pour les établissements scolaires a pour beaucoup été vécu comme une iniquité. Autant on a bien "compris" que les maternelles et primaires ne "pouvaient" plus fermer, quels que soient les risques, car les parents ne peuvent pas travailler avec les enfants à la maison. Autant on n'a pas compris pour les lycées et les grands du collège, à minima  les 4èmes/3èmes, que ne soit pas mises en place systématiquement des cours en distanciels, au moins par groupes.

C'est pas comme si on n'avait pas eu des mois pour préparer ça.

 

On a mal vécu de se sentir considérés comme la grande garderie nationale, avec des moyens pour nous protéger plutôt légers.

Nettoyage des mains, masques, elèves qui restent dans leurs salles de classe et aération de plus en plus compliquée à mesure que les températures descendent...sachant que tout ce petit monde se retrouve sans masque à la cantine, ça semblait juste.

 

Les profs ont été épuisés par les changements de classe à chaque heure. Imagine, tu es avec la 4eme5 au 3ème étage du batiment A. Sans ascenceur, tu dois être l'heure d'après, avec tes cours et tout ton barda, au 2ème étage du batiment C à l'autre bout de la cour. Et ainsi de suite. En arrivant, les élèves laissés à eux-mêmes sont survoltés, tu mets 5 minutes à les calmer. Tu dois te connecter et faire l'appel etc.

Beaucoup de profs ont été absents, tombés malades car très fatigués. La pression des classes retombe alors sur la vie scolaire et l'administration.

Sans parler des profs absents car personnel à risque, non remplaçés. Dans mon collège il y en a 4 ou 5. Ils font passer des cours en distanciel comme ils peuvent.

 

L'assinat du collègue Samuel Paty, déjà passé aux oubliettes, a achevé de nous mettre dans une ambiance hyper tendue. On ne voulait pas qu'il soit mort pour rien, on voulait des mesures, de la considération, de la protection, que les hiérarchies et que le système cesse de jouer l'omerta mais hélas, on voit bien que même avec des morts, l'éducation nationale continue sur le même chemin.

 

Bref, ce fut sinistre, morose, épuisant.

 

Mais pourtant on constate que très peu de classes ont fermé. Que les mesures sanitaires, aussi imparfaites soient-elles, semblent marcher. Dans mon collège, on a eu très peu de contamination élèves, ce sont plus des adultes qui ont été malades. Pour un collège de 900 élèves, c'est surprenant et un indice que finalement, on ne se protège pas si mal.

 

En tous cas on est toujours là, contents de pouvoir faire notre travail même si on préfèrerais que nos conditions d'enseignement soient enfin revalorisées.

 

 

 

 

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:24
Règles

Après avoir constaté que plus de la moitié de l'humanité a ses règles une fois par mois pendant environ 40 ans, que dans la plupart des sociétés c'est honteux, tabou, sale, difficile à vivre, coûteux...et pour beaucoup d'entre nous, douloureux, je me suis rendu compte un matin où elles ont débarqué et où j'ai pesté "et m....fait ch....encore!" que quelque chose m'échappait.

 

Après toutes ces années, où je suis bien plus près de la fin des règles que du début, j'ai râlé chaque mois.

 

Contre quoi?

 

Contre le fait que mon corps fonctionne bien, qu'il est capable de donner la vie et m'envoie le signal que ce n'est actuellement (ouf) pas le cas?

 

Pourquoi?

 

Parce que je vais avoir mal pendant 2 à 3 jours, que je vais me sentir faible et fatiguée, avoir le ventre gonflé et me bourrer d'antidouleurs pour...faire comme si de rien n'était. Rester productive. Efficace

 

Parce que je vais tâcher, une fois sur deux, mes vêtements faute parfois de pouvroir changer de protection à temps: impossible d'aller à chaque fois que besoin en est au WC en abandonnant mes élèves. 

 

Parce que je ne vais pas pouvoir faire ce que mon corps réclamme: me reposer, m'occuper de lui, au moins une journée. Répondre à ses besoins. Aller aux wc quand nécessaire. Dans des WC propres et accueillants, pas les horribles lieux partagés infects de mon travail, pressée par les collègues qui attendent, sans pouvoir me laver même les mains. Avec assez de PQ. Pouvoir me laver quand je le souhaite. Me rouler en boule dans mon pyjama en pilou sous mon plaid avec une tisane de framboisier. Boire autant d'eau que necéssaire, parce qu'avec une journée normale, je n'ai pas le temps, et les règles ça donne soif. Et la soif donne la migraine.

 

Parce que quand "ça tombe bien", que ce soit un weekend ou pendant les vacances, un jour un peu off, où je n'aurais pas les 4emes 3 en folie à gérer, je prendais certes des antidouleurs mais 2 fois moins. Je n'aurais pas l'angoisse de me salir. Je ne serais pas morte de fatigue à 17h. Je pourrais boire à ma soif et échapper aux maux de tête.

 

Et si, depuis toutes ces années à me plaindre du fonctionnement de mon corps, qui pourtant fait pas mal le job, je me trompais? S'il fallait prendre le problème dans l'autre sens? Si on changeait d'angle?

 

Si notre corps était très bien fait mais notre société inadaptée plutôt que l'inverse?

 

Si on vivait dans un cadre qui respectait le corps et son fonctionnement, son évolution et s'adaptait à ses différents états? Plutôt que le plier, pour entrer dans le moule, à grand coups d'antalgiques et autres guronsan?

 

Si, à l'instar de l'Ecosse (big up!), les protections étaient gratuites partout? Des protections de bonne qualité et écologiques tant qu'à faire, pas des saloperies pleines de produits toxiques. Au moins pour les personnes précaires? Des associations féministes le réclamment depuis des années, et ça traîne, ça traîne...

 

Si on avait le droit, quand c'est nécessaire (je sais que toutes les femmes règlées ne souffrent pas), de se reposer et de vivre cette première, ou ces deux premières journées à notre rythme, plutôt que de suivre celui qui est imposé et qui nous fait du mal? Sans perte de revenus?

 

Un rêve? Il fut un temps où le droit de vote pour les femmes en était un, si on rêve bien fort, qui sait ce qui peut arriver.

 

 

 

 

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 20:00
Le non-confinement

C'est très étrange, cette conjoncture.

 

On finit la semaine dans un "non-confinement" national qui s'apparente plus à une pure et simple privation de loisirs qu'à un confinement sanitaire, franchement. 

Du monde dans les rues. Du monde sur la route. Plein de gens au travail, au moins partiellement. Du monde dans les tas de magasins ouverts. Outre les magasins alimentaires restent ouverts pléthore de magasins comme gifi, noz, la foirfouille et consort. Plus les jardineries, les magasins de bricolages, darty et apparentés, etc.

Tu ne peux pas aller voir tes proches? Donne-leur RDV chez gifi. Y a des chaises longues, des jouets pour tes enfants et de quoi grignoter. 

 

Sans compter que le protocole sanitaire renforcé en collège et lycée ne diffère en rien de ce qu'on faisait déjà depuis septembre.

En rien.

Et ça s'est pourtant avéré insuffisant puisque 1/3 des contaminations se font en milieu scolaire. Là avec des moyens préparés cet été, on aurait pu à minima réduire les effectifs des classes, mieux: les dédoubler, faire pousser vite fait des préfabriqués dans les cours pour éviter le brassage dans les couloirs trop étroits car vétustes de la grande majorité de nos établissements (comme l'hôpital, l'éducation nationale est négligée depuis des lustres voire appauvrie volontairement. Ainsi nos établissements ne sont souvent pas aux normes (le mien est encore en cours de désamiantage...sisi!) et ne permettent pas d'accueillir un public sans cesse plus nombreux dans des conditions décentes et sécuritaires, même hors pandémie). Parler de distanciation quand on est obligés de mettre une table devant l'issue de secours d'une salle de classe, sans quoi des élèves seraient par terre, ça semble un peu ubuesque. 

 

Quant au port du masque pour les élèves de primaire, je ne pense pas qu'une mesure aussi impopulaire ait pu être prise sans une grande probabilité d'effets positifs. Ce n'est certes pas confortable mais hors pathologie, je suis sûre que les enfants s'y feront pour peu que les parents ne leur transposent pas leurs propres peurs et réticences. 

A moins qu'il soit là, le vrai complot: lancer un os à ronger aux foules, les laisser s'écharper sur un sujet mineur sur les réseaux sociaux histoire de faire diversion? Je ne sais pas hein, mais je sais qu'en politique c'est une technique vieille comme le monde.

 

Bon, je l'ai eue mauvaise vraiment, jeudi soir, quand j'ai entendu que mes enfants allaient être privés de leurs activités extra-scolaires. C'est ça le plus dur à avaler pour moi. Et je suis consciente qu'on n'est pas à plaindre même si la pilule passe mal. A ne pas vouloir contraindre les entreprises au télétravail depuis des mois, et par là en laissant les salariés s'entasser dans les transports, les pouvoirs publics ont laissé la situation actuelle arriver, au moins arriver aussi vite. Et on se retrouve tous dans cette situation pourrie et bancale. Où des bars et restaurants, ou des petits commerces doivent fermer, où les salles de sports et les piscines aussi, alors qu'on va s'entasser à 5 millions dans le RER. Où les hôpitaux et le personnel soignant sont en passe d'être submergés et on pourra mourir d'une appendicite.

 

Maintenant je relativise en me disant qu'on va prendre le temps qu'on mettait dans le tennis, les randonnées et la natation ailleurs: pâtisserie, activités créatives, jeux de société...certes ce sera moins évident que pendant le confinement vu qu'on bosse mais on devrait réussir à faire passer cette période agréablement quand même. Mon département est pas mal touché, cette fois, mais j'ai bon espoir que ça se tasse car on est peu nombreux donc, en réduisant bien les déplacements déjà, ça peut avec un peu de chance suffire à calmer le jeu. Peut être qu'on aura la chance de ne pas être en confinement total cette fois, au moins localement.

 

Bref, je te laisse, j'ai non-confinement.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:59
Stade 3: les consignes.

Quand d'un côté je vois des gens remplir des caddies de PQ pour 6 ans, et de l'autre certains en profiter pour partir voir de la famille à l'autre bout de la France, taper la bise à leurs voisins, faire des apéros avec tout l'étage ou des dîners familiaux à 12, j'ai envie de changer de race, je n'ai plus envie d'être humaine.

Surtout que ce sont parfois les mêmes!

 

Stade 3? C'est historique ça. Et qu'est-ce que ça veut dire?

 

Ça veut dire qu'on limite au maximum les contacts avec les gens autres que leurs proches immédiats. 

On reste chez soi au maximum.

On annule anniversaires, repas, invitations.

On sort pour faire ses courses, pour des démarches incontournables, pour aller au travail si vraiment il n'est pas possible de faire autrement qu'aller au travail.

On peut aller prendre l'air, sortir son chien et ses enfants mais on évite les contacts avec les autres gens. On reste loin. Loin, c'est une question de bon sens, tu vois ce que je veux dire? On ne va pas mesurer, mais loin, c'est loin. Tant que c'est autorisé bien sûr. 

Et si on croise une connaissance, on fait coucou. De loin! Il y a 50 moyens aujourd'hui pour papoter avec ses amis sans pour autant être physiquement en face à face.

 

On arrête de dire ça c'est nul, c'est n'importe quoi, il faudrait faire ça, il faudrait faire ci...on arrête de se croire plus intelligent et plus formé que les professionnels qui ont mis en place les mesures du stade 3. Vraiment. Arrêtez ça. Les gens qui mettent  en place les stades épidémiologiques sont des spécialistes qui travaillent en lien avec de nombreux professionnels de divers domaines, donc Didier33 sur Facebook il la met en veilleuse avec son avis moisi basé sur son verre de Ricard.

 

On arrête les théories du complot plus ou moins fumeuses, on nous ment, on nous cache des choses.

On arrête de dire qu'il faut boire des tisanes chaudes pour éviter le virus, pour l'amour du ciel. Ou tout autre "truc" plus ou moins magique. Des tisanes chaudes, sérieusement? Ah oui, les infectiologues à bac+23 qui planchent nuit et jour sur un traitement et un vaccin n'y avaient pas pensé, merci Jeanfrancoisdu54  de diffuser ton remède qui va arrêter la pandémie mondiale en 3 jours. Mais on va tous rester dans nos domaines de compétences et peut-être qu'on saura nos vies.

 

Non, il n'y a pas non plus qu'un seul symptôme, tu l'as reçu aussi ce mail envoyé par la soeur de la sophrologue qui dit que c'est toux sèche, pas grasse? Fake new. Même une conjonctivite pourrait être la manifestation d'une contamination. Pitié avant de croire la soeur du frère de l'ami du dentiste, et surtout avant de relayer, vérifie tes sources, croise l'info.

 

On va arrêter de dire qu'il ne faut rien changer et vivre normalement parce que non, la situation n'a rien de normale et continuer est dangereux, pour soi, pour les autres, pour le système de santé, pour l'économie, pour tout.

 

Alors oui, ça fait chier. Moi aussi j'ai envie d'aller voir mes amis. Pas envie de passer 2 mois en quasi huis clos à 5. Envie d'aller au ciné, à la piscine et à la salle de sport. Pas envie de télétravailler tout en faisant classe à mes enfants. Envie d'inviter les copains à l'apéro. Envie de laisser ma grande aller dormir chez ses amis et faire ses soirées.

 

Mais maintenant si tout le monde reste bien à sa place et respecte les consignes, ce sera bien plus rapide, bien plus efficace que se la jouer perso et stocker du PQ.

 

 

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 08:29
Outils "discrets" du sexisme.

Si la condition féminine s'est grandement améliorée ces 100 dernières années, ça ne signifie pas que l'égalité des sexes effective est atteinte, loin de là.

Le patriarcat a d'autant de beaux jours devant lui que d'aucun ne le voient plus, ou font mine de ne plus le voir, et traitent les luttes féministes d'obsolètes. Et pourtant on a l'embarras du choix.

Si la discrimination à l'embauche, le harcèlement de rue, l'inégalité des salaires et des retraites, l'inégale répartition des tâches et de la charge mentale des ménages et les féminicides sont des parties bien visibles indiscutables, il y a pas mal de glace sous l'eau. Plus discrète, plus sournoise et du coup difficile à combattre. Pourtant, il ne sera pas possible de triompher des inégalités entre les sexes sans les éliminer aussi, car c'est un tout. Les violences sexistes sont indiscociables de la culture du viol.

 

Parlons de l'humour sexiste et graveleux. Sous couvert de blaguer, ces messieurs ne se privent pas de mettre l'auditoire mal à l'aise en véhiculant des idées reçues plus ou moins douteuses. Mettons ici les blagues blondes, les blagues à caractère sexuel, blagues oppressives sur le viol et les agressions sexuelles, blagues qui mettent en scène des prostiruées et s'en servent comme épouvantails (la "pute" est une figure indéboulonnable de cet humour de mauvais goût) mais aussi les phrases stupides "femme à lunette, femme à...?"; sans oublier ce qui va jusqu'à s'apparenter à une agression sexuelle quand des attouchements sont perpetrés sous couvert d'humour: "pouet pouet? Camion!", etc.

L'argument imparable des coupables: "oh c'est pour rire! Tu n'as pas d'humour!" jusqu'à "on ne peut plus rien dire maintenant! " Le "on ne peut plus rien dire" revient un peu partout dans ce type d'argumentation vide.

Evidemment, ce ne sont en rien des arguments. Ce genre d'humour est un excellent vecteur d'oppression, et ne fait rire que si on n'est pas du côté des opprimés. Il contribue à une image des femmes comme objets, objets sexuels, bonniches au service des hommes et sous-humains.

Bien sûr on peut en rire, même en étant féministe et en sachant ce qui se trame derrière, on n'est pas des robots. Mais en avoir conscience et tenter de véhiculer le message que non, ce n'est ni innocent ni anodin est important.

Ce n'est pas qu'"on ne peut plus rien dire", c'est que les femmes en ont marre de la fermer.

 

Je parlerais aussi de le "discimination positive", dans laquelle je mets la galanterie, les images bien véhiculées par les réseaux sociaux des femmes et surtout des mères fortes, vaillantes, multitâches, dévouées, les idées reçues sur les prétendues facultés féminines en terme d'oganisation et de gestion multitâches. J'étais au secrétariat de mon collège et j'attendais pour déposer un document, un professeur etait deavnt moi et me fait remarquer "ah, ce sont bien des femmes, capables de faire plein de choses en même temps". Ca semble positif? C'est sexiste. Il n'y a rien dans la génétique qui expliquerait qu'hommes et femmes aient la moindre différence sur ce point. C'est une question d'apprentissage. Ainsi mec, si tu te bouges le cul, en fait tu peux y arriver aussi.

Ces idées sur les femmes capables de tout pour leur enfant, leur mari, leur famille, qui s'oublient et gèrent 50 choses en même temps alors que les hommes n'en seraient pas capables etc., sont très réductices et injonctives. Comme cette citation de Golding qui a fait le tour de la toile, entourée de divers keurkeurlove de toutes: " Je pense que les femmes sont folles si elles prétendent être les mêmes ou égales des hommes. Elles sont tout à fait supérieures à eux et l’ont toujours été ! Tout ce que tu donnes à une femme elle le transformera en mieux ! Si vous lui donnez du sperme elle vous donnera un fils, si tu lui donne une maison, elle la transformera en un chez toi, un cocon confortable et douillet, si tu lui donne des aliments, elle les transformera en un repas délicieux, si tu lui souris, elle te donnera son cœur ! Elle magnifie et multiplie tout ce que vous lui donner ! "

Ca a l'air mignon et sympa. C'est sexiste et injonctif.

Mec, on peut être une femme sans: avoir d'enfant (et pourquoi un fils? Une fille, ça ne marche pas?"), être une bonniche ou une fée du logis, une cuisinière et elle peut aimer prendre du picard, donner son coeur au premier crétin souriant ou même à un homme, ou même à qui que ce soit: le célibat c'est possible aussi.

 

Partant d'une bonne intention, réduire les femmes à leur appartenance à une famille et/ou à la maternité est également sexiste. Par exemple, à la piscine, un élève de 6ème a mis des mains aux fesses à trois filles de sa classe. Le professeur est monté au créneau et on l'a entendu lui hurler dessus à 1km à la ronde. Le souci c'est que ses arguments ne servent pas la cause des femmes: " Ces filles seront des mamans un jour! tu imagines quelqu'un toucher ta maman? Tu serais content?" Donc, si on n'est pas mères, on n'est pas dignes d'être respectées? Le respect ne tient qu'à notre fonction reprodructrice? C'est valable pour les discours du même genre "et si c'était ta soeur?" etc.

Comme si les femmes n'avaient pas droit au respect en tant qu'être humain à part entière.

 

Evidemment il y a d'autres procédés sexistes sous-marins, je suis loin d'avoir fini ma déconstruction (peut-on finir un jour?) et tout découvert. Si tu en connais d'autres n'hésite pas à me le dire!

 

 

Outils "discrets" du sexisme.

Parlons de l'humour sexiste et graveleux. Sous couvert de blaguer, ces messieurs ne se privent pas de mettre l'auditoire mal à l'aise en véhiculant des idées reçues plus ou moins douteuses. Mettons ici les blagues blondes, les blagues à caractère sexuel, blagues oppressives sur le viol et les agressions sexuelles, blagues qui mettent en scène des prostiruées et s'en servent comme épouvantails (la "pute" est une figure indéboulonnable de cet humour de mauvais goût) mais aussi les phrases stupides "femme à lunette, femme à...?"; sans oublier ce qui va jusqu'à s'apparenter à une agression sexuelle quand des attouchements sont perpetrés sous couvert d'humour: "pouet pouet? Camion!", etc.

L'argument imparable des coupables: "oh c'est pour rire! Tu n'as pas d'humour!" jusqu'à "on ne peut plus rien dire maintenant! " Le "on ne peut plus rien dire" revient un peu partout dans ce type d'argumentation vide.

Evidemment, ce ne sont en rien des arguments. Ce genre d'humour est un excellent vecteur d'oppression, et ne fait rire que si on n'est pas du côté des opprimés. Il contribue à une image des femmes comme objets, objets sexuels, bonniches au service des hommes et sous-humains.

Bien sûr on peut en rire, même en étant féministe et en sachant ce qui se trame derrière, on n'est pas des robots. Mais en avoir conscience et tenter de véhiculer le message que non, ce n'est ni innocent ni anodin est important.

Ce n'est pas qu'"on ne peut plus rien dire", c'est que les femmes en ont marre de la fermer.

 

Je parlerais aussi de le "discimination positive", dans laquelle je mets la galanterie, les images bien véhiculées par les réseaux sociaux des femmes et surtout des mères fortes, vaillantes, multitâches, dévouées, les idées reçues sur les prétendues facultés féminines en terme d'oganisation et de gestion multitâches. J'étais au secrétariat de mon collège et j'attendais pour déposer un document, un professeur etait deavnt moi et me fait remarquer "ah, ce sont bien des femmes, capables de faire plein de choses en même temps". Ca semble positif? C'est sexiste. Il n'y a rien dans la génétique qui expliquerait qu'hommes et femmes aient la moindre différence sur ce point. C'est une question d'apprentissage. Ainsi mec, si tu te bouges le cul, en fait tu peux y arriver aussi.

Ces idées sur les femmes capables de tout pour leur enfant, leur mari, leur famille, qui s'oublient et gèrent 50 choses en même temps alors que les hommes n'en seraient pas capables etc., sont très réductices et injonctives. Comme cette citation de Golding qui a fait le tour de la toile, entourée de divers keurkeurlove de toutes: " Je pense que les femmes sont folles si elles prétendent être les mêmes ou égales des hommes. Elles sont tout à fait supérieures à eux et l’ont toujours été ! Tout ce que tu donnes à une femme elle le transformera en mieux ! Si vous lui donnez du sperme elle vous donnera un fils, si tu lui donne une maison, elle la transformera en un chez toi, un cocon confortable et douillet, si tu lui donne des aliments, elle les transformera en un repas délicieux, si tu lui souris, elle te donnera son cœur ! Elle magnifie et multiplie tout ce que vous lui donner ! "

Ca a l'air mignon et sympa. C'est sexiste et injonctif.

Mec, on peut être une femme sans: avoir d'enfant (et pourquoi un fils? Une fille, ça ne marche pas?"), être une bonniche ou une fée du logis, une cuisinière et elle peut aimer prendre du picard, donner son coeur au premier crétin souriant ou même à un homme, ou même à qui que ce soit: le célibat c'est possible aussi.

 

Partant d'une bonne intention, réduire les femmes à leur appartenance à une famille et/ou à la maternité est également sexiste. Par exemple, à la piscine, un élève de 6ème a mis des mains aux fesses à trois filles de sa classe. Le professeur est monté au créneau et on l'a entendu lui hurler dessus à 1km à la ronde. Le souci c'est que ses arguments ne servent pas la cause des femmes: " Ces filles seront des mamans un jour! tu imagines quelqu'un toucher ta maman? Tu serais content?" Donc, si on n'est pas mères, on n'est pas dignes d'être respectées? Le respect ne tient qu'à notre fonction reprodructrice? C'est valable pour les discours du même genre "et si c'était ta soeur?" etc.

Comme si les femmes n'avaient pas droit au respect en tant qu'être humain à part entière.

 

Evidemment il y a d'autres procédés sexistes sous-marins, je suis loin d'avoir fini ma déconstruction (peut-on finir un jour?) et tout découvert. Si tu en connais d'autres n'hésite pas à me le dire!

 

Outils "discrets" du sexisme.

Je parlerais aussi de le "discimination positive", dans laquelle je mets la galanterie, les images bien véhiculées par les réseaux sociaux des femmes et surtout des mères fortes, vaillantes, multitâches, dévouées, les idées reçues sur les prétendues facultés féminines en terme d'oganisation et de gestion multitâches. J'étais au secrétariat de mon collège et j'attendais pour déposer un document, un professeur etait deavnt moi et me fait remarquer "ah, ce sont bien des femmes, capables de faire plein de choses en même temps". Ca semble positif? C'est sexiste. Il n'y a rien dans la génétique qui expliquerait qu'hommes et femmes aient la moindre différence sur ce point. C'est une question d'apprentissage. Ainsi mec, si tu te bouges le cul, en fait tu peux y arriver aussi.

Ces idées sur les femmes capables de tout pour leur enfant, leur mari, leur famille, qui s'oublient et gèrent 50 choses en même temps alors que les hommes n'en seraient pas capables etc., sont très réductices et injonctives. Comme cette citation de Golding qui a fait le tour de la toile, entourée de divers keurkeurlove de toutes: " Je pense que les femmes sont folles si elles prétendent être les mêmes ou égales des hommes. Elles sont tout à fait supérieures à eux et l’ont toujours été ! Tout ce que tu donnes à une femme elle le transformera en mieux ! Si vous lui donnez du sperme elle vous donnera un fils, si tu lui donne une maison, elle la transformera en un chez toi, un cocon confortable et douillet, si tu lui donne des aliments, elle les transformera en un repas délicieux, si tu lui souris, elle te donnera son cœur ! Elle magnifie et multiplie tout ce que vous lui donner ! "

Ca a l'air mignon et sympa. C'est sexiste et injonctif.

Mec, on peut être une femme sans: avoir d'enfant (et pourquoi un fils? Une fille, ça ne marche pas?"), être une bonniche ou une fée du logis, une cuisinière et elle peut aimer prendre du picard, donner son coeur au premier crétin souriant ou même à un homme, ou même à qui que ce soit: le célibat c'est possible aussi.

 

Partant d'une bonne intention, réduire les femmes à leur appartenance à une famille et/ou à la maternité est également sexiste. Par exemple, à la piscine, un élève de 6ème a mis des mains aux fesses à trois filles de sa classe. Le professeur est monté au créneau et on l'a entendu lui hurler dessus à 1km à la ronde. Le souci c'est que ses arguments ne servent pas la cause des femmes: " Ces filles seront des mamans un jour! tu imagines quelqu'un toucher ta maman? Tu serais content?" Donc, si on n'est pas mères, on n'est pas dignes d'être respectées? Le respect ne tient qu'à notre fonction reprodructrice? C'est valable pour les discours du même genre "et si c'était ta soeur?" etc.

Comme si les femmes n'avaient pas droit au respect en tant qu'être humain à part entière.

 

Evidemment il y a d'autres procédés sexistes sous-marins, je suis loin d'avoir fini ma déconstruction (peut-on finir un jour?) et tout découvert. Si tu en connais d'autres n'hésite pas à me le dire!

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 07:08
On est responsables de nos émotions.

Drôle de titre, je trouve, non?

Ce billet, j'ai envie de l'écrire à la fois pour moi, pour poser ce que j'ai appris sur la question des émotions et des responsabilités; et aussi pour qui sait, partager un peu tout ça.

 

J'ai commencé à m'intéresser au développement personnel, sans pour autant y plonger tête baissée (mais ça c'est une autre histoire dont je te parlerais peut-être une autre fois), il y a quelques année quand j'ai découvert RIE.

 

En apprenant comment fonctionnent les émotions des enfants, j'ai aussi appris beaucoup sur les adultes. Donc, sur moi. Enfin si on considère que je suis adulte, huhu. Ce qui est un autre débat.

 

Bon, d'abord, un petit rappel succinct: les émotions, qu'est ce que c'est?

 

Les émotions sont des signaux qui indiquent qu'un besoin est satisfait ou non. Il y a 6 émotions dites primaires: la peur, le dégoût, la joie, la surprise, la colère, la tristesse. Nous les partageons avec les autres mammifères d'ailleurs. Ce qui me conforte encore plus dans l'idée de ne pas les manger, (mais c'est encore un autre débat).

Crois le ou non, les émotions, c'est vie: au premier degré aussi. Elles nous ont permi de rester vivants: sans peur du danger, nous serions tous victimes de vilains accidents par exemple.

 

Bon c'est en gros et vite fait, hein. Je ne suis pas neurologue.

 

Après avoir longtemps tenté de les camoufler, de les dompter, voire de les éliminer, les humains de notre société commencent à comprendre que les accepter est une meilleure idée. Ce qui n'est, pour une fois, pas con à mon avis, pour une idée humaine.

 

Si elles sont difficiles à étudier, à cerner, c'est en grande partie parce qu'elles sont subjectives. Et on en vient à mon propos. Elles sont subjectives. Propres à chacun.

Leur apparition, la force de leur manifestation, ce qu'on en fait: subjectif, propre à chacun.

 

Déjà, comprendre que nos réactions à nos émotions nous appartiennent est un sacré pas en avant. Je m'explique.

 

Si tu as peur, ou si tu es triste, ou si tu es en colère, et même si quelqu'un ou quelque chose a déclenché cette émotion volontairement, ce que tu fais sous son emprise est de ta responsabilité. En aucun cas la tierce personne n'est responsable de ton comportement, de ce que tu vas faire avec cette émotion. Ton cerveau, ton corps, ton acte.

 

Les exemples sont nombreux et quotidiens: répondre à la violence par la violence est un choix. Frapper une personne qui t'a insulté n'est pas une obligation. Humilier quelqu'un qui t'a fait peur est évitable. Frapper ton conjoint parce que tu es en colère parce qu'il a joué sa paye au loto (et a perdu!) n'est pas pour autant excusable.

Etc.

Tu saisis?

Les femmes battues sont les victimes quotidennes (et celles qui sont tuées, une tous les deux jours) du fait que leur conjoint leur rejette la responsabilité de leur colère.

 

Et pourtant: les émotions sont subjectives donc. Si nous éprouvons tous de la colère, nous n'en n'éprouvons pas forcément autant face au même évenement. Et nous n'allons pas tous réagir de la même façon. Accepter d'être responsable de ses actes, même sous le coup d'une émotion qu'on estimera être provoquée par un tiers, c'est déjà énorme et loin d'être acquis pour beaucoup.

 

Allons plus loin: le fait que tu ressentes cette émotion t'appartient, quel qu'en soit le déclencheur. Sisi.

Un même événement ne provoquera pas non plus la même émotion avec la même intensité chez chacun. Le fait de resentir de la joie, de la tristesse, face à une expérience, est personnel et subjectif.

Subjectif on a dit, donc de sa propre responsabilité.

 

Ainsi, on ne devrait pas rendre responsable un tiers (et encore moins son enfant) de nous avoir mis en colère, la colère est l'émotion que nous ressentons, pas qu'on nous a envoyée. "Tu m'as mis en colère!" "Je t'ai frappé/puni/insulté...parce que tu m'as mis en colère!", c'est bullshit. La colère est à toi et nul ne te l'a implantée. Ton cerveau l'a produite. Ainsi certains seront plus colériques, donc susceptibles de ressentir de la colère, que d'autres.

"Tu me culpabilise!" "Tu me fais pleurer!" ...qu'est ce qu'on le dit, qu'est ce qu'on l'entend...

 

Evidemment certains stimulis déclenchent des émotions fortes de façon universelle, mais on est tout de même celui qui la crée. Elle ne vient pas d'ailleurs que de notre cerveau. Si les mêmes ressorts provoquent chez tous la même émotion, comme le savent bien publicitaires, journalistes et autres pros du marketing, ils n'ont pas à prendre le contrôle de nos cerveaux et encore moins de nos actes.

 

Il est si facile ee rendre les autres responsables de nos mal-êtres et de nos mauvaises actions, mais on peut aussi décider de ne laisser à personne la possibilité de nous manipuler. Mettre sur le dos des autres ce qu'on refuse d'assumer, ça peut nous faire sentir mieux ponctuellement mais est-ce vraiment une solution pour avancer, être plus heureux? Je ne pense pas.

Bien sûr on ne va pas devenir un pro du self control, mais réfléchir à la question n'est-ce pas une bonne idée?

Se dédouanner, est-ce bon pour nous? Refuser ses responsabilités, est-ce-que ça va améliorer notre situation? Rejetter nos émotions et notre comportement sur un tiers, est-ce-que ça nous permet d'avoir des relations saines et appaisées?

En prenant un peu de recul, on peut réussir trouver des solutions pour mieux gérer ce qu'on ressent et ce qu'on en fait.

 

Je ne cherche pas à me transformer en maître zen, mais à m'améliorer. Même si nos comportement sont loin d'être toujours parfait, surtout en période de surmenage, de fatigue, face à nos enfants également fatigués ou à des adultes désagréables voire carrément hostiles, quand nos besoins ne sont pas satisfaits, on peut essayer de prendre du recul,  de ne pas aller trop loin et surtout ensuite d'apporter réparation à ce que nous avons pu faire. Ainsi on accepte la responsabilité de nos actes.

 

On peut essayer de pratiquer la CNV et particulièrement le "message-je" surtout en état de colère, de surprise, de tristesse: au lieu d'accuser l'autre "tu me mets en colère", tentons de commencer nos phrases par "je": "Je me sens en colère, je n'aime pas que...".

 

Après-coup,  sans se culpabiliser, on peut réfléchir à ce qui s'est passé et à comment on aurait pu mieux réagir, prendre plus de recul pour ne pas se sentir aussi submergés, aussi mal.

Pas facile du tout, mais c'est une petite gymnastique qui finit par devenir de plus en plus naturelle, et j'en connais qui sont quasiment au top de la discipline!

 

Alors, on essaye?

 

 

 

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 06:41
Allaitement long, non écourté, sevrage naturel et clap de fin.

Source.

 

Voilà, je crois que c'est fini.

Polochon n'a plus tété depuis plusieurs jours. Malgré quelques fois où c'était arrivé, ça n'avais jamais duré plus de 24h, donc je pense que cette fois, c'est la bonne.

 

Si tu n'es pas familier de la thématique de l'allaitement long ou non écourté, je comprends que tu puisses trouver étrange qu'un enfant ait tété jusqu'à plus de 3 ans. Je pensais comme toi, avant de me renseigner.

 

Il se trouve donc que nous sommes des mammifères, et que tout mammifère a une durée de gestation et d'allaitement défini. Les chiennes sont enceintes 2 mois et allaitent 2 mois également. Les rates sont enceintes 3 semaines, et allaitent 5 semaines. Les lynx sont enceintes 2 mois et allaitent 7 mois. Les girafes sont enceintes 15 mois et allaitent 12 mois. Tu as compris le principe: la nature a prévu des durées de gestaion et d'allaitement biologiquement programmées selon les espèces pour permettre un développement optimal des petits. Chaque espèce le sait d'ailleurs. Seuls les humains l'ont oublié.

 

Les humains ont une période gestation de 9 mois, et une durée d'allaitement minimal de 30 mois, pouvant aller jusqu'à 6 ans. Eh ouais.

 

C'est pas pour rien que les dents de lait s'appellent ainsi. Elles commencent à tomber quand l'enfant a fini de consommer du lait maternel. Autour de 4/5 ans.  A ce sujet je te rappelle que les humains sont les seuls mammifères qui consomment le lait d'autres espèces et encore plus a l'age adulte. Les mammifères adultes ne consomment pas de lait: c'en est à se demander si les produits laitiers sont bien nos amis pour la vie, hein. Bref.

 

Evidemment notre société nous a fait oublier comment fonctionne notre corps et notre espèce. Paraît qu'on n'est pas des animaux. On n'est pas des ficus non plus, donc what else...

 

Pourtant d'autres sociétés continuent à allaiter leurs petits jusqu'au sevrage naturel.

 

Pourquoi a t'on oublié ici? En vrac: le congé maternité bien trop court, l'absence d'aide et de facilitation à la reprise du travail, l'absence d'encadrement et d'apprentissage, le personnel de santé non formé, l'absence d'exemples et de normalisation de l'allaitement d'enfants plus grands, la sexualisation du corps et surtout des seins des femmes, l'industrie du lait (en poudre, de croissance, et ensuite tout court...) qui doit bien se frotter les mains...

 

Un enfant de 4 ans qui tête encore, ça choque, ça semble malsain, inadapté, et si c'est en public la maman s'expose à bien des regards en coin voire des jugements blessants. Ne parlons pas de l'avis de son médecin à moins qu'elle ait la chance d'en avoir un qui s'est correctement formé, ce qui est tellement rare hélas.

 

Bref. Les humains dans notre société n'ont plus la connaissance que dans leur espèce, le petit se sèvre seul quand il est prêt, à partir de 30 mois.

Je l'ai vérifié avec Cromignon, et encore plus avec Polochon.  Un jour, ils ont dit "non, pas téter moi". Vers 2 ans pour l'un et cette semaine, à presque 39 mois pour l'autre.

 

Etant donné que c'est tout frais pour Polochon il est encore possible qu'il y revienne d'ailleurs.

 

L'un comme l'autre ne tétaient plus que 2/3 fois par jour, soit au réveil soit au coucher. Evidemment, ils mangeaient tout à fait normalement, ils ne prenaient simplement pas de biberon.

 

J'avais expliqué à Polochon que plus tard, il ne téterait plus, quand il serait grand et quand il serait prêt.

 

J'ai beau être informée sur l'allaitement maternel, je suis toujours un être social formaté et n'ayant jamais vu d'enfant de 5/6 ans allaité, j'ai espéré qu'il s'arrête avant. Mais de lui-même et je n'aurais pas fait de forcir pour le sevrer. Le poids et l'influence de la société, le fait aussi que je ne voulais pas qu'il moqué ou marginalisé si ça venait à se savoir en dehors du cercle des proches, tout ça. Je sais que ce n'est pas très glorieux. PErsonne n'est parfait ou exempt de contradictions.

 

Il y a quelques jours, avant la sieste, je lui ai demandé s'il venait téter. Il m'a répondu "non pas téter, ze suis grand". Je lui ai demandé s'il était sûr, et il m'a dit "les grands ils zont pas le droit de téter". La formulation m'a emmerdée, je t'avoue. Nous n'en n'avons jamais parlé en ces termes. A t'il entendu quelque chose à l'école? J'ai tenté d'en savoir plus sans succès. Peut etre est-ce simplement sa manière d'interpréter, mais je vais continuer à l'interroger. Et à lui expliquer c'est à lui de décider, qu'il est encore "un grand petit" et qu'il a le droit de téter s'il en ressentait le besoin.

 

A suivre donc, mais il est bien possible que la dernière tétée de nos vies ait eu lieu il y a quelques jours, et je suis ravie d'avoir donné le meilleur à mon petit diablotin jusqu'à ce qu'il soit prêt à passer à autre chose. Il n'aura jamais pris le moindre biberon d'ailleurs, et une fois il m'a même demandé ce que c'était quand il en a trouvé un vieux de sa soeur au fond d'un placard!

 

Pour normaliser le retour aux fondamentaux biologiques, je pense qu'il est immportant d'en parler, voire de montrer si on en a le cran, l'allaitement de "grands petits" humains, qu'on appelle injustement "allaitement long" alors qu'il s'agit simplement d'allaitement non écourté.

 

Des infos scientifiques ici et entre autres sources.

 

 

 

 

 

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 06:08
Pourquoi les fillettes mettent des maillots une-pièce?

C'est en me baladant sur des blogs de copines que j'ai eu envie de parler de ce sujet. J'ai vu pas mal de photos d'enfants, de petits de moins de 5 ans surtout, à la plage. Normal ces derniers temps, avec les jours fériés et le beau temps. Et tellement agréable, tous ces minots qui s'éclatent et profitent.

 

Le souci quand tu es en pleine déconstruction patriarcale, c'est que tu vois les signes de l'oppression et de l'objectification des femmes. Par les hommes, s'entend. Et que tu profites moins de ces choses simples, comme sourire en voyant des enfants qui jouent sur le sable.

 

Soyons clairs: je ne te parle en rien de ton mec, toi ou ce qu'il se passe dans ta famille. Tant mieux si l'égalité y est de mise. Je te parle de notre société dont le fonctionnement est fondamentalement patriacal.

 

Bref, revenont à nos moutons, ou plutot à nos maillots.

 

Une des premières choses que j'ai apprises en commencant mon instruction féministe, c'est qu'il n'y a pas de petite oppression. Le discours qui consite à vouloir cibler les "grandes" inégalités telles que l'inégalité des salaires, l'insécurité dans la rue ou les violences conjugales comme étant les seules valables ne tient pas. Pour lutter contre le sexisme, il faut voir le sexisme comme un tout: et ça englobe aussi le fait de trouver des jouets "de bonniche et de princesse" pour les filles versus "jouets d'explorateurs et de chevaliers" pour les garçons, le fait que les garçons soient habillés en bleu et surtout pas en rose, et que les princesses Disney attendent leur valeureux prince pour les sauver. Les sexisme est global, on ne peut pas lutter uniquement contre la partie visible de l'iceberg.

 

Revenons donc à nos nichons.

 

En France, il est interdit de montrer en public ses organes génitaux. Quant aux seins, aucune loi n'oblige explicitement à les cacher: l'appréciation se fait au cas par cas. Ce qui est fort crétin. Les seins nus sont tolérés à la plage, dans les spectacles, certaines piscines, et sont interdits à Paris Plage par exemple (où le string est également interdit d'ailleurs).

Les seins des femmes ne sont pas plus que ceux des hommes des organes sexuels, ils ont une fonction nourricière. Ainsi, tout comme les hommes, les femmes devraient être libre de se promener seins nus si on vivait dans une société égalitaire. On en est loin, et c'est une revendication forte qui amène les militantes FEMEN notamment à défiler seins nus pour les droits des femmes. On nous a appris qu'ils étaient sexuels, nous les incluons donc dans nos mécanismes de pudeur, mais il ne le sont pas biologiquement.

 

Qu'en est-il pour nos bambines?

 

Rien ne leur interdit d'être torse nu, encore moins à la plage, tous comme leurs frères, copains et cousins. Ce qui est, crois moi, bien plus agréable surtout quand le maillot est mouillé et colle à la peau. Quoi de plus délicieux que sentir sur son corps le petit vent des vacances, l'eau chaude de la méditerrannée, plutôt qu'un tissu synthétique mouillé? Pourquoi en priver nos gamines dont le torse ressemble pourtant à ceux des garçons?

 

Qu'est ce qu'elles en retirent? Qu'est ce qu'elles apprennent ainsi, alors que rien ne peut expliquer cette différence de traitement?

 

Elles apprennent ainsi que leur corps doit être caché. Qu'il ne doit pas être montré. Que contrairement à ceux des petits garçons, le leur ne peut pas évoluer aussi librement dans l'espace public. Que l'espace public leur impose de se cacher. Qu'il leur appartient moins qu'aux garçons, et plus tard, qu'aux hommes. Qu'il ne leur appartient d'ailleurs pas complêtement mais qu'il est sujet à des injonctions sociétales arbitraires auxquelles leurs parents même leur imposent de se conformer. Que leur poitrine est a camoufler alors qu'inexistante. Que leurs tétons doivent être cachés, sans raison.

 

Mais oui, tout ça. Dès le plus jeune âge.

 

Evidemment c'est une autre brique dans le mur. C'est une goutte d'eau dans l'ensemble des injonctions et autres oppressions faites aux femmes et qui commencent au berceau. Je fais partie de ceux qui pensent qu'un gros coup de bazooka dans le mur ce serait bien, mais qu'à défaut, brique par brique, ça marche aussi.

 

Si tu comme moi tu n'as pas de bazooka, tu peux déja mettre à tes filles un bas de mailllot comme à tes fils et pas un bikini ou un maillot une-pèce. Un petit pas, plus un petit pas, et peut etre qu'un jour les femmes seront aussi bien payées que les hommes et qu'elles cessertont de mourrir en masse sous les coups de leurs conjoints.

 

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 06:39
Le jour où j'ai menti.

Je vais te rassurer tout de suite: il n'y a pas eu qu'une seule fois, bien sûr. Comme tout le monde, il m'arrive de mentir!

 

Que ce soit de pieux mensonges pour ne pas blesser, des mensonges par omission pour éviter les ennuis, des mensonges/pirouettes pour se sortir d'un mauvais pas...évidemment, nous mentons tous.

 

Mais je vais te raconter la première, mais aussi la dernière fois où j'ai menti pour faire du mal délibérément.

 

C'est amusant parce que même si 30 ans et même plus sont passés, je m'en souviens avec une terrible acuité.

 

J'étais en CM2, j'avais 10 ans.

C'était une bonne année pour moi. J'étais dans une bonne classe, j'avais des amis, j'étais forte en sport. Fait étonnant qui mérite d'être souligné, vu qu'ensuite j'ai été terriblement mauvaise au collège. Je faisais l'équilibre sans appui, je marchais sur les mains, je courrais vite...et puis paf un jour je n'ai plus été capable de rien en 6ème.

 

Dans ma classe, il y avait un gamin. Je me souviens bien de lui, il s'appelle Frédéric. Il avait les cheveux chatain clair. Le genre beau gosse, grande gueule, star de la cour.

Il m'embêtait régulièrement. Rien de méchant, mais il se faisait remarquer. Je ne me souviens plus très bien, mais je crois qu'il me tirait un peu les cheveux, tentait de me faire des farces, des blagues...Ca ne fonctionnait pas, je me fichais bien de lui et ne lui accordait ostensiblement aucune attention.

 

Je n'ai jamais été intéréssée par les stars populaires, je suis timide et j'aime fréquenter des gens comme moi.

 

Un jour, j'étais sous le préau de la cour pendant la récréation. Je crois que je jouais à la corde, mais je ne suis plus sûre. Je sais que lui étais en jean et en pull bleu, ça je m'en souviens parfaitement. Son pull était bleu électrique.

 

Je ne le voyais pas, mais j'ai su qu'il avait commencé à courir dans ma direction derrière moi, et tout en courant, il m'a mis un claque sur les fesses. Très fort. Très ostensiblement. Très "pour que toute la cour en profite".

 

Et il a continué à courir, alors que s'élevait un énorme éclat de rire autour de moi.

 

Ma toute première rencontre avec ce qui ressemble à une agression sexuelle.

 

Je me rappelle de la tempète sous mon crâne, de l'impuissance, de l'énorme stress qui a paralysé tous mes membres. Mes copines autour criaient "il t'a mis une main aux fesses!".

Je ne sais plus ce que j'ai fait, je sais que j'étais morte de honte, de peur, de rage et de colère contre le monde entier.

 

Que s 'est il passé ensuite? J'ai tout effacé de ma mémoire. Je suis sans doute simplement retournée en cours et la journée a continué. Je n'en n'ai parlé à personne. J'avais honte, j'ai fait comme si de rien n'était. Je ne connaissais pas les codes: quelle était la conduite à tenir dans un cas comme ça?

 

Quelques temps plus tard, une camarade s'est plainte à l'instituteur de la disparition de sa trousse. Je crois bien que c'était sa trousse, oui. Ou est ce que c'était un billet de 10 francs? Je ne suis plus tout à fait sûre. On va rester sur la trousse.

 

Pendant la récréation, elle avait disparu. Elle pensait qu'un élève l'avait volée en allant ou en revenant de la cour. On a tous un peu cherché, au cas où il s'agissait d'une mauvaise plaisanterie du genre "je jette ta trousse à la poubelle". Sont parfois cons les gamins, hein.

 

On en l'a pas trouvée. L'instit' nous a alors demandé si quelqu'un savait quelque chose.

J'ai levé la main. J'ai dit que j'avais vu Frédéric fouiller dans le sac de la gamine en partant en récré. Je n'avais pourtant rien vu.

 

La tête qu'il a fait à ce moment vaut son pesant d'or, ou de remords, au choix. Evidemment nul n'a remis ma parole en question, moi la bonne élève calme à lunettes du premier rang.

 

N'ayant jamais voulu reconnaître le larcin ni rendre son objet, évidemment, il a été sévèrement puni, ses parents ont été prévenus, etc.

J'ai été heureuse qu'il soit puni, qu'il ait honte,comme j'avais eu honte. Même si ce n'était pas pour la bonne raison.

 

C'était mal, je le savais très bien. Si jamais je le revois un jour, je lui demanderais sans doute pardon.

Cependant je ne regrette pas vraiment, et en connaissance de cause je ferais peut être de même à nouveau. Peut être.

 

Dans les années 80, et encore aujourd'hui hélas pour beaucoup d'entre nous, il était impensable à une gamine de 10 ans d'aller dire à son instit' ou à quelque adulte que ce soit, parents compris, qu'elle vient de se prendre une main aux fesses dans la cour.

D'abord parce qu'on n'y est pas préparées. Oh ensuite, on développe toutes un tas de stratégies pour lutter contre ça mais rarement avec une aide extérieure. Et pas avec une aide venant d'une "autorité". Dans le métro bondé, on cherche à coller son dos à la vitre...

 

Ensuite parce qu'on a honte. Je n'aurais pas pu raconter et donc revivre ça, encore moins à un adulte. Et si jamais ça venait à être étalé de nouveau en public...inimaginable.

 

Et parce que je n'aurais pas pensé et sans doute à juste titre qu'il puisse être puni pour ça.

 

Etre puni pour vol, ça c'était évident qu'il allait l'être. Par contre pour une main aux fesses...je pense que l'adulte aurait plutôt souri...

 

Je n'avais rien prémédité bien sûr, mais d'un coup l'occasion s'est présentée de faire une espèce de justice injuste. Alors je l'ai fait.

 

Evidemment je n'ai jamais recommencé une manoeuvre pareille. Mais j'en ai gardé une sorte de patience infinie pour saisir l'occasion de rendre la monnaie de leur pièce à ceux qui m'ont fait du mal. Si un jour elle se présente, et sans mentir pour autant, ce n'est souvent pas nécessaire.

 

Ce gamin n'était pas méchant, il n'avait je pense pas la moindre idée du mal qu'il m'avait fait. Il était juste élevé dans une société patriarcale de culture du viol, dans laquelle toucher les filles et leur soulever la jupe est un jeu amusant et non une agression.

 

Je voudrais aujourd'hui que pas une petite fille n'ait à user de ce genre de stratagème. Je voudrais qu'elles sachent toutes qu'elles seront protégées et défendues par les adultes. Je voudrais qu'elles soient préparées et qu'elles sachent se défendre, quoi faire, à qui faire appel.

Je voudrais que les petits garçons n'aient même plus l'idée de toucher les filles ou de leur soulever la jupe. Qu'ils soient élevés dans une culture de respect de l'autre et d'égalité entre les humains. Que la lutte contre la culture du viol commence au berceau. Qu'on appelle un chat un chat et une agression une agression. Que la honte soit du côté des agresseurs et non l'inverse.

 

Que le viol soit un crime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 06:57
A mes copains d'éducation.

Autour de moi, vous êtes nombreux, nombreuses, à faire comme nous en matière d'éducation. Pas exactement pareil, non. On est tous différents.

Mais comme nous: toi qui allaite, ou qui porte, ou qui materne, ou qui a mis en place une manière d'élever ses enfants sans cris, sans punitions. Liste non exhaustive.

 

Toi qui t'es renseigné sur le fonctionnement du cerveau des bébés, des enfants, qui a cherché à comprendre comment ils apprennent, comment faire pour qu'ils se sentent bien, en sécurité, entourés, et peut-être par dessus tout: compris.

 

Toi qui a lu. Beaucoup lu. Parce qu'on ne naît pas avec les connaissances sur le développement du cerveau humain, sur la gestion des émotions, sur le fonctionnement des bébés et des enfants. Sur leurs besoins. Sur le pourquoi de certains de leurs comportements. 

Car les enfants ne sont pas adultes miniature.

 

Car ça ne s'apprend pas en écoutant ce que donne la voisine ou le boulanger comme conseils. Non plus tes parents, non plus ta grand-tante. Pas même le pédiatre. Peut être même parfois surtout pas le pédiatre...L'éducation ce n'est pas une question médicale, ça ne se gère pas comme une otite. Et le corps médical a bien souvent son nombre de gens aux idées reçues bien ancrées. Je me souviens de cette pédiatre, avec des années d'ancienneté, qui m'a conseillé de frapper Cromignon, 2 ans, parce qu'il touchait un peu à tout dans son cabinet alors qu'en prime il avait une belle grosse bronchiolite. 

 

Toi qui a, et c'est peut être ça, THE point difficile, remis en question le modèle éducatif que tu as reçu.

 

Toi qui a enlevé les oeillères de la reproduction du comportement. Toi qui a accepté de poser un regard critique sur l'éducation que tu as reçue, celle qu'on donne en France en général. C'est peut être ce que j'ai eu à faire de plus difficile par amour pour mes enfants; mais cet amour a été plus fort que ce solide carcan. L'amour et la volonté de les élever dans l'harmonie et la coopération, pas dans le pouvoir. 

 

Evidemment j'apprends chaque jour. Quand tout est nouveau, on déconstruit et on crée pas à pas. On se trompe parfois, on recarde, on recentre. On doute bien sûr. Toi aussi.

 

Toi qui a refusé aussi de renoncer à ton bien être personnel, qui fait passer le bonheur général de la famille en premier, sans oublier le tien. Ne pas s'oublier ou se négliger, c'est un sacré challenge. Je n'y arrive pas toujours, et toi?

 

Toi qui parfois subis les remarques et critiques de ceux qui n'ont pas (pas encore?) compris ce que tu fais. Qui jugent ton approche alors qu'ils n'y connaissent rien. C'est dur, il est difficile d'exposer tout ce que ce tu as appris et mis en place en deux phrases. Encore plus face à des gens fermés qui ne remettent pas leurs idées en question. Je ne les juge pas, j'étais comme eux, avant. Et sans doute que sur plein d'autres sujets, je suis encore empétrée dans mes idées reçues.

Alors tu subis, tu as préparé 2 ou 3 phrases toutes prêtes pour leur répondre. Pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et rien de plus stressant pour les humains que de voir d'autres humains faire différemment: il faut vite dénigrer leurs différences, c'est rassurant. Car l'un des deux a forcément tort, dans leurs esprits. Et ils ne veulent pas avoir tort.

 

Je ne leur jette pas la pierre: je sais comme c'est dur d'accepter qu'une autre voie est possible, une autre que celle qu'on nous a apprise, une autre que celle qu'on voit et dans laquelle on a baigné et on baigne tous les jours. Ca demande beaucoup de réflexion, et de remise en question. J'ai envie de dire qu'il faut un déclic qui vienne n'un réel besoin.

 

Toi qui a été élevé à coups de fessées, voire de ceinture, ou simplement dans un adultisme et une violence éducative ordinaire banals. Dans un rapport de force et de pouvoir: adultes dominants, enfants dominés qui doivent obéir. On t'a toujours appris ça, et quand on sort du cadre, les punitions, les coin et les coups. La fameuse fessée.

On n'a pas cherché à savoir pourquoi tu bougeais à table comme si tu avais des vers: c'est juste parce qu'à 2/3/4 ans, et même plus, la plupart des enfants ne peuvent pas rester assis sans bouger pendant 20 minutes. C'est leur cerveau qui veut ça, leur développement, pas une carence éducative. Alors tu te faisais gronder, punir, envoyer au coin, ou tu prenais une tape. Tu n'avais rien fait de mal pourtant, tu ne comprenais pas pourquoi tes parents que tu aimes plus que tout, qui sont tes Dieux vivants, pourquoi ils te rejettent ainsi. Mais tu as appris à te conformer au codes par peur des punitions. En emmagasinant de la peur, de la tristesse, de la colère, du manque de confiance en toi et dans les autres, et encore plein d'autres trucs bien désagréables. Attitude que tu auras une grosse tendance à avoir avec tes enfants sans te poser de questions: le cerveau reproduit ce qu'il a vécu, ce couillon, sinon c'est l'angoisse. C'est ce que tu as appris, alors tu fais ce que tu as appris. Logique.

 

A un moment dans notre histoire un truc a merdé: on a considéré l'éducation comme un rapport de force. C'est ça, peut-être, la plus grosse erreur de notre société.

 

Quand on me demande: "mais pourquoi tu t'emmerdes? Pourquoi tu ne fais pas comme tout le monde? On toujours fait comme ça!" Je réponds: "Parce que ça marche? Ca se passe bien, dans les familles? Ils vont bien, les Français? Il te plaît, le monde comme il est? RAS, rien à changer?" ou encore: "Parce que tu aimes ça crier? Punir? Frapper tes enfants? Tu crois qu'il aiment ça? Tu crois que c'est nécessaire et inévitable, mais c'est faux: on peut faire autrement, sans pour autant être laxiste".

 

Toi tu sais, tu as compris, comme on avancera dans le bon sens en éduquant nos enfants dans la collaboration et pas dans la loi du plus fort.

Ce n'est pas facile, mais ça en vaut la peine. Je crois vraiment que tu changeras le monde.

Et tu n'es pas seul.

 

 

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Le Blog Des Petits Diables

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  • : Ancienne parisienne partie au bout de la France, je raconte mon petit bout de chemin. A la maison, nous sommes 5, Polochon, le Cromignon, la Pouillette, l'homme et moi. Ca en fait des histoires! Adepte du portage, des couches lavable, de l'éducation non-punitive, du no-poo, des cosmétiques clean, maman allaitante mais pas militante, randonneuse dans l'âme et dans les pieds, et plein d'autres trucs encore...
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